Laurent GRANDGUILLAUME, conseiller général côte d'or, cantonale dijon 5, adjoint au maire de Dijon

La crise financière devient aujourd'hui la première préoccupation des Français car elle a des incidences directes sur l'emploi, la croissance économique, le pouvoir d'achat, les entreprises, ... etc. Il y a beaucoup d'inquiétudes et c'est bien normal. 

Ainsi, nous sommes devant une triple crise : crise sociale provoquée par la politique de casse sociale du gouvernement UMP, crise économique provoquée par les choix irréalistes de ce gouvernement, crise financière générée par un système qui n'est pas réellement régulé.

On peut s'étonner de la vitesse à laquelle le gouvernement a débloqué 3 milliards d'euros pour sauver la banque DEXIA sans le moindre débat alors que le gouvernement UMP explique aux Français, depuis un an, que les caisses de l'Etat sont vides et qu'il faut se serrer la ceinture. Apparemment, elles ne sont pas vides pour tout le monde.

Il y a deux poids deux mesures :

- Le bouclier fiscal (coût équivalent à 1 milliard d'euros) englobé dans les 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux qui ne bénéficient qu'aux plus riches, les parachutes dorés, la mobilisation des fonds publics pour compenser les pertes financières de banques ayant spéculé sur les marchés financiers. Ce sont ainsi près de 20 milliards d'euros qui se sont évaporés en une année.

- Les franchises médicales, l'augmentation des tarifs du gaz - de l'électricité - de l'essence ..., l'augmentation des loyers, la régression des services publics (Education, Poste, Police, Gendarmerie, ... etc), la suppression de la dotation de solidarité urbaine pour 238 villes. Toutes ces mesures pénalisent les catégories populaires et moyennes.

A quand un audit pour évaluer la politique de ce gouvernement ? A quand des débats avec le Parlement avant de prendre de telles décisions ? A quand une autre politique dont l'objectif serait le progrès social et non la régression sociale ?

 

 

Dim 5 oct 2008 2 commentaires
Ne pensez-vous pas qu'une réponse européenne plus forte aiderai à résoudre la crise.
En cas de réponse est positive, l'aile gauche du PS n'est-elle pas un peu responsable de l'inertie de l'Europe?
Marien Lovichi - le 17/10/2008 à 15h05

L'Europe peut être une des solutions à la crise à condition que l'on puisse mettre en place une véritable Europe sociale qui protège les salariés. Par ailleurs, il est nécessaire de changer les orientations de la Banque Centrale Européenne dont le seul objectif est la lutte contre l'inflation (avec le résultat que l'on sait ...). Il est nécessaire d'inscrire dans ses statuts l'objectif de croissance économique.

Laurent GRANDGUILLAUME
Moi je pense que la préoccupation ne devrait pas être éxagéré quand même, sinon ça serait bien un bon facteur pour une vrai crise car les soucis provoquent des comportement inhabituels qui font en sorte que le marché soit en désordre, en d'autre terme en crise.
rachat de credit - le 17/10/2008 à 23h08
La crise est bien là. Ce n'est pas qu'un problème de confiance, nous devons faire face à une crise grave à laquelle nous devons répondre par une politique alternative au plan national.
Laurent GRANDGUILLAUME