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Après deux journées passées au mois de juillet dans la TPE - start-up "Inventive", dirigée par Arnaud Bonnefond, je continue mes immersions en entreprise en cette rentrée.

En effet, en tant que député et co-président du conseil de simplification pour les entreprises, je souhaite confronter les mesures de simplification à l'épreuve des faits, et parfois les faits sont têtus !



Je viens ainsi de passer deux jours dans la PME "Efficium", dirigée par Jean-François Renaud. C'est une entreprise qui intervient dans le domaine de la propreté et qui effectue près de 1.000 chantiers par jour, essentiellement en région parisienne et dans le sud de la France. C'est un secteur peu valorisé alors qu'il représente plus de 450.000 emplois en France et 11 milliards d'euros de chiffre d'affaire. C'est également un secteur qui a fait du dialogue social le socle de son identité. En effet, l'annexe 7 de la convention collective nationale des entreprises de la propreté permet de garantir la reprise des salariés du secteur en cas de changement de prestataires.

Pendant ces deux journées, j'ai pu participer, en toute transparence, à un comité d'exploitation avec les chefs de secteur, rencontrer le président de la fédération locale des entreprises de propriété, M. Joigny, échanger sur les questions de croissance d'entreprise, d'apprentissage, de formation et de financement. J'ai pu également échanger concrètement avec la personne chargée des déclarations sociales, fiscales, statistiques, et des fiches de paie, échanger avec les équipes, et ainsi confirmer la nécessité de continuer le travail de simplification des déclarations au-delà de la mise en place de la DSN par exemple. DSN qui est nécessaire mais pas suffisante tant il reste de nombreuses déclarations.

Un sujet a également retenu mon attention. Il s'agit des délais des paiements qui revient régulièrement dans le débat. Deux tiers des chefs d'entreprise font face régulièrement à des retards de paiement et 10 % d'entre eux estiment que cela met leur activité en péril. Une proposition concrète qui pourrait être mise en place pour aider les PME et ETI : créer une cotation Banque de France sur les délais de paiements. Cela inciterait les "retardataires" à réduire leurs délais de paiement pour améliorer leur notation. Les commissaires aux comptes disposent déjà des données car depuis la loi Hamon les sociétés dotées d'un commissaire aux comptes ont l'obligation de préciser dans leur rapport de gestion les délais de paiement de leurs fournisseurs ou de leurs clients.

Je continue aujourd'hui mes immersions avec une journée consacrée dans la PMI "STIM - Société de Tuyauterie Industrielle et de Maintenance", à Chalon-sur-Saône, et dirigée par Xavier Amalfi. Et je me rendrai fin septembre dans un grand groupe. J'aurai ainsi pu consacrer du temps à des TPE, PME, PMI et à un grand groupe en sachant que j'avais déjà consacré une semaine à une ETI l'année dernière.

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