http://www.servicedroitsdesfemmesendanger.org/
Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette
politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement.
Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires.
Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ».
L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes !
Mobilisons nous pour :
Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ;
La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité.
Soutenue par les organisations suivantes :
CADAC (Coordination des Associations pour le Droit A la Contraception et à l'avortement), CFDT, CGT, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Collectif féministe contre le Viol, FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes), Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial), PC, PS, réseau féministe Rupture, UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), Les Verts
PremierEs Signataires :
Michèle ANDRE (sénatrice, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes) ; Martine AUBRY (Maire de Lille, ancienne ministre à l’emploi et à la solidarité) ; Martine BILLARD (députée Verte de Paris) ; Marie-George BUFFET (Secrétaire nationale du PCF) ; Nicole BORVO (membre du comité exécutif du PCF) ; Laurence COHEN (membre du comité exécutif du PCF) ; Cécile DUFLOT (Secrétaire Nationale des Verts) ; Antoinette FOUQUE (intellectuelle, auteure) ; Françoise GASPARD (experte CEDAW (ONU)) ; Gisèle GAUTIER (sénatrice, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat); Catherine GENISSON (députée, ancienne rapporteuse de l’Observatoire de la parité) ; Fatima LALEM (Adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité entre femmes et hommes) ; Françoise LAURANT (Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial) ; Martine LIGNIERES-CASSOU (Maire de Pau, ancienne Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale) ; Michèle LOUP (conseillère régionale Verte Ile de France); Michelle PERROT (Historienne, Professeure émérite de l'Université Paris 7 Denis Diderot) ; Nicole PERY (ancienne secrétaire d'Etat aux droits des femmes) ; Laurence ROSSIGNOL (Secrétaire nationale aux droits des femmes du Parti Socialiste) ; Yvette ROUDY (ancienne ministre des droits des femmes) ; Olga TROSTIANSKI (présidente de la CLEF) ; Marie-Jo ZIMMERMANN (députée, rapporteure de l’Observatoire de la parité, Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale)
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Le
Parti socialiste a organisé le mercredi 10 octobre, une série d’auditions des principaux acteurs du système de santé sur le thème : “Quelles responsabilités pour les acteurs du système de santé ?
”
Depuis 1983, la guerre civile déchire le Sri Lanka. Au terrorisme souvent aveugle des séparatistes tamouls répond la sanglante répression du gouvernement de Colombo. Parmi les 70 000 victimes de ce terrible conflit figure désormais Elanchelvan Rajendram, assassiné devant son domicile le 28 février 2007 par des militaires cinghalais. Il avait 30 ans. Pendant trois ans, Elvanchevan Rajendram avait pourtant espéré fuir la guerre : après la mort de ses deux frères, dont l’un faisait partie des Tigres tamouls, et suite aux persécutions qu’il avait lui-même subies, il était venu en France au mois de juin 2002, pour y demander l’asile politique. Mais en dépit des traces de tortures marquant son corps, en dépit des preuves relatives à la disparition de ses frères et à sa propre détention, Elanchelvan Rajendram a été débouté et renvoyé au Sri Lanka, le 30 août 2005, suite à un arrêté de reconduite à la frontière. Brièvement incarcéré à son retour au pays, Elanchelvan Rajendram a ensuite tenté de retrouver une vie normale : il a repris ses études, s’est marié et a eu une petite fille, née en automne 2006. À l’aube du 28 février 2007, les militaires qui ont abattu Elanchelvan Rajendram ont tiré seize balles, dont six l’ont atteint. En mars 2007, le ministère de l’Intérieur et l’Office français de protection des réfugiés et apatrides se félicitaient de la diminution substantielle des demandeurs d’asile sur le territoire national.






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