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Secrétaire de la section de DIJON du PS
Adjoint au maire de Dijon, Vice-Président du Grand Dijon
 

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Jeudi 13 septembre 2007

Les jurys citoyens, proposition de Ségolène ROYAL lors de l'élection présidentielle, ont été tant décriés (lire à ce sujet : http://www.grandguillaume.net/article-4515988.html). Certains y voyaient déjà le retour des jurys populaires, de 1793, de la Terreur voire de la révolution culturelle de MAO ... rien que ça !

Aujourd'hui, Gordon BROWN, dans le cadre de sa volonté de renover la politique en Grande Bretagne, souhaite, à son tour, créer des jurys citoyens pour impliquer le plus grand nombre dans la vie publique. 

Des électeurs seraient ainsi tirés au sort pour participer à l'élaboration et à l'évaluation des projets. Il ne s'agit pas de remettre en cause la légitimité des élus mais bien d'associer le plus grand nombre aux débats liés aux politiques publiques (ce qui existe déjà dans un certain nombre de collectivités locales avec notamment les conseils de quartier).

En tout cas, on n'entend plus ceux qui caricaturaient le débat. Pourquoi ne s'élevent-ils pas contre les jurys citoyens anglais, jurys citoyens qui étaient censés remettre en cause la démocratie en France. Ils sont sans doute plus occupés à camoufler la TVA anti-sociale qu'ils veulent appliquer après les élections municipales et cantonales de 2008. C'est cela la démocratie participative version UMP : cacher les projets impopulaires pour les ressortir une fois les élections passées.

Il sera amusant de compter le nombre d'élus UMP qui se feront les plus grands défenseurs de la démocratie participative lors des élections municipales et cantonales de mars 2008 alors qu'ils l'ont tant combattu pendant les élections présidentielles et législatives. Vive la cohérence !

publié dans : La démocratie participative
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Mercredi 7 février 2007

 

J’ai reçu un message électronique d’une sympathisante qui m’a fait part de ses interrogations quant aux débats participatifs. Je me suis dit qu’il était donc important d’expliquer, d’expliquer et encore d’expliquer la démarche de Ségolène ROYAL. Il faut dire que la presse nationale ne nous aide pas en la matière.

En effet, si certains assimilent l’expression « débat participatif » à un pléonasme et se moquent de la méthode choisie par Ségolène ROYAL, d’autres se sont saisis de cette occasion pour se faire entendre. Entre ces deux catégories, il y a ceux qui s’interrogent et je vais essayer, modestement, de leur répondre.

 

Depuis des décennies, les campagnes présidentielles se limitent à de grands meetings censés mettre en scène la rencontre d’un homme avec le peuple, à l’audimat et aux sondages. Depuis des décennies, les agences de communication s’engouffrent dans les campagnes électorales pour en définir la forme quand ce n’est pas le contenu.

Le problème, c’est que pendant ce temps, l’abstention a considérablement augmenté, le vote protestataire s’est renforcé et tous les pronostics ont échoué.

Alors, il y a deux solutions : soit on se dit que c’est de la faute des électeurs et que ces derniers n’ont rien compris, soit on se dit que c’est aux politiques de changer de méthode et d’action. J’opte, sans conteste, pour la deuxième solution.

La démocratie est en panne, tout le monde l’affirme, mais pour « réparer », il ne s’agit pas simplement de changer les institutions grâce à une caisse à outils constitutionnelle. Le problème est plus profond ! Ce n’est pas de la mécanique ou du constitutionnalisme hydraulique.

D’une part, il y a une crise sociale grave face à laquelle Ségolène ROYAL propose des solutions concrètes dans le cadre d’une société du vivre ensemble. La droite, au pouvoir depuis 5 ans, ordonne une société qui déclasse, qui exclue et qui expulse, c’est à dire une société du chacun pour soi. Cette droite craint le débat de fond, elle l’esquive, elle l’élude, elle l’évite, elle le fuit. Car elle sait que son projet libéral est minoritaire dans la société depuis les épisodes de la loi FILLON, du CNE ou du CPE. Elle a donc choisi de « pourrir » la campagne électorale, de mentir aux français en laissant penser que Ségolène ROYAL n’a aucune proposition (pour les malhonnêtes, je vous conseille de consulter ses propositions sur le site www.parti-socialiste.fr). Nicolas SARKOZY cite Jean JAURES dans ses discours mais dans les actes c’est du Maurice BARRES. Le sarkozysme c’est en quelque sorte le boulangisme version XXIème siècle (Lire à ce sujet : http://www.marianne-en-ligne.fr/dossier/e-docs/00/00/45/F4/document_article_dossier.phtml?cle_dossier=17906).


D’autre part, il y a une crise politique. Cette crise ne date pas d’hier. Il y a eu plusieurs symptômes dont celui du 21 avril 2002. Maintenant il faut un véritable remède démocratique. Les citoyens sont mieux informés qu’hier, ils demandent donc, à juste titre, de la transparence, de l’écoute, du dialogue, de la concertation et de l’évaluation. Il faut changer de méthode et c’est le choix de Ségolène ROYAL à travers la participation. Certains se sont moqués des « jurys citoyens », les « Fouquier-Tinville » se sont déchaînés mais qu’ont-ils proposé ? rien, c’est le vide, l’obscurité, l’insondable. Les « nouveaux réactionnaires » sont à la manœuvre, leur méthode est connue (voir à ce sujet les commentaires suite à l’article du blog : « les nouveaux réactionnaires ») : on pourrit la situation, on réveille les angoisses, on évite le débat, on accuse l’adversaire d’ignorant et de responsable de tous les maux.

Voilà pour la crise, évoquons maintenant la méthode.

C’est simple de rédiger un programme à trois autour d’une table en demandant l’avis d’une agence de communication pour valider le contenu mais c’est plus ardu de donner la parole aux citoyens pour définir avec eux un programme.

C’est simple de distribuer des tongs UMP sur les plages, des préservatifs UMP à des jeunes ou encore des cravates UMP au MEDEF (il ne manque plus que les boutons de manchette), mais c’est plus ardu de construire un programme grâce à l’organisation de milliers de débats publics où la parole est libre et où l’on parle des enjeux de société.

C’est simple d’organiser un meeting national à La Porte de Versailles à Paris avec 25.000 personnes (100.000 selon les organisateurs et le Ministre de l’Intérieur) comme l’a fait Nicolas SARKOZY (surtout quand on affiche 300.000 militants officiels … J) mais c’est plus ardu d’organiser sur tout le territoire, dans les villes comme dans les campagnes, des milliers de débats publics.

J’ai moi-même organisé 16 cafés débats en 2006 et 4 cafés débats en janvier 2007 (voir les différents articles du blog à ce sujet dans la rubrique « démocratie participative »). A chaque fois, le succès était au rendez-vous, à chaque fois des dizaines de personnes ont pris la parole pour faire des propositions. Lors de ces différents débats, je n’ai ni distribué des tongs PS, ni des préservatifs PS, ni des cravates PS, mais tout simplement des projets socialistes !

Alors, la méthode peut étonner voire interpeller, mais il ne faut pas la disqualifier car, demain, si la gauche gagne ces élections, elle devra appliquer cette méthode au pouvoir pour concerter les citoyens, expliquer les réformes et évaluer avec eux les mesures prises. Il ne s’agit pas de remettre en cause les élus mais tout simplement de répondre à une attente des citoyens, celle de la participation. Si la démocratie ne s’adapte pas, les citoyens agiront sans elle.

Viendra le temps des formes traditionnelles d’une campagne : meetings pour présenter le programme, apéritifs chez l’habitant, porte à porte, … etc.

Nous avons pris le temps du débat et ouvert des espaces de dialogue. Ce temps était nécessaire après cinq années de mutisme du gouvernement UMP. Avec Ségolène ROYAL, les Français ont à nouveau la parole. La droite veut conserver le pouvoir, nous allons le redonner aux Françaises et aux Français !

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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Dimanche 28 janvier 2007

Ce premier exercice de démocratie participative de l'année 2007 est terminé : "quatre cafés débats participatifs" réunissant au total plus de 400 personnes, 8 heures de débats, près de 200 prises de parole dans une ambiance chaleureuse.

Ces débats ont été positifs sur tous les plans : une forte participation, beaucoup de propositions formulées, un diagnostic partagé par tous.

Au-delà de toutes les propositions très concrètes qui ont été présentées par les participants, je retiens de ces débats trois éléments principaux :

1) L'éducation doit être la priorité du programme socialiste. En effet, l'éducation est au coeur de tout : emploi, formation, culture, environnement, prévention, sécurité, dialogue social, ... etc. Il appartient donc, aux socialistes, de mettre en place les moyens nécessaires en direction des professeurs (dont le travail doit être revalorisé), et d'engager une vaste réforme avec l'ensemble des acteurs de l'Education nationale.

2) Les citoyens souhaitent que les débats des élections présidentielles portent sur des problèmes concrets mais aussi sur les choix de société, cela correspond à un véritable "désir d'avenir". Quelle société voulons-nous ? voilà la question à laquelle les citoyens devront répondre à l'occasion de l'élection présidentielle. Une société du vivre ensemble portée par les socialistes ou une société du chacun pour soi défendue par les libéraux ? Il appartient aux femmes et aux hommes de gauche de faire campagne pour que la majorité fasse le premier choix.

3) Il existe un réel besoin de démocratie participative, une demande de participation. Cette demande devra trouver un débouché après les élections présidentielles à travers de nouvelles mesures comme la mise en place de "jurys citoyens" pour participer à l'élaboration mais aussi à l'évaluation des politiques publiques. Les partis politiques devront également s'y atteler en organisant des débats participatifs pour évaluer avec les citoyens les politiques mises en place.

Je n'ai pas été exhaustif, je souhaitais seulement mettre en avant ces trois points qui me semblent essentiels.

Le marathon est donc fini ? eh bien non ! ce n'était que le premier kilomètre : rendez-vous mercredi prochain à Dijon (www.ps21.fr) pour le premier des 5 forums participatifs départementaux organisés par le PS, le PRG et le MRC dans tout le département de Côte d'Or.

 

 

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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Mercredi 24 janvier 2007

Il est 12h15, nous sommes mercredi et j’ai enfin 5 minutes pour rédiger cet article. Depuis lundi, j’essaie de trouver le temps mais ce n’est pas évident vu l’agenda de la semaine ! J’avais pourtant pris de bonnes résolutions en début d’année.

Hier soir, c’était mon premier café-débat de l’année 2007 après en avoir organisé seize en 2006, une véritable course de fond voire un véritable marathon !

En effet, en 2006, j’avais lancé l’idée de mettre en place à Dijon « une fabrique du projet socialiste » sur le modèle de la Fabrica Italienne de Romano Prodi après avoir organisé plusieurs réunions internes du PS sur « le diagnostic de l’état de la France ». Au début, nombreux étaient les sceptiques et je les comprends car l’objectif était ambitieux. Ils pensaient peut être que j’étais victime d’une vieille maladie française, « la réunionnite ». Mais quand on veut développer (et non « conserver »), il faut savoir prendre des risques.

Cette « fabrique dijonnaise du projet socialiste » a consisté en l’organisation de 16 cafés débats publics ouverts à tous sur 16 thèmes différents (emploi, Europe, recherche, environnement, santé, … etc) au mois d’avril 2006. A l’issue de ces débats, nous avions transmis une synthèse d’une cinquantaine de page à la commission nationale du projet socialiste. Plus de 1000 personnes ont participé à ces débats et une centaine ont adhéré à la section de Dijon du Parti Socialiste. Ce n’était donc pas un « gadget », ni un symptôme de réunionnite aigüe, mais bien des débats utiles, utiles pour le projet, utiles pour le parti socialiste.

Si mes souvenirs sont bons, j’ai organisé mes premiers cafés débats en 2003 lorsque nous avons engagé, au plan national, la réflexion sur les causes du traumatisme du 21 avril 2002. Je me rappelle encore de ces premiers débats où nous n’étions alors qu’une petite dizaine. Mais ce fut l’occasion de rencontrer des futurs adhérents du parti socialiste qui sont aujourd’hui des membres très actifs. Il y a eu également les cafés débats à l’occasion du referendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Ces derniers étaient, à mon sens, les plus difficiles car il n’y avait pas de synthèse possible.

Hier soir, près de 70 personnes étaient réunies au Café Le Maréchal (2 avenue Maréchal FOCH à DIJON) malgré les intempéries (autoroutes bloquées par la neige, bus paralysés, très difficile de circuler…). Il fallait donc vraiment être motivé pour venir y participer et cela montre le chemin parcouru depuis 2003. Deux heures de débats sur l’éducation, la formation, l’accès à l'emploi, la lutte contre toutes les discriminations, deux heures d’échanges et de propositions. Contrairement au discours ambiant des déclinologues, les citoyens ne se désintéressent pas de la politique mais c’est la politique qui doit changer. Les débats ont été tellement riches que nous aurions eu besoin de trois heures de plus pour traiter tous les sujets ! Ensuite, est venu le temps d’organiser du co-voiturage pour que chacun puisse rentrer chez lui car le réseau de bus était paralysé.

J’apprécie beaucoup cet exercice de démocratie participative. C’est un moment privilégié d’échange avec des citoyens, qui pour la majorité, ne sont membres d’aucun parti politique. Je pense que c’est par ce type de manifestation que nous parviendrons à reconquérir la confiance. Les partis politiques ont été, depuis trop longtemps, éloignés de la population de part leur fonctionnement en vase clos. Certains considèrent qu’ils sont là pour « guider le peuple » mais il faudrait peut être commencer par écouter. Il faut donc passer à une nouvelle étape. Cette étape a commencé en 2003, au congrès de Dijon, lorsque François HOLLANDE a engagé la rénovation du parti socialiste. Nous devons continuer dans ce sens et aller encore « plus haut, plus vite plus fort » !

Alors, ce soir, jeudi et vendredi, on recommence pour un nouveau marathon !

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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Lundi 13 novembre 2006

Vous pourrez consulter un article de la Gazette de Côte d'Or dans lequel j'ai répondu à plusieurs questions sur les jurys citoyens.

Bonne lecture : http://www.gazette-cotedor.fr/?id_art=46-jurys-de-citoyens-place-au-debat

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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Dimanche 12 novembre 2006
J'ai retrouvé l'intervention de Ségolène ROYAL à la Sorbonne sur la démocratie participative. Elle parle bien de jurys citoyens et non pas de jurys populaires. Elle parle d'évaluation et non pas de révocation. Les "Fouquier-Tinville" ont donc mal jugé son intervention mais l'ont-ils vraiment écouté ?
 
par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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Dimanche 12 novembre 2006

Revenons sur les « jurys citoyens ».

 

Lorsque Ségolène ROYAL a fait la proposition de « jurys citoyens », que n’a t’on pas entendu ?

 

Les réactions à droite et à l’extrême droite : Dominique DE VILLEPIN, Premier Ministre UMP, craint le retour « aux comités de salut public de la Révolution française » (lire à ce sujet : http://permanent.nouvelobs.com/politique/20061026.OBS7066.html), Renaud DUTREIL, Ministre UMP des PME, considère que Ségolène ROYAL « reproduit le schéma des sans-culottes de 1793 ». Jean Marie LE PEN parle, quant à lui, des « Soviets ». Nicolas SARKOZY juge cette proposition « outrancièrement populiste ». La pensée unique s’est exprimée comme à son habitude. Ces réactions ne m’étonnent pas, elles révèlent leur ancrage dans un passé révolu. Les archaïques (dont les références doivent remonter bien avant la Grèce Antique) font référence au passé pour mieux étouffer les propositions nouvelles. Je leur conseillerai de lire « Les Actes du Tribunal révolutionnaire », en livre de poche, aux éditions Mercure de France. Ils pourront ainsi relire l’histoire de la révolution française et tout particulièrement des tribunaux révolutionnaires, et peut être comprendre qu’entre les jurys citoyens et les comités de salut public, c’est le jour et la nuit.

 

Les réactions à gauche : "Je ne sais même pas si elle a été inspirée par Le Pen ou Mao Tsé toung, c'est totalement ubuesque et grave", a estimé André Laignel, le président (proche de Laurent FABIUS) de l'Association des maires de France. "Je pense qu'il est bon que les citoyens soient des acteurs, mais il n'est pas bon qu'ils soient des procureurs", a pour sa part estimé Laurent Fabius. On pourrait conseiller à nos camarades de lire tout d’abord une fiche réalisée par le réseau animafac (http://www.animafac.net/article.php3?id_article=1458) qui explique comment organiser un jury citoyen. Cela montre que les étudiants s’en inspirent déjà. On pourrait ensuite leur conseiller d’éviter de faire de la politique du type « guignols » et de caricaturer les positions de leurs propres camarades.

 

Les autres attaques : Max GALLO compare ces jurys citoyens à la révolution culturelle de MAO (http://www.lefigaro.fr/france/20061023.FIG000000309_max_gallo_cela_me_rappelle_la_revolution_culturelle_de_mao.html).  

 

On peut s’inquiéter que le débat soit caricaturé d’une telle façon. Cela montre à quel point notre démocratie est en panne. 

 

Pourtant, les citoyens dans leur majorité ne sont pas hostiles à ce type de proposition comme le montre le sondage exclusif CSA / France EUROPE EXPRESS / France INFO sur « L'opinion des Français sur la mise en place de jurys citoyens tirés au sort pour évaluer les politiques publiques » (http://www.csa-tmo.fr/dataset/data2006/opi20061025a.htm). Ne m’accusez pas de dérive sondocratique parce que j’ai fait référence à un sondage ….

 

Ségolène Royal, qui a proposé la mise en place de "jurys de citoyens" évaluant les politiques publiques des élus, a estimé que "si on avait testé le CPE par un jury de 150 jeunes, on aurait vu très rapidement que cette réforme n'allait jamais être acceptée par les Français". Elle a également proposé que sur les grands sujets nationaux, on organise en amont des jurys citoyens pour que les citoyens donnent leur avis, avant l’examen de ces sujet en Conseils des ministres. Elle a précisé que le dernier mot restera toujours au politique et donc à la démocratie représentative. Pour Ségolène ROYAL, "Il n'est pas question de surveiller ou de destituer qui que ce soit. Simplement, avec les jurys citoyens, l'avis du public aura été donné".

 

L’idée des jurys citoyens a d’ailleurs été formulée dans le dernier de livre de Pierre ROSANVALLON, « La contre-démocratie ». Y a t’il eu autant de réaction à la sortie de ce livre. Non, pourquoi ? Tout simplement parce que Pierre ROSANVALON n’est pas candidat à la présidentielle. Les jurys citoyens existent déjà en Ile de France (http://www.marielauremeyer.com/2006/10/les_jurys_citoy.html). Les élu(e)s qui dénoncent la proposition de Ségolène ROYAL ont-ils manifesté contre les jurys citoyens qui existent déjà ? Non, pourquoi ? Tout simplement, parce que ces jurys citoyens ont été mis en place en dehors de la campagne présidentielle et ne gêne donc pas ceux qui s’opposent à tout ce que dit leur adversaire.

 

Beaucoup ont parlé de « jurys populaires » mais comme le souligne Jean-Claude Guillebaud, "une partie du tintamarre médiatique reposa donc [...] sur un infime - mais décisif - trucage de la parole [de Ségolène Royal]".

Certains ont donc réinventé le novlangue (cf. Georges ORWEL, 1984) où comment étouffer la nouveauté pour mieux se conserver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La démocratie participative
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