Présentation

Laurent Grandguillaume

 

Laurent Grandguillaume,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général de Côte d'Or - Dijon V,

Secrétaire de la section de Dijon du PS

Pour me contacter

Si vous souhaitez un rendez-vous, que vous avez une question ou que vous souhaitez me transmettre une proposition :

http://ann.over-blog.com/blog-contact.php?ref=486684

Recommander

Recherche

Environnement

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 00:10

On peut se féliciter que des repreneurs crédibles aient été identifiés pour reprendre l’entreprise de fabrication de panneaux photovoltaïques Photowatt (A lire : http://www.liberation.fr/depeches/01012382473-le-fabricant-de-panneaux-solaires-photowatt-suscite-les-convoitises). Rien n’est toutefois statué et nous devons rester vigilants jusqu’en février, où une décision devra être prise.

Ce dossier est une illustration supplémentaire de l’incohérence et de l’inconséquence de l’action du gouvernement sur le plan industriel. 

Après avoir subventionné l’achat de panneaux photovoltaïques en grande partie importés (notamment de Chine), le gouvernement a stoppé brutalement ses mesures de soutien. Il a ainsi contribué, en quelques mois, à déstabiliser profondément ce secteur naissant en grande partie formé de PME innovantes.

Dans le domaine des énergies renouvelables, la France investit neuf fois moins que l’Allemagne et cinq fois moins que la Chine. Aucune entreprise française ne figure parmi les dix premiers producteurs mondiaux ni d’éoliennes, ni de cellules photovoltaïques.

Avec le moratoire, le "stop and go" a été désastreux pour le solaire car l’insécurité juridique a déstructuré les embryons de filière française. Ainsi, c'est entre 10.000 et 15.000 emplois qui ont été supprimés.

François Hollande a inscrit dans les priorités du redressement industriel qu’il compte mener la création d’une filière d’excellence dans le domaine des énergies renouvelables, notamment dans le secteur solaire.

L’ensemble des dispositifs de soutien (apport en fonds propres, crédit impôt recherche, soutien à l’export) qui seront concentrés dans la nouvelle Banque Publique d’Investissement sera en grande partie redirigés vers ces PME créatrices d’emplois porteurs d’un développement économique durable.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 22:53

Jardins-partages-de-la-Fontaine-d-Ouche.jpg

 

La ville de Dijon a mis en place en 2010 le premier contrat de quartier à Fontaine d'Ouche associant les habitants et les acteurs locaux à travers une démarche participative. Ce contrat s'inscrit dans la dynamique de renouvellement urbain du quartier, et a permis de donner des orientations d'actions prenant en compte les attentes des habitants dans leur vie quotidienne (solidarité, logement, culture, sport, animation, éducation, ...). J'avais animé à l'époque près de 20 ateliers participatifs thématiques avec les habitants pour élaborer ce contrat. Avec cet outil, nous souhaitons, au-delà de l'urbain donner la priorité à l'humain.

 

La création de jardins partagés était un des objectifs inscrits dans ce contrat. La Maison de quartier de la Fontaine d'Ouche, équipement municipal, accompagne la mise en place de cette nouvelle activité en collaboration avec le Centre social Fontaine d’Ouche, la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs, la Direction des espaces verts et la Direction animation des quartiers de la Ville de Dijon. Une quinzaine d'habitants du quartier ont participé à l'élaboration de ce projet dont Monsieur Dombrowski qui avait défendu l'idée de jardins depuis plusieurs années dans le quartier.

 

 Soixante-deux parcelles de 2,25 m² ont été aménagées et mises à disposition de 33 personnes, après un tirage au sort, pour en bénéficier. Les personnes concernées se sont vu attribuer une ou plusieurs parcelles selon la composition de la famille. Afin de favoriser la mixité intergénérationnelle, deux parcelles ont été attribuées à l'accueil jeunes de la maison de quartier. Pour permettre l'accessibilité d'habitants porteurs de handicap, deux parcelles ont été spécifiquement aménagées au sein de ces jardins partagés grâce à l'aide de la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.

 

 Dès la mise en place des carrés en bois, les plantations ont pu démarrer le 6 juin dernier. Il reste encore des phases d'aménagement qui concernent les allées engazonnées et la plantation d'arbustes fruitiers qui seront réalisées sur le deuxième semestre de l'année 2011.

 

 Les jardins partagés sont pensés comme des équipements environnementaux et sociaux de proximité. Ils sont donc un moyen pour les habitants de se réapproprier une partie de leur cadre de vie. Les jardins doivent s'ouvrir sur la vie du quartier tant par la conception des équipements (intégration paysagère par exemple) que par leurs pratiques (ouverture aux scolaires, partenariat avec des associations, animations culturelles, etc.).

 

Le projet de jardins de la Maison de quartier de Fontaine d'Ouche est inspiré du concept de «jardins en carrés» du jardinier américain Mel Bartholomew comme nouvelle approche du jardinage. Il est basé sur une disposition des surfaces en carrés séparées entre elles par des cordes ou du fil de fer et délimitées à l’aide de planches en bois surélevées par rapport au sol de 20/30 cm.

 

Cette méthode permet de cultiver les fruits et les légumes en fonction de la consommation réelle de chaque jardinier. Ce type de potager demande moins de soins qu’un jardin potager classique. Deux heures par semaine suffisent pour entretenir quelques jardins en carrés. La pratique du jardinage devient alors accessible aux débutants et aux enfants. Il suffit de trois à six grands carrés pour satisfaire les besoins en légumes frais d’une famille, selon les goûts et la taille. Le principe en est donc simple : il s’agit de créer des surfaces carrées de 1,50 m de côté.

 

Les atouts des parcelles en carrés sont les suivants :

 

- esthétique, le jardin en carrés reprenant le tracé des jardins à l'ancienne ;

- pratique pour cultiver plusieurs variétés de légumes en petites quantités ;

- gain de temps à l’entretien : désherbage, binage, désherbage, etc. ;

- consommation d’eau considérablement réduite ;

- les besoins en engrais sont très limités (avantage de créer son propre engrais naturel).

 

La protection de l’environnement pour un développement durable est aussi un des objectifs porté par ce projet. Il s'agit de sensibiliser les habitants à ces nouvelles approches plus respectueuses de la nature (apport d'engrais organiques, maîtrise de la consommation de l'eau, gestion des déchets, etc.) et de la santé par l'alimentation. Ce projet s'inscrit totalement dans les objectifs des quartiers en transition écologique urbaine. Avec ce projet, la ville de Dijon est la première ville de Bourgogne à mettre en oeuvre des jardins partagés en carré accessibles à tous. Il donnera certainement des idées à d'autres pour créer de nouveaux jardins partagés dans les différents quartiers de Dijon.

 

Un autre projet est en cours de réalisation dans le même domaine, il s'agit de la réalisation d'un jardin éducatif destiné aux enfants des écoles et des centres de loisirs du quartier. Il est mis en oeuvre par la commission de quartier dans le cadre du budget participatif de la ville de Dijon.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 22:31

Comme l'a souligné récemment Alain ROUSSET, en tant que Président de l'Association des régions de France (ARF), le gouvernement a manqué de discernement en décidant un moratoire sur le photovoltaïque sans aucune concertation avec les acteurs économiques et les collectivités locales qui sont pourtant les premiers investisseurs dans ce domaine.

 

En effet, le gouvernement a suspendu, de manière brutale, pour trois mois, l'obligation pour ERDF de racheter l'énergie solaire sur les raccordements des installations photovoltaïques de plus de 3 kW aux conditions tarifaires actuelles, à travers le décret 2010-1050 du 9 décembre 2010 "suspendant l'obligation d'achat de l'électricité produite par certains installations utilisant l'énergie radiative du soleil" (publié le 13 décembre au journal officiel). Le gouvernement justifie cette décision par des raisons financières.

 

Ce moratoire est injuste car il est général et va donc s'appliquer aussi bien à des projets purement spéculatifs qui font appel à des matériels de mauvaise qualité environnementale qu'à des bons projets structurants pour la filière industrielle française du photovoltaïque qui créé des emplois dans les PME et PMI.

 

Ce moratoire est inefficace car il risque de remettre en cause de nombreux projets des collectivités locales qui investissent dans ce domaine. On peut prendre l'exemple de l'installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de lycées dans plusieurs régions.

 

Ce moratoire est un contre-sens car la filière photovoltaïque française est une jeune filière industrielle en plein développement qui a un fort potentiel en matière de création d'emplois. Cette mesure du gouvernement créé de l'incertitude et de la fragilité qui pourraient aboutir à la quasi disparition de certains fleurons de cette industrie en devenir. Ce sont 22.500 emplois qui sont directement menacés. Le photovoltaïque représentait 1,21% de l'énergie électrique en 2009 en France. On est donc loin des grands discours sur le Grenelle de l'Environnement alors que tous les pays investissent dans la diversification des sources d'énergie et notamment dans les énergies renouvelables.

 

Pour créer des richesses et donc des emplois, il faut soutenir les filières qui innovent. Il faut donc que le gouvernement revienne sur ses décisions et réalise un état des lieux et une concertation avec tous les acteurs de la filière du photovoltaïque pour lui permettre de continuer son développement et de créer des emplois durables.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 13:19

Piscine-de-Fontaine-d-Ouche---exposition-BVFO.JPG

 

J'ai participé ce matin au vernissage de l'exposition "Fontaine d'Ouche méconnue" réalisée par l'association B.V.F.O (Bien Vivre à Fontaine d'Ouche) présidée par Monsieur VIARD. André GERVAIS et Gérard DUPIRE, tous deux Adjoints au Maire de Dijon étaient également présents. Cette exposition a été organisée dans le cadre du festival "Jours de Fête à Fontaine d'Ouche". On peut la découvrir à la piscine de Fontaine d'Ouche à partir d'aujourd'hui en même temps que le forum des usagers de la piscine. Les bénévoles ont réalisé un travail de grande qualité. 

 

Cette exposition valorise le quartier de Fontaine d'Ouche et démontre ses nombreux atouts qui en font le quartier le plus vert de l'agglomération dijonnaise avec la Combe à la Serpent, le ruisseau, le lac Kir, les vignes des Marcs d'Or ou encore le jardin de l'Arquebuse à proximité. Un quartier également en pleine transformation avec la rénovation urbaine (rénovation du coeur de quartier avec la rénovation du centre commercial notamment). 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 11:28

Suite à sa saisie par le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale, le conseil constitutionnel a annulé la taxe carbone. Ce projet avait été passé en force, sans aucune concertation, ni préparation. C’est un camouflet pour le gouvernement UMP-Nouveau Centre qui a fait preuve d’amateurisme en la matière. L’objectif était certainement de faire un effet d’annonce dans le cadre du grand rendez-vous de Copenhague. Le résultat est nul pour l’un et pour l’autre …


Ce nouvel impôt était injuste car il assommait les ménages. C'est d'ailleurs en partie sur la base de l'inégalité de traitement entre les ménages et les entreprises que le Conseil Constitutionnel l'a annulée. Ségolène Royal plaidait d’ailleurs pour une fiscalité écologique juste, qui encourage en priorité les transports propres plutôt qu’une fiscalité punitive qui décourage les consommateurs. Elle avait dénoncé, fin août 2009, l’injustice sociale générée par cette nouvelle taxe.


Les Députés socialistes s’étaient opposés aux exonérations nombreuses, concernant notamment le transport aérien et les industries les plus polluantes. Des propositions ont été faites pour rendre cette taxe socialement plus juste, en dénonçant par exemple le fait que les bénéficiaires du bouclier fiscal obtiennent une compensation. Le Conseil constitutionnel reprend les arguments des Députés socialistes, sur la nécessité de taxer l’énergie d’origine thermique, produite au moment des pics de consommation qui produit des gaz à effet de serre.


Ce n’est pas l’annulation de la taxe carbone qui constitue une mauvaise nouvelle pour l’environnement, mais la création de cette taxe qui n’avait aucune vertu écologique. Après Copenhague, c’est un nouveau fiasco et un nouveau retard en matière de lutte contre le changement climatique. Le but d'une véritable réforme allant dans le sens du progrès social et écologique aurait dû être de diminuer les pollutions et non de renflouer les caisses de l'Etat creusées par le bouclier fiscal qui ne bénéficie qu'aux plus riches.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 11:15
Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 15:12

Aujourd'hui, nous nous sommes réunis en session publique du Conseil Général de Côte d'Or pour débattre du schéma de développement durable.

Ce shéma est présenté par la majorité UMP-Nouveau Centre sans concertation avec tous les acteurs du développement durable dans notre département. C'est beaucoup plus la stratégie du Conseil Général qui est évoquée que l'ambition pour notre département en tant que territoire.

Il n'y a aucun objectif chiffré, pas de montants financiers (42 fiches sans aucun engagement financier) ... Il faut dire que cette majorité supprime dans le même temps au niveau national la taxe professionnelle et remet donc en cause les ressources des collectivités locales. Difficile dans ces conditions de prendre le moindre engagement financier.

Voici quelques remarques sur ce document :

- Aucune réflexion sur la nature des pollutions agricoles, urbaines et les outils qui seront mis en place pour les réduire.

- Ressources naturelles : rien n'est dit sur l'air, c'est quand même difficile de présenter un schéma de développement durable sans évoquer les problèmes liés à l'air.

- Pour lutter contre l'étalement urbain, le Conseil Général veut réaliser une plaquette (encore de la communication) ... Il faudrait plutôt étudier l'impact de sa politique routière et lier les subventions aux orientations définies en la matière.

- Audits énergétiques des bâtiments communaux : le Conseil Général s'approprie le travail des autres. Pour preuve, le plan de financement du SICECO : SICECO 15%, communes 15%, Programme Energie Climat Bourgogne 70%. Où est la plus value apportée par le Conseil Général de Côte d'Or ?

- L'action sur les accotements des routes : c'est positif.

- Eco-conditionnalité des aides : le principe est afficace mais il n'y a rien de concret ni d'opérationnel.

- Bilan carbone des activités du Conseil Général : ce sera une obligation légale dès le vote de la loi Grenelle II.

- Economies d'énergies : rien sur la rénovation énergétique du parc de logement sociaux alors que le Conseil Général de Côte d'Or est délégataire des aides à la pierre.


- Plant Climat : aucune annonce sur le futur Plan Climat du Conseil Général alors que ce sera une obligation légale après le Grenelle II.

Le groupe des Forces de Progrès auquel j'appartiens (conseillers généraux de gauche) a présenté des propositions qui n'ont pas été retenues. En voici quelques unes que nous avions déjà proposées dans le cadre du plan de lutte contre la crise mais qui n'avait pas été retenues par la majorité départementale :

- Pour tous les bailleurs sociaux : Eco-réhabilitation du parc ancien des bailleurs sociaux pour tout le département, constructions neuves de bâtiment basse consommation pour le logement social.

- Pour les bâtiments publics : orienter les investissements directs du département dans ses bâtiments vers l'environnement durable (collèges, gendarmeries, centres routiers, ...), financement des études et des travaux d'économie d'énergie pour les bâtiments communaux.

Conclusion : c'est un catalogue sans ambition globale (les exemples les plus flagrants : pas de lien entre l'étalement urbain et le réseau routier, le social est traité à part dans un chapitre spécifique), pas d'objectifs mesurables et opérationnels à de rares exceptions près, pas de montants financiers. La réalité c'est que le Conseil Général de Côte d'Or est très en retard dans ce domaine et que les ambitions affichées ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 21:45

 

Réagissons !


Notre liberté d'accéder à nos forêts est mise en cause !


Depuis plusieurs semaines, des élus et responsables d'associations du grand ouest dijonnais sont mobilisés face à la tentative d'un nouveau propriétaire forestier sur le secteur des Ecotois et de la Rente de Chamerey de supprimer tous les chemins balisés et d'interdire l'accès aux randonneurs. Une pétition soutenant cette action en faveur de ces sentiers de l'ouest dijonnais a circulé.

A ce jour, elle a recueilli plus de 850 signatures. Les initiateurs de l'action en reçoivent encore. Un certain recul a été obtenu mais la partie n'est pas définitivement gagnée et d'autres opérations sont en projet sur le secteur.


Il convient maintenant de soutenir l'initiative des maires et des associations en vue d'obtenir une loi qui « pérennise l'existence ainsi que le libre accès aux espaces, sites et itinéraires d'intérêt général ».


Soutenez notre action en signant cette pétition : http://www.valroc.net/component/option,com_petitions/id,60/lang,fr/view,petition/

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 09:52

La section de Dijon du parti socialiste anime plus d'une dizaine de groupes de réflexion avec des experts, des militants, ... etc. Un article a été publié aujourd'hui sur l'un de ces groupes par le nouveau journal "Dijonscope".

Il s'agit du groupe écologie, animé par Patrick SAUNIE, ancien responsable régional des Verts, qui a rejoint récemment le parti socialiste. Vous pourrez consulter l'article à l'adresse suivante : http://www.dijonscope.com/000486-ps-les-chamailleries-passent-les-militants-restent



Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 11:29

 




Signez l'appel à l'adresse suivante : http://www.copenhague-2009.com/

Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.


L'appel :

Monsieur le Président,



Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Liens

W3C

  • Flux RSS des articles

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés