REFORME DES RETRAITES - Laurent GRANDGUILLAUME
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Tous les socialistes sont « sur le pont » aujourd’hui pour refuser la réforme imposée par le gouvernement et proposer une autre réforme plus juste, plus efficace et plus crédible. Il n’y a pas de fatalité ! Le temps est donc à la mobilisation pour s’opposer et proposer. Ce sont d’ailleurs nos parlementaires qui, demain, vont prendre le relais pour défendre une autre réforme au Parlement, une réforme qui rassemble les Français.
Il y a quatre bonnes raisons de continuer la mobilisation : l'impact de la réforme sur le pouvoir d'achat des retraités, l'aggravation des inégalités entre les femmes et les hommes, le refus du gouvernement de prendre en compte la pénibilité malgré les promesses, l'assurance que le projet alternatif du PS est plus crédible et plus efficace pour assurer la pérennité du système par répartition.
Les salariés subissent seuls la réforme du financement des retraites puisque 92% du financement de la réforme repose sur les salariés alors qu’ils subissent déjà de plein fouet l’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité, l’augmentation des prix et pour beaucoup d’entre eux la précarité. Il faut élargir l’assiette de financement notamment en instaurant un prélèvement sur les stock-options et les bonus. Le gouvernement prend toujours exemple sur d’autre pays européens pour justifier sa réforme mais pourquoi ne précise t’il pas qu’en Allemagne où la retraite est à 65 ans, le taux d’emploi des séniors est de 20% ? Le résultat, c’est qu’ils partent en retraite pauvres. Après les travailleurs pauvres, le gouvernement veut-il amplifier le phénomène des retraités pauvres ?
Nous demandons au gouvernement d'arrêter cette politique de passage en force et de commencer la négociation car comme le montrent les résultats catastrophiques de sa politique économique et sociale, il est loin de détenir la vérité à lui seul.
Les
propositions du PS : http://www.parti-socialist
Rendez-vous le Jeudi 24 Juin à 14h30, place de la Libération à Dijon
Mercredi dernier, le gouvernement a dévoilé son projet de réforme des retraites, un projet injuste et irresponsable. Martine AUBRY, Première Secrétaire du PS, a organisé une conférence de presse le même jour pour présenter les propositions du PS.
Les retraites sont notre avenir et notre bien commun, et nous portons la responsabilité de leur donner des ressources stables et sécurisées.
Le Parti Socialiste propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :
> Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé.
> Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans.
> Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,
> Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels.
Notre analyse de la situation : http://www.parti-socialiste.fr/articles/retraites-une-societe-en-mutation
Nos propositions :
1. De nouvelles ressources pour une retraite juste et durable :
Des efforts justes sont des efforts partagés. Pour assurer l'équilibre du système, il faut mobiliser 45 milliards d'euros. Les socialistes proposent un plan complet qui permet d’atteindre l’équilibre :
2. Améliorer l'accès à l'emploi des seniors :
Aucune réforme des retraites n’est viable dans la durée sans restructuration forte du marché de l’emploi. L'amélioration de l'emploi des seniors est une des clefs de la réforme durable de notre système de retraites. Or la France se distingue par un taux d'emploi particulièrement faible des 55/64 ans (38% seulement). Alors que d'autres pays sont parvenus à augmenter fortement leur taux d'emploi des seniors, en France, toutes les déclarations d'intention du gouvernement restent lettre morte.
3. La prise en compte de la pénibilité et la revalorisation des petites retraites :
La prise en compte de l’espérance de vie en bonne santé est un critère qui désormais s’impose au regard de la justice sociale.
4. La retraite choisie : un système universel et personnalisé :
Notre système doit reposer sur des droits collectifs solides qui permettent davantage de choix individuels.
Les solutions pour le financement :
La politique menée depuis plusieurs années par la droite au pouvoir, et particulièrement depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, menace la vitalité associative de notre pays, ce que la gauche n’a cessé de dénoncer en exprimant, à de nombreuses reprises, ses préoccupations quant aux coups portés au mouvement sportif, à l’éducation populaire et à l’économie sociale.
La vie associative est cruciale pour notre société. Vingt millions de Français dont 14 millions de bénévoles sont membres d’une association et engagés
dans la construction de projets collectifs portés par ces associations.
Le désengagement cynique de l’État, la casse des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.
Les collectivités territoriales dirigées par la gauche ont pallié dans l’urgence ces mesures dévastatrices, par des politiques locales, volontaristes, responsables et soucieuses des besoins quotidiens des Français. Mais la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner les projets portés par le mouvement associatif est aujourd’hui mise en danger par l'étranglement financier des collectivités locales et par le projet de réforme des collectivités territoriales. Le soutien local au sport, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire en sera gravement affecté.
Cette destruction programmée du paysage associatif justifie que tous les citoyens se mobilisent et s’y opposent.
Ensemble :
Il faut non seulement maintenir mais aussi développer sur tout le territoire, au plus près des citoyens, le sport, l’éducation populaire, l’ensemble des services d’intérêt général portés par les associations, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la vitalité démocratique.
Signez la pétition : http://www.defendonsnosterritoires.fr/petition-associations-menacees
Martine Aubry, Première secrétaire du PS,
Edwige
Avice, ancienne ministre des Sports,
Laurent Fabius, député de Seine-Maritime,
Élisabeth
Guigou, députée de Seine-Saint-Denis,
Claudy Lebreton, président de la FNESR, président du Conseil général des Côtes d’Armor,
Farida Boudaoud, Secrétaire nationale vie associative et ESS,
Brigitte Bourguignon, Secrétaire nationale sport,
Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation,
Hamou Bouakkaz, adjoint au Maire de Paris, chargé de la vie associative,
Bernadette Bourzai, sénatrice de la Corrèze,
Patrick Bloche, député de Paris,
Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère,
Valérie Fourneyron, députée de la Seine-maritime,
Régis Juanico, député de la Loire,
Serge Lagauche, sénateur du Val-de-Marne,
Jack Lang, député du Pas-de-Calais,
Bruno Leroux, député Seine-Saint-Denis, président de la Fédération nationale Léo Lagrange,
Marie
Richard, conseillère régionale, maire de La Ferté-sous-Jouarre,
Michel Sergent, sénateur du Pas-de-Calais,
Catherine Tasca, sénatrice des Yvelines,
Catherine Trautmann, députée européenne,
Romain Barras, 5e aux Jeux olympiques de Pékin (décathlon),
Maxime Beaumont, membre de l’équipe de France de kayak, membre de l’équipe olympique,
Mathieu
Beugnet, champion d’Europe de marathon en canoë-kayak (course en ligne), membre de
l’équipe olympique,
Vanessa Boubryemm, 7e aux Jeux olympiques de Pékin en lutte féminine, championne de France et d’Europe (de lutte féminine),
Stéphane Caristan, ancien champion du monde de 60 mètres en salle, ancien champion d’Europe 110 mètres haies, directeur des équipes de France d’athlétisme, adjoint au maire de
Créteil,
Kader Chekhemani, vice-président de la région Haute-Normandie en charge du sport, ancien champion d'athlétisme,
Marie Delattre, médaillée de bronze de canoë-kayak (course en ligne) aux Jeux olympiques de Pékin, porte-parole de l'équipe olympique du Pas-de-calais pour les JO de Londres,
Didier Hoyer, double médaillé olympique aux JO de Los Angeles et Barcelone, 5 fois médaillé aux championnats du monde, président du club de canoë-kayak de Boulogne sur mer,
Lise Legrand, médaillée de bronze Jeux olympiques d’Athènes, présidente Comité régional de lutte,
Bernard Grosgeorge, entraîneur national à la Fédération française de basket-ball,
Roxana Maracineanu, championne du monde de natation, vice championne olympique, conseillère régionale Ile-de-France,
Thomas Simart, champion d’Europe en canoë-kayak (course en ligne), membre de l’équipe olympique,
Didier Bezace, acteur, metteur en scène
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et
sociale qui frappe si durement la France. C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie
politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.
La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre
la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des
Français.
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent
menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son
bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures
supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre
dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des
Françaises et des Français et sortir la France de la crise.
Signez la pétition : http://actus.parti-socialiste.fr/2009/03/18/pour-la-justice-sociale-pour-la-relance-abrogeons-le-paquet-fiscal/
Une loi dite « temps de travail » va être adoptée en plein cœur de l'été.
Son objectif : anéantir le droit du travail. Concrètement, qu'est ce qui va changer, pour les salariés français, après cette loi ? Chaque patron pourra décider, quasiment seul, de l'organisation
du temps de travail dans son entreprise, et ce, presque sans limites ! Pour le Parti socialiste, ce qui prime, n'est pas de travailler plus, mais de travailler mieux...
Argumentaire : http://www.box.net/shared/static/e02x80x4o8.pdf
Un nouveau livre à découvrir édité grâce à la République des Idées : "Le Capitalisme d’héritiers. La crise française du travail" de Thomas PHILIPPON, économiste français aux Etats-Unis. Thomas PHILIPPON analyse la crise du travail à travers une grille de lecture assez nouvelle. En effet, il met l'accent sur les responsabilités du capitalisme français en la matière et notamment sur notre style de relations sociales, sur les pratiques managériales françaises qui sont plutôt conservatrices et la reproduction sociale dans les entreprises ("le Capitalisme d'héritiers").
Présentation du livre : "Contrairement à certaines idées reçues, les Français accordent plutôt plus d’importance au travail que les autres Européens, et les rigidités du droit et de la fiscalité ne peuvent expliquer, à elles seules, ni l’apparition ni la persistance du chômage de masse. La crise française est d’abord le fruit de relations sociales marquées par l’insatisfaction et la méfiance. Souvent associée à un syndicalisme de contestation, cette situation est aussi le résultat d’un « capitalisme d’héritiers » aux pratiques managériales conservatrices et frustrantes pour les salariés. Le capitalisme français peine en effet à promouvoir les plus créatifs et les plus compétents, et tend à privilégier l’héritage et la reproduction sociale dans le recrutement de ses élites. Issu d’une histoire longue et complexe, il a aujourd’hui un coût économique très lourd et largement sous-estimé."
On peut consulter l'introduction du livre sur : http://www.repid.com/spip.php?article485
Alors bonne lecture !
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