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Laurent Grandguillaume

 

Laurent Grandguillaume,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général de Côte d'Or - Dijon V,

Secrétaire de la section de Dijon du PS

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Le saviez-vous ?

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 10:51

Voici un exemple de désengagement de l'Etat au plan local, annoncé sans concertation, avec des conséquences importantes pour les usagers :

Les FLES sont des associations ayant vocation à faciliter le développement quantitatif et qualitatif de l'offre de formation destinée aux salariés en contrat aidé. Ses missions sont de : promouvoir le développement d'actions de formation et d'accompagnement répondant aux besoins des publics : analyse de besoins et aide à la définition des contenus de formation, aide au montage et suivi des actions, sensibilisation auprès des employeurs ; de collecter et mutualiser les ressources nécessaires à la prise en charge de la formation des salariés sous contrat aidé, réaliser des actions facilitant le retour à l'emploi des salariés en contrait aidé : bilan diagnostic, accompagnement vers l'emploi. En plus des salariés, le FLES accueille des organismes employeurs comme les associations, les collectivités territoriales, les organismes publics et les partenaires dans la recherche d'emploi (ANPE, missions locales, commissions locales d'insertion).

En Côte d'Or, le Fonds Local Emploi Solidarité du bassin dijonnais (FLES) a vu le jour début 2002 à la demande de la Direction du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. Il est situé dans les locaux de la mission locale. Il permet l'accompagnement global et la professionnalisation des personnes en contrat aidé. En Côte d'Or, ce sont 130 salariés qui sont actuellement suivis dans ce cadre en Côte d'Or.

Or, le 26 janvier dernier, les représentants du FLES ont été informés par téléphone du désengagement de l'Etat dans le financement de l'accompagnement des personnes en contrat aidé pour l'année 2009.

Qui suivra désormais ces 130 salariés ? Quelle solution alternative leur est proposée ? réponse : aucune.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Le saviez-vous ? - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 10:09

Voici un communiqué du collectif "Jeunesse et Sports" qui est très clair sur les conséquences de la RGPP dans les services de l'Etat.

Communiqué collectif Jeunesse et Sports

Anne, 47 ans, est nouvellement élue dans une petite commune rurale. Son ambition?
Développer des activités éducatives périscolaires pour les enfants.

Patrick, 25 ans, voudrait se former aux métiers du sport.

Mathis, 35 ans, éducateur sportif dans un club, souhaite mettre en oeuvre des
animations pour les jeunes de son quartier.

Yasmine, 18 ans, a pu débuter une formation BAFA grâce à une bourse de l’Etat.
Elle aimerait ensuite faire de l’animation son métier.

 

Quel service public pour tous ces usagers, demain

Les personnels de la Jeunesse et des Sports refusent d’assister à la mort programmée d’un service public d’Etat en charge des politiques éducatives complémentaires à l’école.

Ils estiment que leurs métiers participent à l’éducation populaire, l’éducation tout au long de la vie, et à la recherche d’émancipation sociale à travers des activités socioculturelles ou sportives de qualité.

Pourtant à coup de restructuration, de démantèlement, de suppression de postes et d’établissements, de recentrage et d’effet d’annonce, c’est une véritable destruction du service public de la Jeunesse et des Sports qui est déjà largement engagée !
Le collectif des personnels Jeunesse et Sport de Bourgogne, crée lors de la réunion intersyndicale du 29 janvier 2009 à la Direction Régionale de Bourgogne, entend se mobiliser contre la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), qui est une véritable machine de guerre contre l’idée même de service public et de fonction publique.


Nous attirons l’attention de tous les usagers du service public, sur le fait que cette révision en profondeur du paysage administratif de l’Etat, n’a fait l’objet d’aucun débat parlementaire. Comme si cette RGPP, n’était qu’une « mesurette », concernant à peine les citoyens.

Les conséquences de cette réforme

Concrètement à Jeunesse-et-Sport, voici ce que prévoit cette prétendue réforme :

Fusion des services au sein de directions interministérielles

Le gouvernement supprime les services déconcentrés (DRDJS et DDJS) identifiés par les partenaires (mouvements associatifs, collectivités locales, animateurs socioculturels, éducateurs sportifs…) et par l’ensemble des usagers. A Dijon, l’échelon régional et départemental seront scindés alors même que leur fusion était appréciée des usagers.

Mais surtout, les missions « Jeunesse-et-sports » seront noyées dans d’autres qui ne relèvent pas de son champ : logement social, hébergement d’urgence, gestion des demandes de droit d’asile, sécurité alimentaire etc. A titre d’exemple, l’actuelle DDJS de l’Yonne sera transformée au 1er Janvier 2010 en Direction Départementale de la sécurité alimentaire et de la cohésion sociale ! Tout un programme !

La conséquence pour l’usager est claire
: au lieu d’avoir affaire à des interlocuteurs ayant développé un niveau d’expertise dans les domaines du sport, de la jeunesse et de l’éducation populaire, il ne trouvera plus que des fonctionnaires généralistes, polyvalents, et surtout, chargés de l’encadrement social des populations !!!

Suppression d’établissements

Le gouvernement supprime la moitié des CREPS (Centre d’Education Populaire et des Sports), qui étaient encore jusqu’à aujourd’hui de formidables centres de ressources régionaux tant pour la formation professionnelle que pour l’accueil des associations. L’arrêt de mort du CREPS de Mâcon a été prononcé, sans qu’aucun diagnostic sérieux de son activité, n’ait été réalisé. Quant à celui de Dijon, s’il a été maintenu, il se voit retirer (comme pour l’ensemble des CREPS restants) la mission de formation, d’éducation populaire et d’accueil de la vie associative. La mission éducatrice du sport y sera vidée de sa substance pour rentrer, selon les propos de Bernard Laporte, « dans la culture de l’excellence » et créer des « campus régionaux de l’excellence », conformément à sa vision ultra-libérale du sport.

Recentrage des politiques publiques

Le gouvernement recentre la politique du ministère chargé des sports uniquement sur le sport de haut-niveau, en supprimant au passage les 2/3 des effectifs (de 15000 à 5000 sportifs de haut-niveau), car seules comptent les médailles obtenues aux Jeux Olympiques ! On peut par ailleurs douter de l’efficacité à plus long terme de cette politique, quand on sait que la transformation des CREPS en campus régionaux, interdit aux DRDJS de les financer. On peut donc penser qu’en raison de cette nouvelle règle, les fédérations placeront à l’avenir leurs
pôles en dehors de ces établissements. Quand ces derniers n’en hébergeront plus que quelques-uns, le gouvernement aura un argument tout trouvé pour supprimer ces outils de formation.

L’intervention financière de l’Etat pour le développement et l’accès du sport pour le plus grand nombre est quant à elle purement supprimée! Est-ce le rôle de l’Etat et de son service public des sports que de se consacrer uniquement à 5000 sportifs de haut-niveau au détriment des 25 millions de pratiquants en France ?

D’un côté, le gouvernement saigne les associations et mouvements d’éducation populaire
(baisse des subventions, retrait des postes de mis à disposition), réduit considérablement ses moyens d’interventions (moins 60% de crédits pour le soutien aux initiatives des jeunes, des « labels » plutôt que de l’argent pour le plan espoir banlieue) et de l’autre il restaure un Haut commissariat à la Jeunesse (cinquante ans après Maurice Herzog). Cette nouvelle structure est supposée apporter un remède sous un nouvel emballage. En recentrant les missions sur la jeunesse (alors qu’il y a des jeunes d’origines sociales diverses), en taisant toute référence à l’éducation populaire, en oubliant en chemin la vie associative, on détruit une cohérence qui s’était construite au sein d’un ministère « Jeunesse et Sports » de plein exercice.

Appel à la mobilisation

Depuis que cette réforme est lancée, les discours officiels se veulent rassurants. Elle serait un gage de modernisation du service public. Après nous avoir dit : « il est trop tôt pour vous consulter, car rien n’est encore arrêté », on nous explique maintenant qu’il est trop tard pour s’exprimer, et que le temps du dialogue social est terminé. Ce jeu de dupes a assez duré !

Nous appelons donc les collègues, les usagers et nos partenaires (en particulier, ceux du Grand Est et de Rhône-Alpes) à nous rejoindre, pour essayer d’imaginer ensemble des actions concrètes contre cette tentative de mise à mort du service public.


Pour nous contacter :

Collectif Jeunesse-et-Sports Bourgogne : cjsbourgogne@yahoo.fr

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Le saviez-vous ? - Communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 10:09

Voici une nouvelle rubrique que j'ai souhaité créer pour mon blog. Elle vise à vous informer de problèmatiques locales très diverses qui touchent directement la vie quotidienne des habitants de Dijon et de notre département.

 

Commençons par le CRIJ Bourgogne (centre régional information jeunesse de Bourgogne) qui est une association dont les objectifs sont :

- d'assurer une mission de service public en matière d'information pour les jeunes, dans le respect de la charte nationale de l'Information Jeunesse;
- de mettre à la disposition des jeunes, par tous les moyens appropriés, en particulier par une convention passé avec le Centre d'Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) de Paris, les informations dont ceux-ci souhaitent disposer dans tous les domaines;
- de développer une mission d'animation régionale des Bureaux, Associations et Points Information Jeunesse;
- de favoriser l'initiative, l'engagement social et la mobilité des jeunes;
- de mettre en place les structures et les services adaptés à cet objet;
- d'accompagner toutes initiatives (associatives ou de collectivités locales) visant les objectifs susnommés;

Vous pouvez consulter le site internet de l'association à l'adresse suivante : http://www.ijbourgogne.com/ Les locaux du CIRJB sont situés 50 rue Berlier à Dijon (Tel : 03.80.44.18.29).

Son budget est de 387.900 euros. Les subventions sont de : 45.000 euros pour la ville de Dijon, 25.000 euros pour le Conseil général de Côte d'Or, 90.000 euros pour le Conseil régional de Bourgogne et 169.000 euros pour l'Etat. Or l'Etat veut diminuer sa subvention de 38% en 2010, après une baisse de 7% en 2009, soit une réduction de près de 70.000 euros. Cette réduction met en péril l'avenir du CRIJB et également les emplois de cette structure alors même que le gouvernement communique chaque jour sur son plan anti-crise pour défendre nos emplois. Voilà encore une incohérence ! Ce sont les jeunes qui risquent de subir les conséquences de cette politique car qui pourra demain leur apporter des informations utiles si des postes sont supprimés dans ces associations ?

Il faut réagir et se mobiliser car 2010, c'est demain ! Je vous rappelle d'ailleurs que cette politique est menée dans l'ensemble des domaines qui concernent la jeunesse et la vie associative.


Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Le saviez-vous ? - Communauté : Les blogs socialistes
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