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Secrétaire de la section de DIJON du PS
Adjoint au maire de Dijon, Vice-Président du Grand Dijon
 

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Mardi 30 octobre 2007

L’association "Libertés - Culture" organise pour la première fois à Dijon un festival du film des droits humains. On sait que la culture à Dijon est une priorité comme en témoigne l'organisation récente des rencontres cinématographiques de l'ARP (Société Civile des Auteurs, Réalisateurs Producteurs, http://www.larp.fr/) dans notre ville. 

A Dijon, les associations pour les droits humains sont très actives, on pourrait énumérer leurs nombreuses actions : débats organisés sur le thème de la liberté de la presse, manifestations pour la libération d'Ingrid BETANCOURT, manifestations pour la paix, exposition sur l'abolition de la peine de mort, ... etc. C'est donc une chance que ce premier festival soit organisé dans notre ville.

"Découvertes, échanges et liberté seront au rendez-vous. Les documentaires brossent le portrait de personnes qui refusent la fatalité. Leur courage est une bonne nouvelle pour le combat du respect des droits humains. Ces personnes créent l’espoir d’un monde meilleur où toute personne peut revendiquer le droit à la dignité. Echanges avec des réalisateurs et des responsables d’associations. Liberté d’expression, liberté d’opinion…. Toute personne est invitée à enrichir le débat. Ce festival se veut être proche du public et c'est pourquoi nous avons multiplié les lieux de projection." - Association Libertés Culture.

Pour avoir tous les renseignements sur ce festival :
http://festival-droits-humains.rsfblog.org/

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Les fondamentaux communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 1 octobre 2007

Je vous invite à lire l'article de Catherine MAIA, Dijonnaise, sur le site mutipol.org à propos de l'opposition de la Pologne à la création d'une journée européenne contre la peine de mort.

http://blog.multipol.org/post/2007/09/19/ACTU-%3A-Opposition-de-la-Pologne-a-la-creation-dune-journee-europeenne-contre-la-peine-de-mort

Rien n'est jamais acquis même les droits fondamentaux !

publié dans : Les fondamentaux
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Jeudi 17 mai 2007

L'élection présidentielle du 6 mai impose une nouvelle recomposition de l'espace politique. A travers l'élection de Nicolas SARKOZY, la droite a réalisé sa mutation idéologique sur la base de l’identité, de l’immigration et de l’insécurité. Cette mutation s'est opérée au fur et à mesure du temps sous l'impulsion des alliances politiques et idéologiques entre la droite et l'extrême droite, c’est le résultat de la "lepénisation des esprits".

Face à ces "nouveaux réactionnaires" qui ont pour cible la démocratie au nom de la défense de la démocratie, l'héritage de mai 1968 au nom de la morale et de l'autorité, l'héritage des Lumières au nom de la protection de la civilisation, quelles seront demain les réponses de la gauche ?

Pour construire une nouvelle grille de lecture de la société, nous avons besoin de réaliser une "révolution idéologique" et une "rénovation politique" avec les citoyens en s'appuyant sur l'élan qu'a créé Ségolène ROYAL. Il ne s’agit pas de se mettre à cinq autour d’une table pour rédiger un texte mais bien d’associer toutes les forces de gauche, tous les citoyens qui se reconnaissent dans l’idéal de progrès, à la réflexion collective.

Il y a de nombreux sujets dont il faudra débattre mais il ne faut pas les aborder sous la forme d’un catalogue. Au contraire, il faut partir de nos fondamentaux, de l’idéal pour mieux comprendre le réel.

Prenons l'exemple de la démocratie. Hier on opposait la démocratie au totalitarisme. Les révolutionnaires, quant à eux, critiquaient les apparences de la démocratie au nom de la réalisation d’une démocratie réelle.

Or, aujourd’hui, certains intellectuels ont pris pour cible la démocratie moderne, au nom de la vraie démocratie. La démocratie moderne est accusée de tous les maux. En effet, pour eux, la démocratie c'est le règne de la consommation, de l’individualisme, de l’égalitarisme et de la déliaison sociale qui conduirait à la ruine de l’élitisme républicain, à la destruction des valeurs collectives, au corporatisme des grévistes, au communautarisme, au déclin économique,  à la faillite morale, …. La démocratie c’est pour eux la règle des désirs individuels illimités de la société de masse moderne.

Jacques RANCIERE, philosophe, écrivait dans  "la haine de la démocratie" (la fabrique éditions – 2005) : "Le double discours sur la démocratie n’est certes pas neuf. Nous avons été habitués à entendre que la démocratie était le pire des gouvernements à l’exception de tous les autres. Mais le nouveau sentiment antidémocratique donne de la formule une version plus troublante. Le gouvernement démocratique, nous dit-il, est mauvais quand il se laisse corrompre par la société démocratique qui veut que tous soient égaux et toutes les différences respectées. Il est bon, en revanche, quand il rappelle les individus avachis de la société démocratique à l’énergie de la guerre défendant les valeurs de la civilisation qui sont celles de la lutte des civilisations. La nouvelle haine de la démocratie peut alors se résumer en une thèse simple : il n’y a qu’une seule bonne démocratie, celle qui réprime la catastrophe de la civilisation démocratique. Les pages qui suivent chercheront à analyser la formation et à dégager les enjeux de cette thèse. Il ne s’agit pas seulement de décrire une forme de l’idéologie contemporaine. Celle-ci nous renseigne aussi sur l’état de notre monde et sur ce qu’on y entend par politique. Elle peut ainsi nous aider à comprendre positivement le scandale porté par le mot de démocratie et à retrouver le tranchant de son idée."

Pour les nouveaux réactionnaires, il n'y a donc qu'une bonne démocratie, celle qui annihile les effets de la civilisation démocratique. Pour eux, il faut un pouvoir fort, autoritaire, qui soit sans concession avec ceux qui défendent l’égalité pour faire renaître une démocratie imaginaire qui est celle des oligarques. Mais les libertés ne sont pas des dons des oligarques, elles ont été gagnées par l’action démocratique et ne gardent leur effectivité que par cette action. Les droits humains sont les droits de ceux qui leur donnent réalité, la gauche ne doit pas l'oublier.

Pour Jacques RANCIERE : "La nouvelle haine de la démocratie n'est donc, en un sens, qu'une des formes de la confusion qui affecte le terme. Elle double la confusion consensuelle en faisant du mot "démocratie" un opérateur idéologique qui dépolitise les questions de la vie publique pour en faire des "phénomènes de société", tout en déniant les formes de domination qui structurent la société. Elle masque la domination des oligarchies étatiques en identifiant la démocratie à une forme de société et celle des oligarchies économiques en assimilant leur empire aux seuls appétits des "individus démocratiques". Elle peut ainsi attribuer sans rire les phénomènes d'accentuation de l'inégalité au triomphe funeste et irréversible de l'"égalité des conditions" et offrir à l'entreprise oligarchique son point d'honneur idéologique : il faut lutter contre la démocratie, parce que la démocratie c'est le totalitarisme."

A gauche, on a vu, ces derniers mois, un grand nombre d’archaïques s’élever par exemple contre la démocratie participative défendue par Ségolène ROYAL. Ce sont d'ailleurs les mêmes qui pensent détenir la vérité à eux seuls. Les jurys citoyens et le tirage au sort sont devenus le mal absolu …. beaucoup plus critiqués que les phénomènes de concentration des médias ou le bilan de Nicolas SARKOZY.

Je pense que la démocratie participative c’est l’ennemie de ceux qui éprouvent en fait une véritable haine contre la démocratie. D'ailleurs, pour Nicolas SARKOZY, la démocratie participative serait la fin de toute volonté politique. "C’est la fin de la politique qui prend ses responsabilités. Il faut avoir le courage d’appeler les choses par leur nom, leur démocratie participative, ce n’est pas le remède contre la dictature de la pensée unique, c’est la fin de la démocratie représentative dans le soupçon généralisé".

La démocratie participative recouvre pourtant des concepts permettant d’accroître l’implication et la participation des citoyens dans le débat public et la prise de décisions politiques qui s’ensuit. Elle est complémentaire de la démocratie représentative.

Il y a donc bien deux conceptions de la démocratie aujourd'hui.

La première considère que le peuple est une entrave à l’action qui doit se soumettre à l'autorité de quelques uns pour résister face au choc des civilisations. Elle s'inspire de Platon (La République, III) : "... le dieu qui vous a façonnés a mêlé de l'or dans la composition de ceux qui sont aptes au commandement et qui sont aussi les plus précieux. A celle des défenseurs il a mêlé de l'argent; tandis que le fer et l'airain sont pour les laboureurs et les autres artisans." C'est l'autorité au service de quelques uns.

La seconde considère qu'il faut, non pas concentrer les pouvoirs, mais tout simplement les redonner aux citoyens car la démocratie ce n'est pas le pouvoir de quelques uns au service de quelques uns. Cette conception implique une véritable rénovation des institutions pour que le Parlement joue vraiment son rôle, la mise en place d'une démocratie participative en complément de la démocratie représentative, le développement de la démocratie sociale et enfin le tryptique concertation - participation - évaluation.

 

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Les fondamentaux
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Dimanche 17 décembre 2006

Le "MAUSS", mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales, est peu connu du grand public et pourtant ! C'est le MAUSS qui a amorçé en France la discussion sur l'allocation universelle, le revenu de citoyenneté, le rôle du tiers secteur, de l'économie sociale et des associations, ...

"La décision de fonder la Revue du MAUSS a été prise en 1981 par quelques universitaires, sociologues, économistes ou anthropologues français insatisfaits de l’évolution subie à l’époque par les sciences sociales. Ils leur reprochaient de se soumettre de plus en plus à l’hégémonie du modèle économique et à une vision purement instrumentale de la démocratie et du rapport social. La référence à Marcel Mauss et à la critique de l’utilitarisme qui inspirait l’École Sociologique française dans le sillage d’Émile Durkheim permettait de rassembler les énergies critiques de manière suffisamment claire et explicite. Une association de 1901 fut ainsi créée qui, tout de suite décida de publier une revue, conçue de manière très modeste à l’origine comme un outil de liaison et de discussion capable à la fois d’assumer les enjeux théoriques du projet mais aussi de s’ouvrir aux non-universitaires, aux militants et à toute personne soucieuse de réfléchir en dehors des corporatismes disciplinaires et du jargon académique. Au départ trimestrielle et totalement artisanale, La Revue du MAUSS, qui s’est d’abord appelée Le Bulletin du MAUSS (1982-1988), puis, après sa reprise par les éditions La Découverte en 1988, La Revue du MAUSS (trimestrielle), est devenue en 1993 La Revue du MAUSS semestrielle. Au fil des années, elle a su intéresser bien au-delà du petit public initial et trouver auteurs et lecteurs hors de France. De même, peu à peu, dépassant la posture purement critique qui était la sienne au départ, elle a contribué au développement de tout un ensemble de théories et d’approches originales — dont le plus petit commun dénominateur est probablement ce qu’elle appelle le paradigme du don —, qui la font maintenant apparaître comme l’organe d’un courant de pensée original dans le champ des sciences sociales et de la philosophie politique." (source : http://www.revuedumauss.com/).

Le MAUSS participe donc aux débats d'idées. Pour ceux qui s'intéressent aux question de fond et qui sortent "la tête du guidon", il est intéressant de consulter régulièrement les publications du MAUSS sur des thèmes aussi divers que l'éducation, la démocratie, l'économie, la sociologie ...

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Les fondamentaux
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Samedi 9 décembre 2006

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho contre son âme aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques". Jean JAURES, discours à la jeunesse, Albi, 1903.

Avec "JAURES, Rallumer tous les soleils" (Omnibus, 2006), Jean-Pierre RIOUX nous présente un recueil des discours, articles, écrits divers de Jean JAURES.

Au moment où l'on fait souvent des inventaires, des diagnostics, où l'on s'interroge sur la nature du socialisme au XXIème siècle, il n'est pas inutile de relire Jean JAURES. Beaucoup de ses discours pourraient encore être prononcés aujourd'hui avec la même pertinence et la même acuité tant les injustices sont révoltantes.

Par exemple, l'étude sur "le socialisme est une morale" de 1894 pourrait répondre aux attaques sur la notion d'ordre juste défendue par Ségolène ROYAL. Jean JAURES y soutient que le socialisme « est déjà, par lui-même, et en lui-même, une morale ». Le socialisme « développe de plus en plus dans les multitudes humaines, jusqu’ici livrées à l’incohérence et à l’égoïsme des efforts individuels, l’idée de la solidarité ». L’ordre juste fait donc référence à l’ordre socialiste. « L’ordre socialiste, qui sera solidarité, se réalise, par une sorte d’anticipation morale, dans la conscience de ceux qui le préparent, en un sentiment de solidarité : c’est ainsi que, sans l’abolir et même en l’utilisant, il élève et transforme l’égoïsme instinctif des prolétaires ». A travers un ordre juste, le socialisme ne veut pas construire une humanité fictive mais une humanité réelle car « le socialisme est la plus grande force morale et la plus efficace ». Face aux lois naturelles et à l’individualisme qui réguleraient nos sociétés selon les libéraux, le socialisme entend construire un ordre juste où les hommes et les femmes constituent la pierre angulaire de toute action. L’ordre juste c’est la régulation, l’action politique face à l’absence de règle, face à la « main invisible » (Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776, Adam SMITH) du marché.

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Les fondamentaux
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Jean JAURES : Meeting du Pré Saint Gervais - 1913

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