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Vous trouverez ci-dessous mon intervention lors du dernier conseil municipal du 9 novembre à l'occasion du débat sur les orientations budgétaires du budget primitif pour 2010.

"Monsieur le Maire, mes chers collègues, je serai bref pour ne pas répéter ce qui a été dit avant moi.


Je remercie George Maglica pour sa présentation claire de ces orientations budgétaires. Le
groupe des élus socialistes, radicaux de gauche, citoyens et apparentés le soutient dans ce travail sérieux et rigoureux qui vise à une maîtrise des dépenses et à une gestion saine des deniers publics de la ville de Dijon.


Elaborer un budget ne peut se faire sans prendre en compte le contexte national. D'ailleurs,
un Comité des finances locales réunit les représentants des associations d'élus, dont l’AMGVF (Association des maires des grandes villes de France) et le ministère de l'économie et des finances. Cela veut dire qu'il y a des débats nationaux, avant l’élaboration de la loi de finances, pour déterminer quelles seront les orientations nationales qui vont forcément impacter les budgets des collectivités locales. Penser le contraire nous étonne. Nous ne sommes pas un village gaulois et nous devons anticiper l'avenir pour construire un budget sincère. Pour ce faire, il faut faire reposer sur ce budget des éléments sincères définis par l'Etat dans le cadre d'une loi de finances. C’est la démocratie et c’est d’ailleurs le Parlement qui la vote.


Pour ce qui est des éléments plus locaux, M. Dugourd vous a encouragé, Monsieur le Maire,
à mieux communiquer ... On pourrait communiquer sur un graphique simple reprenant l'évolution de la dette de 1971 à 2009. On y constaterait deux phases :


- une première phase, de 1971 à 2001 avec une courbe exponentielle, comme celle de l’Etat
d’ailleurs. J’y reviendrai ;

- une deuxième phase, avec la maîtrise des dépenses et de la dette.


La capacité de désendettement de la ville en 2001 était supérieure à quinze ans, soit le seuil
d’alerte rouge ; seuil à partir duquel une collectivité est en danger au plan financier. C'était avant les élections municipales de 2001.


Désormais, selon le document qui vous est présenté, la capacité de désendettement de la
ville de Dijon est de 11,2 ans. C'est l'objectif. C'est ce qui est aujourd'hui obtenu grâce au travail mené par la majorité municipale. On est donc au-dessous du seuil d'alerte.


Ces deux chiffres montrent que la municipalité a permis d'équilibrer ce budget, de maîtriser
les dépenses et la dette, alors que c’est loin d'être le cas au plan national. La dette de l'Etat est en effet passée (autres graphiques que nous pourrions communiquer) de 58 % du produit intérieur en 2002 à 78 % du PIB aujourd'hui. Il y a là un Etat largement en faillite, dû à une mauvaise gestion, comme il y a d’ailleurs eu une mauvaise gestion avant 2001 : les 215 millions d’euros de dette ont été le cadeau, l’héritage du RPR laissé aux Dijonnaises et aux Dijonnais.


La dette des collectivités locales est passée de 7,5 % du PIB en 2002 à 9,3 % du PIB en
2009. Cela montre, contrairement à la petite musique nationale disséminée ici ou là, que les collectivités maîtrisent leur dette.


Et l’on voudrait nous faire croire que les collectivités sont fort dépensières et qu’on les
sanctionnerait donc en supprimant la taxe professionnelle, comme cela a été dit par certains collègues.


Il faut dire que la suppression de la taxe professionnelle aboutira forcément à un transfert des impôts
des entreprises vers les ménages. Mais le gouvernement a oublié de le dire aux Françaises et aux Français.


Le transfert des charges est également mal compensé : plus de vingt mille communes
verront leurs dotations baisser en 2010, alors même que 75 % des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales et qu'elles participent grandement aux investissements locaux et donc à l'économie locale et à l'emploi.


Il faut rétablir sans cesse la vérité, redonner les chiffres. C'est ce que je fais ce soir, et c’est
ce que je ferai certainement à l'occasion d'autres conseils municipaux, puisque certains veulent systématiquement faire triompher la loi du mensonge alors que la vérité est là. Nous avons les chiffres : les Dijonnaises et les Dijonnais doivent savoir que la ville est bien gérée par M. le Maire et son équipe municipale."

Tag(s) : #Dijon

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