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Le gouvernement isole la diminution du chômage en catégorie A pour se décerner un satisfecit inopportun et déplacé.

 

La réalité, c’est une nouvelle augmentation du nombre de personnes inscrit à Pôle emploi dans les catégories A, B, C de +5 300 pour le seul mois de juillet (soit une augmentation de 8,1 % sur un an) : il y a eu plus de 500.000 nouveaux inscrits au chômage en juillet.

 

La réalité, c’est une nouvelle augmentation du chômage des seniors sur un mois de + 4100 (soit une augmentation de 17,6% sur an).

 

La réalité, c’est qu’en juillet les licenciements économiques continuent de progresser (+ 1,3%).

 

La réalité, c’est que les chiffres exploités par le gouvernement ne sont obtenus que grâce à une explosion des entrées en stage (plus 17,2% sur un mois) et des dispenses de recherche d’emploi (plus 24,4% en juillet). Pour le reste les chiffres sont clairs : les sorties de Pôle emploi sont en diminution et les offres d’emploi collectés n’évoluent positivement que pour les « petits boulots » et toujours pas pour les emplois durables. Avec 4.574.000 inscrits, le nombre des inscrits n'a jamais été aussi élevé.

 

En fait, la majorité de ceux qui quittent Pôle Emploi sont en fin de droits mais cela n'est pas précisé par le gouvernement. Dans ce contexte, de nombreux Français sont victimes d'une forte paupérisation (près de 400.000 ménages voient leurs revenus divisés par deux cette année selon l'Insee).

 

La réalité, c’est que le gouvernement a baissé les bras face au chômage. Sans changement de cap de la politique économique et sans vraie politique de l’emploi, cette situation va perdurer et va peut-être même s’aggraver avec le plan d’austérité mis en œuvre par le gouvernement. C'est pourquoi, plutôt que de nier la réalité, le gouvernement devrait engager une mobilisation collective dans notre pays face à ce fléau.

Tag(s) : #Economie monétaire de production

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