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Il est 12h15, nous sommes mercredi et j’ai enfin 5 minutes pour rédiger cet article. Depuis lundi, j’essaie de trouver le temps mais ce n’est pas évident vu l’agenda de la semaine ! J’avais pourtant pris de bonnes résolutions en début d’année.

Hier soir, c’était mon premier café-débat de l’année 2007 après en avoir organisé seize en 2006, une véritable course de fond voire un véritable marathon !

En effet, en 2006, j’avais lancé l’idée de mettre en place à Dijon « une fabrique du projet socialiste » sur le modèle de la Fabrica Italienne de Romano Prodi après avoir organisé plusieurs réunions internes du PS sur « le diagnostic de l’état de la France ». Au début, nombreux étaient les sceptiques et je les comprends car l’objectif était ambitieux. Ils pensaient peut être que j’étais victime d’une vieille maladie française, « la réunionnite ». Mais quand on veut développer (et non « conserver »), il faut savoir prendre des risques.

Cette « fabrique dijonnaise du projet socialiste » a consisté en l’organisation de 16 cafés débats publics ouverts à tous sur 16 thèmes différents (emploi, Europe, recherche, environnement, santé, … etc) au mois d’avril 2006. A l’issue de ces débats, nous avions transmis une synthèse d’une cinquantaine de page à la commission nationale du projet socialiste. Plus de 1000 personnes ont participé à ces débats et une centaine ont adhéré à la section de Dijon du Parti Socialiste. Ce n’était donc pas un « gadget », ni un symptôme de réunionnite aigüe, mais bien des débats utiles, utiles pour le projet, utiles pour le parti socialiste.

Si mes souvenirs sont bons, j’ai organisé mes premiers cafés débats en 2003 lorsque nous avons engagé, au plan national, la réflexion sur les causes du traumatisme du 21 avril 2002. Je me rappelle encore de ces premiers débats où nous n’étions alors qu’une petite dizaine. Mais ce fut l’occasion de rencontrer des futurs adhérents du parti socialiste qui sont aujourd’hui des membres très actifs. Il y a eu également les cafés débats à l’occasion du referendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Ces derniers étaient, à mon sens, les plus difficiles car il n’y avait pas de synthèse possible.

Hier soir, près de 70 personnes étaient réunies au Café Le Maréchal (2 avenue Maréchal FOCH à DIJON) malgré les intempéries (autoroutes bloquées par la neige, bus paralysés, très difficile de circuler…). Il fallait donc vraiment être motivé pour venir y participer et cela montre le chemin parcouru depuis 2003. Deux heures de débats sur l’éducation, la formation, l’accès à l'emploi, la lutte contre toutes les discriminations, deux heures d’échanges et de propositions. Contrairement au discours ambiant des déclinologues, les citoyens ne se désintéressent pas de la politique mais c’est la politique qui doit changer. Les débats ont été tellement riches que nous aurions eu besoin de trois heures de plus pour traiter tous les sujets ! Ensuite, est venu le temps d’organiser du co-voiturage pour que chacun puisse rentrer chez lui car le réseau de bus était paralysé.

J’apprécie beaucoup cet exercice de démocratie participative. C’est un moment privilégié d’échange avec des citoyens, qui pour la majorité, ne sont membres d’aucun parti politique. Je pense que c’est par ce type de manifestation que nous parviendrons à reconquérir la confiance. Les partis politiques ont été, depuis trop longtemps, éloignés de la population de part leur fonctionnement en vase clos. Certains considèrent qu’ils sont là pour « guider le peuple » mais il faudrait peut être commencer par écouter. Il faut donc passer à une nouvelle étape. Cette étape a commencé en 2003, au congrès de Dijon, lorsque François HOLLANDE a engagé la rénovation du parti socialiste. Nous devons continuer dans ce sens et aller encore « plus haut, plus vite plus fort » !

Alors, ce soir, jeudi et vendredi, on recommence pour un nouveau marathon !

Tag(s) : #La démocratie participative

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