"Rendre compte régulièrement de son travail,
ça doit être le premier devoir d'un élu"
Adjoint au maire de Dijon, Conseiller général de Dijon 5
Secrétaire du PS de Dijon
Ras le bol de croiser des anciens copains qui, malgré, les diplômes sont toujours dans la galère comme si le fait de venir d'un quartier populaire était un handicap qui vous suivait toute votre vie.
Les raisons sont multiples : discriminations raciales, sociales et spatiales, inégalités d'informations, ... etc.
Existe t'il des discriminations spatiales et sociales ? la réponse est oui. Nous n'avons pas les mêmes chances selon le quartier dont nous sommes originaires. Tout comme nous n'avons pas les mêmes chances selon les écoles, collèges, lycées, universités que nous avons fréquentés. Nous n'avons pas les mêmes chances selon notre catégorie sociale d'origine. Car si ce n'était pas le cas, pourquoi tant de débats, de passions et de controverses autour de la carte scolaire par exemple ? Ceux qui ne veulent rien changer sont certainement satisfaits de la situation actuelle. Les conservateurs ont encore de beaux jours devant eux !
Sommes nous inégaux devant l'information ? la réponse est oui. C'est bien pourquoi on parle beaucoup aujourd'hui du "capital social" ou plus restrictivement du "carnet d'adresses".
Quant aux discriminations raciales, elles rongent petit à petit notre société. Le racisme se répand et certains n'hésitent plus à afficher leur haine.
Pourquoi les jeunes issus des quartiers populaires n'auraient pas le droit, comme tout le monde, d'accéder à un emploi après des années d'études réussies ?
"BAC + 5 - sans travail", est ce l'avenir que notre pays veut réserver à sa jeunesse ? tant de talents gachés, tant d'espoirs déçus, il est urgent d'agir ! Car lorsque la jeunesse d'un pays n'a plus d'espoir, cela peut virer au cauchemar. S'il y a une tendance à la radicalisation politique de notre jeunesse depuis plusieurs années, les conditions sociales et les craintes par rapport à l'avenir n'y sont pas pour rien.
La responsabilité de la gauche c'est de redonner espoir à notre jeunesse, de proposer des solutions concrètes pour que chacun puisse se projeter dans l'avenir. Ces désirs d'avenir s'exprimeront, à n'en point douter, dans les urnes en avril 2007. Mais il appartient à la gauche de faire en sorte que ces désirs se transforment en adhésion à un projet et non pas en une disqualification et un rejet.
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