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Laurent Grandguillaume

 

Laurent Grandguillaume,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général de Côte d'Or - Dijon V,

Secrétaire de la section de Dijon du PS

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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 13:50

A propos du budget supplémentaire 2008 :

"Au nom de mes collègues socialistes, radicaux de gauche, citoyens et apparenté, je voudrais dire quelques mots :

Tout d’abord sur la méthode, il est étonnant que l'opposition n'ait pas pris part au vote sur le compte de gestion. C’est d’autant plus bizarre que le principe de séparation de l’ordonnateur et du comptable impose que le compte de l’ordonnateur est le compte administratif, celui qui retrace les dépenses exécutées par l'exécutif, et que le compte de gestion est réalisé par le comptable, c'est-à-dire le trésorier municipal.

Cet agent de l'Etat appréciera, je pense, cette prise de position, mais cela vous importe peu sans doute. Quand on voit comment vous traitez les employés de vie scolaire, lorsque des centaines d'agents de l’Etat vont se retrouver au chômage dans les jours à venir, on peut comprendre cette prise de position.

Pour le reste, ce n'est pas la Ville de Dijon qui est en faillite, mais l'Etat ! Ce sont d’ailleurs vos amis qui l’ont dit haut et fort car les finances de l’Etat vont mal, très mal. Faut-il rappeler que la dette des collectivités locales ne représente que 7 % de la dette publique nationale ? C’est-à-dire que le reste, c’est l’Etat.

Faut-il rappeler que dans le même temps, 75 % des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales ? Comment financent-t-elles ces investissements publics ? Par l’emprunt. En fait, nous finançons nos investissements soit par l’emprunt, soit par les résultats excédentaires, alors que l'Etat finance les salaires par l'emprunt, ce que les collectivités locales ne peuvent pas faire.

On a tout entendu pendant ces élections. « … car la loi du mensonge triomphant qui passe, il faut lutter contre », disait Jean Jaurès. Et la loi du mensonge triomphant que vous essayez d’instaurer en matière de finance, on peut dire qu’elle est loin d’être triomphante. Elle est plutôt déclinante, comme l’ont montré les résultats des élections.

Ce n’est pas la Ville de Dijon qui est en faillite, mais bien l'Etat. Et les 220 millions d’euros de dettes que vous avez laissés en 2001 aux Dijonnaises et aux Dijonnais, ce n'est pas nous qui les avons réalisées !

Ensuite, sur les incertitudes quant à la politique nationale, la révision générale des politiques publiques (RGPP), on pourrait en parler longtemps, mais il y a des conséquences sur les collectivités locales comme les fermetures de classes, les fermetures annoncées de bases, etc. Vers qui les citoyens vont-ils se retourner ? Vers les communes, encore une fois.

Lorsqu’il y a des fermetures de classes, il y a des choix politiques nationaux qui sont engagés. Alors certains choisissent plutôt de dépenser 4 millions d’euros en communication au niveau de l’Etat pour nous faire croire que nos poches sont pleines, mais elles sont vides. Et en même temps, des classes ferment. C’est un peu dommage et c’est même très grave pour les Dijonnaises et les Dijonnais.

On peut aussi avoir des inquiétudes sur les finances puisque c’est la fin du contrat de croissance et de solidarité en 2008. On passe à une indexation zéro volume, c’est-à-dire à une inflation basée sur la loi de finance qui n’est pas l’inflation réelle comme le montre le « panier des maires » ; indice construit par l’association des Maires de France qui reflète bien ces inflations. On passe à une incertitude sur l’évolution des concours de l’Etat avec le fonds de compensation de la TVA qui seraient peut-être intégrés dans les fonds de compensation de l’Etat. On passe à une réforme de la dotation de solidarité urbaine, de la territorialisation de la DGS, de la dotation globale de fonctionnement.

De nombreuses incertitudes pèsent donc sur les communes en matière de recettes ou sur les dépenses qui augmentent en raison du délestage organisé par l’Etat. Il faut peut-être regarder de près ce qui se passe et arrêter avec cette loi du mensonge triomphant qui passe sur les finances de la Ville alors que celles-ci sont saines et se portent bien. La dette se stabilise et les seuils d’alerte rouge, qui étaient réels en 2001 puisque la capacité de l’endettement était supérieure au seuil d’alerte fixé par la loi, sont redescendus en dessous des seuils d’alerte. Cela veut dire que la situation financière s’améliore.

Il faut rétablir la vérité car on entend beaucoup de bêtises et de sottises.

 

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Dijon
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