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Laurent Grandguillaume

 

Laurent Grandguillaume,

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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 12:27

Le libéralisme c'est juste le chacun pour soi.

D'ailleurs Adam SMITH dans "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations" (1776) donnait une définition très simple de cette notion :  « Nous n’attendons pas notre dîner de la bienveillance du boucher ou de celle du marchand de vin et du boulanger, mais bien de la considération qu’ils ont de leur propre intérêt. Nous nous adressons non pas à leur humanité, mais à leur égoïsme, nous ne leur parlerons pas de nos besoins, mais de leurs intérêts ». Il s'agit bien de poursuivre d'abord son propre intérêt, pour soi-disant, contribuer à l'intérêt général (grâce à la "main invisible" du marché). D'ailleurs, tous les sociologues pourront le confirmer, le libéralisme s'accorde justement avec l'individualisme. Le libéralisme c'est aussi le libre échange, sans règle, au plan international, avec les conséquences que l'on connaît (concurrence fiscale, concurrence sur les salaires et sur la déréglementation du travail). Il suffit de relire David RICARDO.

Si on doit défendre les libertés individuelles et une économie sociale et écologique de marché, on doit aussi défendre les services publics (éducation, santé, justice, solidarité, ... etc), l'environnement, la solidarité nationale, la qualité de vie ... etc. La liberté d'entreprendre doit aussi se concilier avec le respect des conditions de travail des salariés et d'un juste niveau de rémunération.

Or, le libéralisme a pour vocation de restreindre l'intervention de l'Etat au strict minimum (police, justice, armée, ...), on en voit aujourd'hui les conséquences. Au plan national, c'est une politique libérale qui est mise en place avec notamment la politique de révision générale des politiques publiques (RGPP dont les conséquences sont les fermetures de classes dans les écoles, de tribunaux, ... etc), les franchises médicales (on fait payer les malades, bonjour la solidarité !), les cadeaux fiscaux aux plus riches (15 milliars d'euros en 2007), le maintien des parachutes dorés ... au nom des libertés individuelles.

Au nom du libéralisme, on demande toujours plus à ceux qui ont le moins et toujours moins à ceux qui ont le plus. Si le choix entre la gauche et la droite, c'est simplement entre un libéralisme bobo et un libéralisme coco, c'est à dire que tout le monde est d'accord sur les réformes économiques et que les seules différences portent sur les sujets sociétaux, alors bonjour les dégâts !

La gauche doit se renouveler, se rénover mais elle doit surtout réinventer ! Il ne faut pas reprendre des vieilles recettes où le choix était entre le marxisme et le libéralisme. Ce débat, il a eu lieu au XIXème siècle et au XXème siècle. Au XXIème siècle, il y a un autre chemin à inventer. 

On se souvient du virage libéral du gouvernement de Lionel JOSPIN en 2000 : priorité à la baisse des impôts, débat sur l'ouverture du capital d'EDF, débat sur l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites, mise en place de l'impôt négatif (d'inspiration ultra-libérale) ... On se souvient encore du 21 avril 2002 et de ses conséquences pour les Français.




 





Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Rénovation - Communauté : Les blogs socialistes
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