Secrétaire de la section de DIJON du PS
Adjoint au maire de Dijon, Vice-Président du Grand Dijon
Comme vous avez pu le constater, je vais essayer, dans la mesure du possible, de rendre compte de mon travail en tant qu'élu local sur mon
blog. En effet, je pense que c'est un devoir pour les élus que de rendre compte de leur travail.
Pour autant, je n'en oublie pas la politique nationale.
Alors, parlons un peu du congrès du PS. On entend déjà, ici ou là, une petite musique de pré-congrès. Je veux parler du "TSS" : Tous, sauf Ségolène. C'est l'alliance potentielle des contraires,
des oppositions, avec comme seule ambition : tout faire pour empêcher la création d'une nouvelle majorité dans laquelle Ségolène ROYAL jouerait un rôle de premier plan, afin de conserver une
chance d'être candidat en 2012. Quelle belle ambition collective !
Que reprochent-ils à Ségolène ROYAL ?
- Ses erreurs pendant la campagne des présidentielles, sans jamais s'interroger sur leurs propres erreurs (certains n'ont-ils pas, délibérement, fait du "savonnage de planche"). On les entendait
pendant la campagne attaquer en permanence la candidate dans la presse, donnant des arguments à notre adversaire. Ils ont parlé d'élection imperdable en 2007 alors qu'ils nous ont mené à une
défaite cuisante en 2002.
- Une "dérive droitière" alors même que ces derniers ont défendu dans le passé l'ouverture du capital d'EDF, la mise en place de l'impôt négatif (idée de Milton FRIEDMAN), le
démantèlement de la Poste, le traité de Barcelone, l'acte unique européen ... etc. Au pouvoir, ils sont libéraux, dans l'opposition, ils sont révolutionnaires. Les idéologues du
dimanche font la leçon. Ils sont tellement bon stratèges qu'ils ont inversé le calendrier en 2002, mettant l'élection présidentielle avant les élections législatives, et
renforçant ainsi la logique de la Vème République.
Ils oublient que Ségolène ROYAL a effacé le traumatisme du 21 avril 2002 lorsque notre candidat a été éliminé dès le premier tour. Et je n'oublie pas le travail qui a été mené par la
direction du PS et son premier secrétaire, François HOLLANDE, pour préparer l'alternative depuis 2002.
Ils oublient qu'elle a réalisé un bon score malgré les divisions internes du PS (traité européen de 2005, primaires internes de 2007) et qu'elle a rassemblé, malgré tout, les radicaux de gauche
et le MRC autour de sa candidature, dès le premier tour.
Ils oublient qu'elle a respecté ses engagements en matière de non cumul des mandats (parlementaire / exécutif local) en ne renouvelant pas sa candidature aux élections législatives en 2007.
Si le PS gagne les élections locales mais perd les élections nationales, il existe une raison simple. Cette raison est, je l'espère, conjoncturelle : les divisions larvées. Il est temps de mettre
fin aux divisions et de se projetter dans l'avenir autour d'un projet, d'une équipe et d'un leader.
Il est temps que le parti socialiste assume son réformisme sur la bases de nos valeurs car sans réforme, il n'y a pas de progrès possibles.
Fasse à la glaciation, proposons une véritable rénovation !
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