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Samedi 13 octobre 2007

Je vous invite à lire le dernier article de Francis PISANI sur la web 3.0, c'est très instructif ! Francis PISANI est journaliste indépendant, il est installé depuis 1996 près de San Francisco et de la Silicon Valley. Il s'intéresse aux réseaux et tout particulièrement à l'internet.


Son article :
http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/10/12/web30-selon-oreilly2/#comments

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Médias communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 11 octobre 2007

Etienne CHOUARD s'est fait connaître du grand public lors du débat sur le traité constitutionnel européen en 2005. Il avait défendu le "non" au traité à travers un texte largement diffusé sur internet. J'étais en désaccord avec sa position lors de ce débat mais je vous invite à lire un de ses articles, datant d'avril 2006, sur la dette publique : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2006/04/30/35-dette-publique-rente-privee

Cette citation correspond à ce que je pense : "Le choix public d'endetter l'Etat auprès des rentiers au lieu d'augmenter l'impôt de ces rentiers explique largement l'augmentation de la dette publique". 

En effet, comment peut-on d'un côté accorder des cadeaux fiscaux aux 1% de ménages les plus riches et dans le même temps demander aux catégories populaires et aux classes moyennes de se serrer la ceinture pour rembourser la dette ? Les pauvres vont s'appauvrir en travaillant et les plus riches vont s'enrichir en dormant.

 

 

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La dette publique
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Mardi 9 octobre 2007

Vous trouverez ci-dessous l'extrait de Duel sur la 3 où mon blog est cité. Merci à "Jean Bien" pour l'info (http://www.jean-bien.fr/).



par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Médias communauté : Les blogs socialistes
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Lundi 8 octobre 2007

lesechoshp145.gifLe Journal Les Echos a décidé de laisser plus de 70 Députés rédiger l'édition d'aujourd'hui. 

Députés-journalistes d'un jour, ils se sont prêtés au jeu. Parmi les Députés socialistes, ont participé notamment François HOLLANDE qui a rédigé un article sur Bernard LAPORTE ..., Manuels VALLS sur « Le salut de la gauche selon BHL », Aurélie FILIPPETTI « En sciences, les femmes et les jeunes ne sont pas à la tête » et même Henri EMMANUELLI avec le livre du jour « Une catéchèse libérale – Petites leçons d'économie de Jean-Marc SYLVESTRE ».

Cette idée originale mérite d'être reconduite mais est-elle si originale ? En effet, dans l'histoire de notre pays il y eut beaucoup de Députés-Journalistes célèbres. 

Je pense en particulier à Jean BOUHEY, Député socialiste de Côte d'Or, que les bourguignons connaissent bien puisqu'il a fondé la Bourgogne républicaine (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bouhey). Les exemples sont nombreux.

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Médias
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Lundi 8 octobre 2007

 Dans le journal Alternatives Economiques d'Octobre 2007, je vous conseille notamment un très bon article sur Peter DRUCKER, l'inventeur du management moderne (http://www.alternatives-economiques.fr/peter-drucker,-inventeur-du-management-moderne_fr_art_475_31821.html). 

Dommage toutefois que son livre « Au-delà du capitalisme » (1993) n'ait pas été cité. En effet, il avait réalisé une très bonne analyse des risques nouveaux à venir dans notre société et des tendances profondes : tribalisme, transnationalisme, régionalisme et société du savoir. Ce livre est à mon sens la synthèse de toute sa pensée et il avait perçu, à l'époque, les principales métamorphoses en cours dans notre société.

Si vous voulez en savoir plus sur Peter DRUCKER vous pouvez également lire la nécrologie du New York Times du 12 novembre 2005 à l'adresse suivante :
http://www.nytimes.com/2005/11/12/business/12drucker.html?ex=1289451600&en=04f52a7f1fe6f431&ei=5088&partner=rssnyt&emc=rss

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Entreprises communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 7 octobre 2007

- La définition et les mensonges de l'économie :

 

Quand on parle d’économie de marché (expression politiquement correcte pour désigner en fait le capitalisme), il faut d’abord s’interroger sur la définition de cette notion.

 

Selon les ultra-libéraux (Milton FRIEDMAN par exemple), l’économie de marché est une économie dans laquelle les biens et les services s’échangent librement sur des marchés (sans intervention de l’Etat) qui se régulent grâce au mécanisme de la "main invisible" (la recherche de l’intérêt individuel participe à l’intérêt collectif). Le marché permet la rencontre d’une offre et d’une demande qui déterminent un prix d’échange.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette définition ne correspond pas à la réalité. En effet, aujourd’hui l’économie de marché est une économie où l’Etat intervient et se doit d’intervenir à la demande des citoyens.

 

Les marchés existent depuis la nuit des temps, on peut remonter au VIIIème siècle av. J.-C depuis l’intervention de la monnaie. L’expression « économie de marché » si elle a l’avantage d’être utilisée par tout le monde, est très creuse. Elle permet de cacher les questions de dominations et de pouvoir puisque tout le monde pourrait se rencontrer, d’égal à égal, sur un marché pour négocier.

 

A travers sa définition, l’économie de marché s’oppose à l’économie planifiée dans laquelle l’allocation des ressources est centralisée (décentralisée dans une économie de marché et déterminé par un plan (par le prix dans une économie de marché). Ainsi, la référence à une « économie libre et non faussée » dans le projet de traité constitutionnel européen en 2005 était très maladroite puisque cela ne correspond pas à la réalité (Les Etats interviennent dans les pays européens dans le domaine économique, social, fiscal, environnemental, ... etc). Dans ce même traité, il était fait référence à l’ « économie sociale de marché », modèle dont se réclame la Chine … ce qui montre bien que le terme même d'économie de marché peut contenir tout et n'importe quoi.

 

Lorsque l’on parle de capitalisme industriel, financier, marchand, … on voit vite qui sont les détenteurs du réel pouvoir. On pourrait parler aujourd’hui de capitalisme de la société anonyme, tout le problème est de savoir qui est derrière le terme « anonyme » ...

 

Ainsi, il existe de nombreux mensonges en économie, relevés notamment par Johan Kenneth GALBRAITH dans son dernier livre. On en citera deux pour exemple :

 

« Le client est roi » : Avec l’économie de marché, on a l’impression que le roi c’est le consommateur, c’est lui qui choisit en toute liberté. Il faudra lever ce voile de mystification car les choix des consommateurs sont contraints par le marketing et la publicité. Pour ceux qui voudraient s’en convaincre, je vous invite à lire différents livre sur les méthodes de vente (exemple : Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens – Robert Vincent JOULE et Jean Léon BEAUVOIS, Éditions PUG – 2002) .

 

« Le travail » : ce mot désigne à la fois « l’obligation imposée aux uns et la source de prestige et de forte rémunération que désirent ardemment les autres, et dont ils jouissent » (J. K GALBRAITH, les mensonges de l’économie, 2004 – Éditions Grasset, page 34). Il est épuisant pour les uns et un plaisir pour les autres. Le travail pénible est le moins payé alors que celui qui procure le plus de plaisir est le mieux payé, voilà un autre paradoxe. John Kenneth GALBRAITH ajoute cette remarque très juste : « Le travail est jugé essentiel pour les pauvres. S’en affranchir est louable pour les riches ». Ainsi, les loisirs sont souvent condamnés pour les pauvres mais acceptés pour les plus riches. Rappelez-vous pendant la campagne présidentielle, l'intrusion de l'expression « la France qui se lève tôt ».

 

On voit que ces mensonges révèlent la complexité du débat sur la nature et l'évolution l'économie de marché. Il faudrait sortir des sentiers battus !

 

- Le contexte :

 

Quelle est la situation aujourd’hui au plan international ?

  - La transition, irréversible, des économies planifiées (dans l’est) à des économies de marché, 

- La dérégulation économique dans les pays occidentaux, la critique virulente contre l’Etat providence (qui serait un « Etat nounou ») et le développement de la société de marché,
 

- La disparition quasi-totale des modèles de développement alternatifs à ceux du Fonds Monétaire International (politique des ajustements structurels) dans le pays africains et d’Amérique du sud.

Il y a donc une hégémonie culturelle et politique du modèle ultra-libéral avec une critique systématique du rôle de l’Etat et une extension du champ social soumis à la régulation marchande. Pourtant, il y a, concomitamment, une volonté de civiliser et d’organiser l’économie de marché. Nos économies de marché, malgré les pressions exercées par les ultra-libéraux sont institutionnalisées.

 

Il y a également un phénomène de complexification du fonctionnement des économies (un objet est compliqué par les éléments qui le composent, un objet est complexe par les interactions entre les différents éléments qui le composent).


Ce phénomène est causé par :

 - Les interactions entre les différents agents économiques (individus, entreprises, Etats, …), interactions qui s’opèrent en dehors des frontières géographiques. Les pays sont, par conséquent, fortement interdépendants. Un choc économique intervenant dans un pays a forcément des conséquences dans les autres pays (exemple : crise récente de l’immobilier aux Etats-Unis), 

- Le raccourcissement des processus de production, de création et d’innovation. Les produits ont une durée de vie plus faible, il y a des phénomènes d’emballement qui en résultent,

- La différenciation des produits,
 

- La différenciation des modèles d’entreprises : des grandes entreprises (monopoles et oligopoles) qui fonctionnent sur un modèle bureaucratique, les sociétés anonymes animées par un directeur constituent le cœur de notre système, et de l’autre côté des P.M.E, des petites exploitations agricoles, les commerces, … etc, dont les propriétaires sont responsables de la gestion et du succès ou de l’échec possible.

- Les perspectives :

Aujourd’hui, l’économie de marché appelle une intervention de l’Etat mais sous d’autres formes que celles connues par le passé :

- Les citoyens veulent d’un Etat qui organise, qui intervient en édictant des règles. On se situe plus dans le discours sur la définition de normes (traçabilité par exemple) pour réguler les marchés qui sont, par nature, décentralisés,
 

- La nécessité d’une intervention forte de l’Etat dans le domaine environnemental compte tenu des enjeux pour la planète,
 

- La nécessité de changer nos modes d’évaluation et de calcul. Le calcul marchand n’est plus suffisant comme en témoigne les coûts sociaux et écologiques d’un certain mode de développement. Le « Produit Intérieur Brut » ne permet pas de mesurer le progrès social et écologique,
 

- La garantie de l’indépendance des médias,

 

Un des nouveaux défis à venir sera de dépasser le cadre national pour mettre en place de nouvelles régulations. En effet, face aux marchés (de biens, de services, monétaires et financiers) qui sont aujourd’hui mondialisés, il n’existe pas de contre pouvoir en capacité d’imposer des normes et une véritable régulation.

 

Un autre défi sera, pour les citoyens, de dépasser le syndrome « NIMBY – Not in my back yard ». En effet, un grand nombre de citoyens veulent payer moins d’impôts mais dans le même temps, ils ne veulent pas que l’on ferme l’école du village ou l’agence de la poste. Ils veulent moins d’Etat mais dans le même temps veulent plus d’infrastructures, plus de services publics, plus de police, plus de justice, … etc. Ils veulent que l’on protège l’environnement mais ne veulent pas d’éolienne à proximité de leur village, … les exemples sont nombreux.

 

Alors sortons des caricatures sur ce sujet et engageons un vrai débat !

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Economie monétaire de production communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 7 octobre 2007
Quel match ! L'hémisphère nord a repris le dessus ...

Maintenant, il faut préparer le match contre les Anglais, on serra tous avec les bleus !
par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Chroniques communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 3 octobre 2007

Pétition contre les tests ADN

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.

Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.


Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.


Signez la pétition à l'adresse suivante : http://www.touchepasamonadn.com

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : Les nouveaux réactionnaires
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Lundi 1 octobre 2007

Hier soir, l'émission "duel sur la 3", animée par Christine OCKRENT a fait référence à mon blog sur la question de la dette publique (http://programmes.france3.fr/duel-sur-la-3/34541165-fr.php  51ème minute). C'est dans le cadre de la rubrique "Buzz" de Laure-Anne BERROU (en plus, elle y met de l'humour !).  

La question de la dette est actuellement au coeur de l'actualité compte tenu du dérapage auquel on assite sur les comptes sociaux et plus globalement sur les comptes publics. 

Il ne s'agit pas seulement d'être dans le constat, il faut proposer et agir. L'UMP, au pouvoir depuis 2002, n'a cessé de promettre de lutter contre l'augmentation de la dette de l'Etat. Or, la dette publique a explosé, les déficits se creusent provoquant un effet "boule de neige" (la dette génère des intérêts nouveaux qui génèrent à nouveau de la dette) malgré les nombreux rapports commandés.

Longtemps, la droite a caricaturé la gauche sur l'idée qu'elle est, par nature, mauvaise gestionnaire, dépensière, et pourtant ... les chiffres parlent d'eux-mêmes. Il suffit de comparer dans ce domaine le bilan du gouvernement JOSPIN et celui du gouvernement RAFFARIN - VILLEPIN - SARKOZY.

Cette "explosion" est le résultat des choix politiques qui ont été opérés : des cadeaux fiscaux aux plus riches qui ont diminué les ressources de l'Etat sans aucune contrepartie en matière de dynamisation de la croissance économique. 

J'aurai l'occasion, dans un prochain article, de faire plusieurs propositions pour participer à ce débat qui sera, à n'en point douter, capital pour les années à venir et plus particulièrement pour les générations futures.

par Laurent GRANDGUILLAUME publié dans : La dette publique
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Lundi 1 octobre 2007

Je vous invite à lire l'article de Catherine MAIA, Dijonnaise, sur le site mutipol.org à propos de l'opposition de la Pologne à la création d'une journée européenne contre la peine de mort.

http://blog.multipol.org/post/2007/09/19/ACTU-%3A-Opposition-de-la-Pologne-a-la-creation-dune-journee-europeenne-contre-la-peine-de-mort

Rien n'est jamais acquis même les droits fondamentaux !

publié dans : Les fondamentaux
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