Dimanche 23 janvier 2011
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Le gouvernement UMP veut supprimer 311 postes d’enseignants en Bourgogne. Ainsi, dans notre région, 125 postes d’enseignants seront supprimés dans le premier degré et 186
dans le second degré, en zone urbaine comme en zone rurale. 500 postes furent déjà supprimés au cours des dernières années.
Ces suppressions de postes ont des conséquences graves dans nos écoles, nos collèges et nos lycées.
Pour exemple, la
nouvelle Dotation Globale Horaire (DGH) du collège Gaston Bachelard situé dans le quartier de Fontaine d'Ouche à Dijon va diminuer alors même que les effectifs du collège sont en hausse pour la
deuxième année consécutive. Cela aura pour conséquence de supprimer une division mais pas seulement. Ce collège a, depuis sa création et bien avant l’existence des UPI (Unité Pédagogique
d'Intégration) ou des ULIS (Unité Localisée pour l'Insertion Scolaire), du fait de sa proximité géographique avec le Pôle Sensoriel et Moteur Clos Chauveau et les IME Bel Air et Ecayennes à
Dijon, une véritable culture de l’intégration d'élèves handicapés qui s'est exprimée au travers des projets d'établissement. Ce collège dispose d'une ULIS TFA (trouble de la fonction auditive) et
de deux ULIS TFC (trouble de la fonction cognitive) qui permettent d'accueillir des enfants présentants différents types de handicap. La réduction des moyens provoque une fragilisation des classes allégées qui permettent
pourtant d'accueillir les élèves handicapés dans des conditions de travail adaptées au handicap. Pour maintenir une classe allégée de 15 à 20 élèves, il faudrait que les classes
« ordinaires » accueillent de 32 à 35 élèves ce qui est impossible !
En 2011, ce sont ainsi 16 000 postes au plan national qui seront supprimés, faisant passer le nombre de suppressions à 66 000 depuis 2007 (9 000 dans le primaire et 48 500
dans le secondaire). Le gouvernement a choisi une fois de plus de puiser dans l’héritage républicain commun à tous, pour financer des mesures fiscales injustes qui bénéficient aux plus riches
comme le bouclier fiscal. Tandis que le nombre d’élèves inscrits augmentera pour la première fois depuis bon nombre d’années, les moyens mis en œuvre par le gouvernement dans le domaine du
primaire demeurent de 15% inférieurs à ceux des autres pays de l’OCDE.
Il s'agit aujourd'hui de défendre notre conception républicaine du service public d’Education Nationale et de rappeler aux partisans de l’ignorance et de l’incertitude
érigée comme norme, que le savoir est une des conditions d’existence qui permet de garantir la liberté à chacun. Il s'agit de défendre la République laïque et sociale, celle qui assure l'égalité
des possibles à tous les enfants de notre pays quelque soit leur origine sociale. Cette école qui nous offre la liberté est le creuset de notre République, il est le fondement de notre
démocratie.
Nous ne pouvons
rester immobiles face à cette nouvelle injustice dans l'école de la République et de la raison ! La démocratie a le devoir d'éduquer l'enfance; et l'enfance a le droit d'être
éduquée selon les principes mêmes qui assureront plus tard la liberté de l'homme. Il n'appartient à personne, à aucune force politique, de s'interposer entre ce devoir de la nation et ce droit de
l'enfant.
Face aux suppressions de
postes imposés par le gouvernement, face aux parlementaires godillots de la majorité présidentielle, nous devons être debouts et mobilisés !
C'est pourquoi je
vous appelle à vous mobiliser !
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