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LG FH

 

Laurent GRANDGUILLAUME,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général du canton de Dijon V

Présentation

J'ai suivi mes études à l'Université de Bourgogne au sein de laquelle j'ai obtenu une maîtrise de sciences économiques.

Après avoir travaillé dans un établissement financier, j'ai rejoint en 2001 l'équipe de François Rebsamen, Maire de Dijon, en tant que conseiller. Pendant six ans, j'ai participé à l'élaboration de nombreux projets locaux. En 2005, j'ai réussi le concours national d'attaché territorial et suis devenu conseiller en formation.

En mars 2008, j'ai été élu Adjoint au Maire de Dijon, délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale. Dans ce cadre, je participe à plusieurs groupes de travail au plan national dans le domaine de la vie associative et de la jeunesse.

Spécialiste des finances publiques, j'ai été élu Vice-Président délégué aux finances de la Communauté d'Agglomération du Grand Dijon. En novembre 2008, j'ai été élu Conseiller Général du canton de Dijon V qui comprend sept communes et plusieurs quartiers de Dijon (Le canton de Dijon V comprend : une partie de Dijon  : Darcy, Gare, Larrey, Faubourg-Raines, Marcs d'Or, Fontaine d'Ouche; et sept communes : Flavignerot, Corcelles-Les-Monts, Velars-sur-Ouche, Fleurey-sur-Ouche, Lantenay, Pasques, Prenois). Ce canton est à la fois urbain, péri-ubrain et rural. J'ai été réélu avec ma suppléante, Céline Maglica, en mars 2011.

Je suis membre du conseil national du Parti Socialiste et Secrétaire de la section de Dijon. J'ai été délégué national du PS à la formation puis au développement du parti de 2003 à 2008.

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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 13:14

Vous pourrez consulter un article de la Gazette de Côte d'Or dans lequel j'ai répondu à plusieurs questions sur les jurys citoyens.

Bonne lecture : http://www.gazette-cotedor.fr/?id_art=46-jurys-de-citoyens-place-au-debat

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : La démocratie participative
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 16:02
J'ai retrouvé l'intervention de Ségolène ROYAL à la Sorbonne sur la démocratie participative. Elle parle bien de jurys citoyens et non pas de jurys populaires. Elle parle d'évaluation et non pas de révocation. Les "Fouquier-Tinville" ont donc mal jugé son intervention mais l'ont-ils vraiment écouté ?
 
Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : La démocratie participative
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 15:07

Revenons sur les « jurys citoyens ».

 

Lorsque Ségolène ROYAL a fait la proposition de « jurys citoyens », que n’a t’on pas entendu ?

 

Les réactions à droite et à l’extrême droite : Dominique DE VILLEPIN, Premier Ministre UMP, craint le retour « aux comités de salut public de la Révolution française » (lire à ce sujet : http://permanent.nouvelobs.com/politique/20061026.OBS7066.html), Renaud DUTREIL, Ministre UMP des PME, considère que Ségolène ROYAL « reproduit le schéma des sans-culottes de 1793 ». Jean Marie LE PEN parle, quant à lui, des « Soviets ». Nicolas SARKOZY juge cette proposition « outrancièrement populiste ». La pensée unique s’est exprimée comme à son habitude. Ces réactions ne m’étonnent pas, elles révèlent leur ancrage dans un passé révolu. Les archaïques (dont les références doivent remonter bien avant la Grèce Antique) font référence au passé pour mieux étouffer les propositions nouvelles. Je leur conseillerai de lire « Les Actes du Tribunal révolutionnaire », en livre de poche, aux éditions Mercure de France. Ils pourront ainsi relire l’histoire de la révolution française et tout particulièrement des tribunaux révolutionnaires, et peut être comprendre qu’entre les jurys citoyens et les comités de salut public, c’est le jour et la nuit.

 

Les réactions à gauche : "Je ne sais même pas si elle a été inspirée par Le Pen ou Mao Tsé toung, c'est totalement ubuesque et grave", a estimé André Laignel, le président (proche de Laurent FABIUS) de l'Association des maires de France. "Je pense qu'il est bon que les citoyens soient des acteurs, mais il n'est pas bon qu'ils soient des procureurs", a pour sa part estimé Laurent Fabius. On pourrait conseiller à nos camarades de lire tout d’abord une fiche réalisée par le réseau animafac (http://www.animafac.net/article.php3?id_article=1458) qui explique comment organiser un jury citoyen. Cela montre que les étudiants s’en inspirent déjà. On pourrait ensuite leur conseiller d’éviter de faire de la politique du type « guignols » et de caricaturer les positions de leurs propres camarades.

 

Les autres attaques : Max GALLO compare ces jurys citoyens à la révolution culturelle de MAO (http://www.lefigaro.fr/france/20061023.FIG000000309_max_gallo_cela_me_rappelle_la_revolution_culturelle_de_mao.html).  

 

On peut s’inquiéter que le débat soit caricaturé d’une telle façon. Cela montre à quel point notre démocratie est en panne. 

 

Pourtant, les citoyens dans leur majorité ne sont pas hostiles à ce type de proposition comme le montre le sondage exclusif CSA / France EUROPE EXPRESS / France INFO sur « L'opinion des Français sur la mise en place de jurys citoyens tirés au sort pour évaluer les politiques publiques » (http://www.csa-tmo.fr/dataset/data2006/opi20061025a.htm). Ne m’accusez pas de dérive sondocratique parce que j’ai fait référence à un sondage ….

 

Ségolène Royal, qui a proposé la mise en place de "jurys de citoyens" évaluant les politiques publiques des élus, a estimé que "si on avait testé le CPE par un jury de 150 jeunes, on aurait vu très rapidement que cette réforme n'allait jamais être acceptée par les Français". Elle a également proposé que sur les grands sujets nationaux, on organise en amont des jurys citoyens pour que les citoyens donnent leur avis, avant l’examen de ces sujet en Conseils des ministres. Elle a précisé que le dernier mot restera toujours au politique et donc à la démocratie représentative. Pour Ségolène ROYAL, "Il n'est pas question de surveiller ou de destituer qui que ce soit. Simplement, avec les jurys citoyens, l'avis du public aura été donné".

 

L’idée des jurys citoyens a d’ailleurs été formulée dans le dernier de livre de Pierre ROSANVALLON, « La contre-démocratie ». Y a t’il eu autant de réaction à la sortie de ce livre. Non, pourquoi ? Tout simplement parce que Pierre ROSANVALON n’est pas candidat à la présidentielle. Les jurys citoyens existent déjà en Ile de France (http://www.marielauremeyer.com/2006/10/les_jurys_citoy.html). Les élu(e)s qui dénoncent la proposition de Ségolène ROYAL ont-ils manifesté contre les jurys citoyens qui existent déjà ? Non, pourquoi ? Tout simplement, parce que ces jurys citoyens ont été mis en place en dehors de la campagne présidentielle et ne gêne donc pas ceux qui s’opposent à tout ce que dit leur adversaire.

 

Beaucoup ont parlé de « jurys populaires » mais comme le souligne Jean-Claude Guillebaud, "une partie du tintamarre médiatique reposa donc [...] sur un infime - mais décisif - trucage de la parole [de Ségolène Royal]".

Certains ont donc réinventé le novlangue (cf. Georges ORWEL, 1984) où comment étouffer la nouveauté pour mieux se conserver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : La démocratie participative
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 23:35

"Pourquoi la démocratie en panne ? ", c'est le titre du livre de Gérard MENDEL, sous-titré "Construire la démocratie participative", paru aux éditions La Découverte en septembre 2003.

Si la disparition de Gérard MENDEL, le 14 octobre 2004, est passée presque inaperçue dans les médias, il n'en était pas moins un sociologue et un psychanalyste "franc-tireur" qui était en avance sur son époque. En effet, Gérard MENDEL a analysé les raisons de notre "panne démocratique", en sortant des sentiers battus, et proposer des solutions novatrices à travers notamment la démocratie participative.

Dans son livre, Gérard MENDEL soulignait que ce n'était pas la démocratie qui était en crise mais bien la politique.

En effet, les sondages montrent une forte défiance vis à vis du politique et une perte de confiance dans sa capacité à améliorer les conditions d'existence des citoyens. Pour autant, les citoyens ont-ils perdu la volonté de "changer la vie", sommes nous entrés dans l'ère de la fatalité permanente ? non, pour preuve, ils s'investissent de plus en plus dans des associations, dans des collectifs ou dans des groupes de pression.

Par ailleurs, les résultats aux élections nationales font apparaître une forte abstention et une sanction systématique des gouvernements sortants. Pour autant, les citoyens sont-ils associés aux réformes et donc se sentent-ils écoutés ? non, il suffit de se rafraîchir la mémoire avec les derniers mouvement sociaux.

Quelle est la réponse du politique face à ce constat ?

Souvent, cette réponse se limite à la question institutionnelle. Gérard MENDEL écrivait d'ailleurs à ce sujet "Les dirigeants politiques ne voient de solution qu'à leur niveau de responsabilité : réforme constitutionnelle, passage à la VIème République, primaires à l'américaine où les sympathisants des grands partis choisiraient leur candidat à la présidentielle ... Vivant en endogamie, soumis à une concurrence effrénée à la fois électorale et à l'intérieur de leurs organisations, victimes d'une quotidienne course contre la montre qui les coupe de la vie ordinaire et de la culture, ils manifestent une incapacité de percevoir d'autres solutions à la crise politique que celles qui passent par eux."

Le constat est dur. Mais la solution ne passera pas, effectivement, que par le politique car des formes nouvelles de démocratie se sont organisées sans lui et j'aurai l'occasion d'y revenir plus longuement en m'appuyant notamment sur le dernier livre de Pierre ROSANVALLON, "La contre-Démocratie", sous-titré "La politique à l'âge de la défiance", aux Editions du Seuil, paru en septembre 2006.

Si le parti socialiste a fait un grand pas en ouvrant grandes "ses portes et ses fenêtres" à travers sa dernière campagne d'adhésion, les réticences ont été très fortes même de la part de certains qui se disent rénovateurs.

Au niveau des institutions, le problème se posera de la même façon face à des forces conservatrices de droite, qui au-delà des discours de rupture, souhaitent tout faire pour conserver le pouvoir.

Si nous voulons redonner le pouvoir aux français, il faudra nécessairement réaliser une révolution démocratique qui passe par le développement de la démocratie participative notamment. Mais elle fait débat et fera encore débat comme en témoigne les réactions très vives de nombreux conservateurs face à la proposition de Ségolène ROYAL de mettre en place des "jurys citoyens". Ces jurys citoyens participeraient tout simplement à l'évaluation des politiques publiques. Il ne s'agit pas de tribunaux populaires ou de revenir à l'époque de la Terreur mais bien de permettre aux citoyens de pouvoir participer aux choix pour l'avenir.

Gérard MENDEL avec saisi les enjeux pour notre démocratie participative. Son oeuvre a participé, à n'en point douter, à éveiller les consciences.

 

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : La démocratie en panne
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 18:00

Encore un blog ! me direz-vous. Eh oui, le phénomène ne cesse de progresser. Des millions de blogs ont déjà vu le jour sur tous les sujets : de la cuisine ... en passant par la politique. Chacun contribue aux débats, apporte son expérience ou souhaite faire partager ses goûts, loisirs, souvenirs ... etc. Si certains en abusent pour se défouler sur des individus, je conçois au contraire internet comme un lieu de débat où chacun peut s'exprimer mais dans le respect des femmes et des hommes. La tolérance impose aussi le respect.

J'ai donc décidé de créer mon propre blog, encore un blog de plus sur la blogosphère de la plateforme over-blog, non pas pour me parler à moi même, mais pour faire partager mes idées, mes convictions sur un certain nombre de sujets que me tiennent à coeur.

Si j'ai souvent l'occasion de m'exprimer au parti socialiste, dont je suis membre, notamment sur les sujets d'actualité, j'essaie de "sortir la tête du guidon" est de réfléchir aux problèmes de long terme.

Apporter ma contribution, oui, mais à quel titre ? En tant que citoyen, engagé en politique, qui souhaite encore "changer la vie". Utopiste et pragmatique, vous vous direz peut être que c'est contradictoire mais comme le disait si bien Jean JAURES dans son discours à la jeunesse (Albi, 1903), "il faut comprendre le réel et aller à l'idéal". Si les moyens se multiplient pour "comprendre le réel" à travers la sociologie, l'économie, l'histoire, les sciences naturelles et physiques, ... je pense que l'on oublie souvent l'idéal. Savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va, c'est bien, mais encore faut-il définir le but, où l'on va.

Je ne serai pas plus long pour ce premier article mais je vous invite à participer à mon blog, contribuer aux débats en ayant toujours pour règle le respect des femmes et des hommes.

Le premier sujet sur lequel je "posterai" mes contributions s'intitule "la démocratie en panne".

 

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Pourquoi un blog ?
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