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J'ai été surpris ce matin du jugement d'un journaliste (voir l'article ci-dessous qui reprend la chronique de Christian Menanteau) qui a qualifié un amendement que j'ai défendu, visant à encadrer les parachutes dorés, par les termes suivants : " Son amendement sur les indemnités des grands patrons a été mal rédigé. Du coup, les cadres dirigeants qui partent avec un gros chèque ne paieront plus ni CSG, ni cotisations sociales .​" J'aurais donc mal fait mon travail avec les administrateurs de l'Assemblée nationale puisque j'aurais "mal rédigé" mon amendement. Il ne me resterait plus qu'à prendre des cours de droit.

 

Ce journaliste, que je respecte car les journalistes participent grandement à notre vie démocratique, a juste omis de vérifier ses informations et les débats. En effet, mon amendement avait été "sous-amendé" par Monsieur Tian (Député des Républicains), c'est à dire modifié, dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ce sous-amendement, pas suffisamment précis, a réduit la portée de l'amendement que j'avais défendu et a exclu les cadres de l'assujettissement aux cotisations sociales. Ce n'est pas mon amendement qui a posé problème, et qui était très complet dans la rédaction initiale. D'ailleurs le sous-amendement de Monsieur Tian est identique à celui rédigé par l'AFEP (Association Française des Entreprises Privées) qui rassemble plus de 100 des plus grands groupes privés exerçant leur activité en France, et qui a été envoyé aux parlementaires. Mon amendement a donc bel et bien été torpillé pour en réduire la portée.

 

Voilà un exemple de comment le travail de plusieurs mois peut être caricaturé. Depuis le début de l'année je me suis battu et ai fait adopter des amendements dans le cadre de la loi Macron pour encadrer les retraites chapeaux et les Golden Hello, puis cet amendement sur les parachutes dorés. C'est vrai que je n'ai pas passé mon temps à hurler dans les médias pour dénoncer ces "rentes". J'ai juste travaillé pour tenter d'agir après les bruits médiatiques.

 

Conclusion : C'est sans nul doute une erreur humaine et j'imagine qu'à l'ère de l'information en continue ce n'est pas simple de tout vérifier ... Alors, au journaliste qui m'a noté 5/20, j'attribue 20/20 car son travail ne doit pas être facile.

 

Le 14 janvier : quelques jours après la publication de cet article sur mon blog, pas de réponse du journaliste concerné (malgré la transmission), pas de modification de son jugement, ni de l'article publié sur rtl.fr

 

 

 

Tag(s) : #Médias

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