Voici le texte que j'ai adressé au journal le Bien Public et qui a été publié hier :
Après avoir culpabilisé les malades par l'instauration des franchises médicales, la guerre aux chômeurs est maintenant ouverte !
Le gouvernement UMP ne sait plus quoi inventer pour combler les « trous » creusés par les cadeaux fiscaux faits aux plus riches. Il a donc inventé la notion d'« offre raisonnable d'emploi ». À
travers cette notion, il précise les conditions dans lesquelles un chômeur pourrait être radié après deux refus d'une offre d'emploi ou se voir appliquer la dégressivité.
Ce qui est nouveau, c'est qu'au bout de six mois le demandeur serait tenu d'accepter un emploi même s'il entraînait pour lui une baisse importante de sa rémunération (baisse qui pourrait
atteindre jusqu'à 20 %), dans un rayon d'une heure de transport ou 30 km de son domicile. Cette règle s'appliquerait à tous, qu'on dispose d'un véhicule ou non.
Cette mesure démontre, une fois de plus, que ce gouvernement n'est capable que de sanctionner les plus faibles sans jamais s'intéresser à ceux qui encaissent des millions d'euros de stock-options
ou qui font disparaître des milliards d'euros sur les marchés financiers en quelques minutes.
Demain, ce sont de nombreux emplois qui risquent de disparaître face aux erreurs de ce gouvernement. Les déficits extérieurs, les déficits publics, la flambée des prix vont, nécessairement,
diminuer la consommation, l'investissement et donc l'emploi. Au mois de mars, le chômage a d'ailleurs augmenté, preuve supplémentaire de l'inefficacité de cette politique. La décision de remettre
en cause le financement des dispositifs de contrats aidés et d'insertion par l'activité ne va pas améliorer la situation, bien au contraire.
Dépassé par la flambée des prix, incapable de faire augmenter le pouvoir d'achat, le gouvernement UMP continue son action d'exclusion et de paupérisation.
Ce que les Français attendent, c'est une politique courageuse et ambitieuse et non pas une politique de rigueur et de rationnement qui nous mène droit dans le mur.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Le
Parti socialiste a organisé le mercredi 10 octobre, une série d’auditions des principaux acteurs du système de santé sur le thème : “Quelles responsabilités pour les acteurs du système de santé ?
”
Depuis 1983, la guerre civile déchire le Sri Lanka. Au terrorisme souvent aveugle des séparatistes tamouls répond la sanglante répression du gouvernement de Colombo. Parmi les 70 000 victimes de ce terrible conflit figure désormais Elanchelvan Rajendram, assassiné devant son domicile le 28 février 2007 par des militaires cinghalais. Il avait 30 ans. Pendant trois ans, Elvanchevan Rajendram avait pourtant espéré fuir la guerre : après la mort de ses deux frères, dont l’un faisait partie des Tigres tamouls, et suite aux persécutions qu’il avait lui-même subies, il était venu en France au mois de juin 2002, pour y demander l’asile politique. Mais en dépit des traces de tortures marquant son corps, en dépit des preuves relatives à la disparition de ses frères et à sa propre détention, Elanchelvan Rajendram a été débouté et renvoyé au Sri Lanka, le 30 août 2005, suite à un arrêté de reconduite à la frontière. Brièvement incarcéré à son retour au pays, Elanchelvan Rajendram a ensuite tenté de retrouver une vie normale : il a repris ses études, s’est marié et a eu une petite fille, née en automne 2006. À l’aube du 28 février 2007, les militaires qui ont abattu Elanchelvan Rajendram ont tiré seize balles, dont six l’ont atteint. En mars 2007, le ministère de l’Intérieur et l’Office français de protection des réfugiés et apatrides se félicitaient de la diminution substantielle des demandeurs d’asile sur le territoire national.
Ras le bol de croiser des anciens copains qui, malgré, les diplômes sont toujours dans la galère comme si le fait de venir d'un quartier populaire était un handicap qui vous suivait toute votre vie. 
Commentaires