Présentation

LG FH

 

Laurent GRANDGUILLAUME,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général du canton de Dijon V

Présentation

J'ai suivi mes études à l'Université de Bourgogne au sein de laquelle j'ai obtenu une maîtrise de sciences économiques.

Après avoir travaillé dans un établissement financier, j'ai rejoint en 2001 l'équipe de François Rebsamen, Maire de Dijon, en tant que conseiller. Pendant six ans, j'ai participé à l'élaboration de nombreux projets locaux. En 2005, j'ai réussi le concours national d'attaché territorial et suis devenu conseiller en formation.

En mars 2008, j'ai été élu Adjoint au Maire de Dijon, délégué à la jeunesse, à la vie associative et à la démocratie locale. Dans ce cadre, je participe à plusieurs groupes de travail au plan national dans le domaine de la vie associative et de la jeunesse.

Spécialiste des finances publiques, j'ai été élu Vice-Président délégué aux finances de la Communauté d'Agglomération du Grand Dijon. En novembre 2008, j'ai été élu Conseiller Général du canton de Dijon V qui comprend sept communes et plusieurs quartiers de Dijon (Le canton de Dijon V comprend : une partie de Dijon  : Darcy, Gare, Larrey, Faubourg-Raines, Marcs d'Or, Fontaine d'Ouche; et sept communes : Flavignerot, Corcelles-Les-Monts, Velars-sur-Ouche, Fleurey-sur-Ouche, Lantenay, Pasques, Prenois). Ce canton est à la fois urbain, péri-ubrain et rural. J'ai été réélu avec ma suppléante, Céline Maglica, en mars 2011.

Je suis membre du conseil national du Parti Socialiste et Secrétaire de la section de Dijon. J'ai été délégué national du PS à la formation puis au développement du parti de 2003 à 2008.

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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 13:19

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J'ai participé ce matin au vernissage de l'exposition "Fontaine d'Ouche méconnue" réalisée par l'association B.V.F.O (Bien Vivre à Fontaine d'Ouche) présidée par Monsieur VIARD. André GERVAIS et Gérard DUPIRE, tous deux Adjoints au Maire de Dijon étaient également présents. Cette exposition a été organisée dans le cadre du festival "Jours de Fête à Fontaine d'Ouche". On peut la découvrir à la piscine de Fontaine d'Ouche à partir d'aujourd'hui en même temps que le forum des usagers de la piscine. Les bénévoles ont réalisé un travail de grande qualité. 

 

Cette exposition valorise le quartier de Fontaine d'Ouche et démontre ses nombreux atouts qui en font le quartier le plus vert de l'agglomération dijonnaise avec la Combe à la Serpent, le ruisseau, le lac Kir, les vignes des Marcs d'Or ou encore le jardin de l'Arquebuse à proximité. Un quartier également en pleine transformation avec la rénovation urbaine (rénovation du coeur de quartier avec la rénovation du centre commercial notamment). 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Environnement - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 11:22

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J'ai participé Lundi 10 mai 2010 à l'inauguration de la Place Victor Schoelcher située à l'angle du Boulevard Paul Doumer et du Boulevard de Strasbourg de Dijon à l'occasion de la Journée Nationale de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions.

 

François REBSAMEN, Sénateur-Maire de Dijon était présent pour l'occasion avec les autorités civiles et militaires, de nombreux élus locaux et les présidents d'association.

 

Je vous invite à lire cette lettre très complète de Ségolène ROYAL au sujet de l'esclavage et de son abolition afin de susciter votre réflexion sur la traite et l'esclavage, un crime contre l'humanité.

 

 

"Chères amies, chers amis,

 

La lourdeur de l'actualité, la crise financière européenne, la marée noire sur les côtes américaines, la politique de rigueur annoncée par le gouvernement, le grave recul du Grenelle de l'environnement, les menaces sur les retraites et bien d'autres sujets graves d'inquiétudes et de colère – dont je vous parlerai demain – vont sans doute rejeter au second plan ce qu'il faudrait activement commémorer en ce 10 mai 2010 : non pas seulement l'élection de François Mitterrand en 1981, ce jour d'espoir si cher à notre coeur, mais la « journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions ». Je voudrais toutefois vous en parler un peu car c'est un jour important et une page de notre histoire.   

 

Cette date a été choisie car c'est le 10 mai 2001 que fut définitivement adoptée par le Parlement la loi proposée par Christiane Taubira, députée de la Guyane, et soutenue par la gauche, reconnaissant la traite et l'esclavage pour ce qu'ils furent : un crime contre l'humanité.

 

La République, ce jour-là, assuma avec lucidité un passé constitutif de notre histoire commune et décida de rendre hommage à ceux, noirs et blancs, esclaves et abolitionnistes, qui se dressèrent contre « l'infâme commerce ».

 

La France, ce jour-là, fut digne de ses valeurs.

 

Loin, très loin de ceux qui, sous prétexte de pourfendre je ne sais quelle repentance imaginaire, la voudrait amnésique, oublieuse de ses combats fondateurs, frileusement crispée sur une identité au rabais.

 

A l'opposé de ceux qui tentèrent, en 2005, de donner force de loi aux « bienfaits de la colonisation » et de ces 40 députés UMP qui, à la veille du 10 mai 2006, voulaient empêcher que, conformément à l'article 2 de la loi de 2001, les programmes scolaires et de recherche accordent à la traite et à l'esclavage la place qu'ils méritent.

  

Je l'ai dit souvent car je le crois profondément : notre pays s'honore d'avoir été le premier à caractériser clairement l'esclavage non pas comme un crime inhumain mais comme crime contre l'humanité. La France a tout à perdre d'une lecture révisionniste de son passé et tout à gagner d'une histoire partagée qui l'arme pour les combats d'aujourd'hui et de demain.

   

Je me souviens d'en avoir parlé avec Aimé Césaire, à Fort de France, lui qui affirmait en 1982 à la tribune de l'Assemblée nationale, combien il est important pour tous les Français « de se rappeler que le combat, le séculaire combat pour la liberté, l'égalité et la fraternité, n'est jamais entièrement gagné et que c'est tous les jours qu'il vaut la peine d'être livré ».

 

Il rendit à cette occasion un bel hommage à Victor Schoelcher, artisan majeur de l'abolition définitive de l'esclavage en 1848, soulignant que le même mouvement l'avait porté, sa vie durant, à vouloir l'émancipation des esclaves et celle des ouvriers « victimes désignées d'un capitalisme sauvage ».

  

Mais nous voulons aussi, ajoutait Césaire, que soit célébré le souvenir de ceux qui ne se résignèrent jamais et se levèrent périodiquement contre l'asservissement esclavagiste.

 

En ce 10 mai 2010, souvenons-nous qu'ils étaient nos frères et nos soeurs ces esclaves déportés d'Afrique qui, par tous les moyens, résistèrent à leur déshumanisation et à leur marchandisation. Ces hommes et ces femmes qui se jetèrent à la mer durant la traversée des bateaux négriers, Ces « marrons » qui s'évadèrent des plantations pour vivre libres. Ces esclaves révoltés qui s'emparèrent des idéaux de 1789 et anticipèrent la première abolition de 1794.

   

Et aussi Louis Delgrès et les siens, dressés en 1802 contre le rétablissement par Bonaparte de l'esclavage en Guadeloupe. Dans la belle Proclamation de Basse Terre publiée le 10 mai 1802, Delgrès en appelle « à l'univers entier » et rappelle à ceux qui trahissent la République que « la résistance à l'oppression est un droit naturel ». Encerclés par les troupes venues les remettre dans les fers, ils choisirent la mort plutôt que la servitude.

 

A leurs côtés, des femmes. Parmi elles, la Mûlatresse Solitude, exécutée après la naissance de son enfant, et Marthe-Rose, blessée au combat, qu'on conduisit à la mort sur un brancard.

 

La répression de cette insurrection républicaine fut sanglante.

  

Il fallut bien des luttes encore et le développement du mouvement abolitionniste pour que la République issue de la Révolution de 1848 abolisse définitivement l'esclavage.

  

Si j'évoque la mémoire des résistants d'alors, c'est pour rappeler que l'abolition ne fut pas un cadeau octroyé mais une conquête, fruit d'une double lutte menée, dans les outre-mers et dans l'Hexagone, par les esclaves eux-mêmes et par les ennemis de l'esclavage.

  

Nous savons qu'après la fin de l'esclavage vinrent d'autres formes de domination : le travail forcé, la citoyenneté inachevée car prise dans le carcan colonial, les espoirs déçus de la départementalisation outre-mer et, de nos jours encore, ces discriminations qui défigurent la République.

  

Mais il ne faut pas, comme le disait sagement Césaire, demander « aux hommes du siècle dernier de résoudre des problèmes qui ne se posaient pas encore à eux ». Ils firent, en leur temps, les choix courageux qui permirent à l'émancipation d'aller de l'avant. D'autres, ensuite, prirent le relais. A nous, aujourd'hui, d'approfondir le chemin qu'ils ont ouvert.

  

Voilà pourquoi il est important de garder vive la mémoire d'un crime dont Frantz Fanon, dans « Peau noire, masques blancs » a admirablement décrit les ravages sur ses victimes et sur ses auteurs : « Le malheur de l'homme de couleur est d'avoir été esclavagisé. Le malheur et l'inhumanité du Blanc sont d'avoir tué l'homme quelque part ». Il disait aussi : « je ne suis pas esclave de l'esclavage qui déshumanisa mes pères » car « moi, l'homme de couleur, je ne veux qu'une chose : que jamais l'instrument ne domine l'homme. Que cesse à jamais l'asservissement de l'homme par l'homme ».

   

Voilà pourquoi il est important de transmettre aux jeunes générations les repères solides d'un récit partagé et citoyen qui ne gomme pas les blessures profondes laissées par quatre siècles de traite et d'esclavage mais rende, dans le même temps, pleinement justice aux combattants et combattantes passés des droits humains et à la richesse actuelle d'une culture française forte de tous ses métissages. L'école et les programmes scolaires ont, ici, le premier rôle. Car il ne s'agit pas de concurrence des mémoires mais de valeurs universelles.

 

Voilà pourquoi, aussi, nous avons quelques raisons supplémentaires d'assumer à l'égard du peuple haïtien, si durement frappé par le terrible séisme de janvier dernier, un devoir de solidarité qui n'oublie pas la contribution apportée à l'histoire de l'humanité par ce pays qui se dressa, à l'appel de Toussaint Louverture, pour « déraciner l'arbre de l'esclavage » et où, comme l'écrit Césaire dans le Cahier d'un retour au pays natal, « la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu'elle croyait à son humanité ».

 

En Poitou-Charentes et tout particulièrement à La Rochelle qui fut un grand port négrier, le 10 mai est un moment fort où l'on peut prendre la mesure du rôle que joua le système esclavagiste dans l'économie du territoire et l'édification des fortunes locales des armateurs et des industriel du sucre. Durant sept mois, de mars à septembre 2010, des débats, des conférences, des expositions, des publications permettent aux habitants de la région de s'approprier cette histoire et aux scientifiques de faire un bilan des connaissances disponibles tout en promouvant de nouvelles recherches.

  

Ce capitalisme négrier dont la région porte l'empreinte eut ses dissidents : au 18ème siècle, Léon-Robert de l'Astran, humaniste et savant naturaliste mais également fils d'un armateur rochellais qui s'adonnait à la traité, refusa que les bateaux qu'il héritait de son père continuent de servir un trafic qu'il réprouvait.

  

En ce 10 mai 2010, je tiens à faire le lien entre ces deux émancipations que furent, à plus d'un siècle de distance, l'abolition définitive de l'esclavage et les indépendances africaines dont on célèbre cette année le cinquantenaire.

  

Nous savons bien, et les Africains mieux que nous, que ces affranchissements de la tutelle coloniale française n'ont, comme le pressentait lucidement Frantz Fanon, pas exaucé toutes les espérances de ceux qui combattirent pour la libération de leur pays. D'autres sujétions prirent le relais. Economiques, politiques et sociales. Le Nord, en général, et la France, en particulier, en portent une part de responsabilité. Ce ne fut pas la fin de l'histoire mais le commencement d'une autre et, avec elle, d'autres combats.

  

Mais je n'ai pas, vous le savez, de l'Afrique une vision misérabiliste car je sais combien elle recèle de talents, d'énergies, d'intelligences, de solidarités pour tracer son propre chemin et construire, à égalité, ce monde nouveau dont nous ressentons l'urgence.

  

J'ai dit à Dakar, le 7 avril 2009, combien nos destins étaient liés, pour le pire, parfois, dont témoigne notre passé mais surtout pour le meilleur, à bâtir ensemble.

  

J'ai dit, à Dakar, que nous avions le devoir de poser des mots justes sur ce qui fut, un devoir de vérité. C'est pourquoi elles n'auraient jamais dû être prononcées au nom de la France, ces paroles humiliantes d'un Président aveugle à l'histoire de l'Afrique et à sa contribution de longue date à l'histoire du monde.

  

J'ai dit, à Dakar, ma conviction que ce siècle serait celui du continent africain.

  

La mondialisation esclavagiste a été défaite.

 

La mondialisation colonialiste a été défaite.

 

La mondialisation de la finance prédatrice le sera à son tour si nous en avons le courage, à commencer par celui d'aller contre les idées reçues, les modèles éculés et les égoïsmes dépassés.

   

Amitiés fidèles, 

 

Ségolène Royal"

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 11:05

Chers signataires,

 


Vous avez été plus de 8 000 à vous mobiliser et à signer la pétition que j'ai souhaité lancer le 18 janvier dernier afin de mettre un terme à une situation intolérable pour nombre de nos concitoyens.

 

Le Gouvernement laissait persister une présomption d'usurpation de nationalité, obligeant certains français titulaires d'une pièce d'identité française à prouver leur nationalité pour la renouveler, les forçant à produire une série de justificatifs remontant parfois sur plusieurs générations.  J'ai interpellé, comme certains de mes collègues députés, le Ministre sur ce thème en mars dernier, lui demandant, et de manière urgente de prendre enfin des mesures concrètes et un décret visant à inverser la charge de la preuve pour que les personnes victimes de ce zèle administratif ne soient plus contraintes de fournir plus que de raisons des justificatifs de leur nationalité.

 

En effet, certains services continuaient à adopter une interprétation très extensive de la notion de doute. Notre mobilisation a porté ses fruits car après avoir évoqué de simples « tracasseries » Brice Hortefeux s'est enfin saisi de cette question en adressant dans un premier temps aux préfets de nouvelles instructions écrites prescrivant que, désormais, «une CNI plastifiée ou un passeport électronique suffira comme preuve (de nationalité) pour obtenir le renouvellement de ses documents» et en leur demandant de réunir «les cadres et agents de guichet pour les informer» de ces nouvelles dispositions.

 

En février, il a par ailleurs enfin annoncé en conseil des ministres le dépôt d'un décret auquel nous appelions. Ce décret est parvenu au Conseil d'Etat et sera prochainement publié. De plus, ce
sujet sera d'actualité le 20 mai prochain, lors d'un débat en séance à l'Assemblée nationale. A cette occasion, les parlementaires socialistes qui se sont tous engagés sur ce thème ne manqueront pas de rappeler au ministre ses engagements.

 

Notre mobilisation à tous aura donc porté ses fruits et permis à de nombreux français de voir leur
situation s'améliorer. Surtout, notre engagement, je le crois, a renforcé le principe d'égalité de traitement des usagers et au-delà de l'usager de l'être humain. Les instructions du ministère de l'Intérieur n'étaient pas appliquées de manière identique dans toutes les mairies et préfectures. Plus que de particularismes locaux, il s'agissait d'une rupture de l'équité territoriale et d'une rupture de l'égalité de traitement par le service public qu'il n'était plus possible de laisser perdurer.

 

Je vous remercie,

François Rebsamen, Sénateur-Maire de Dijon

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 00:31

J'ai participé, jeudi 29 avril 2010, à "Jours d'Assoc", journée départementale associative organisée par la Ligue de l'Enseignement de Côte d'Or qui avait lieu dans les locaux de la MJC de Chenôve sur le thème "Mutualisation et Coopération Associatives". Différents ateliers étaient organisés sur la journée ("Mutualisation de moyens et regroupement de compétences", "l'emploi dans les associations") avec la participation de nombreuses associations. J'étais invité pour intervenir sur : "L'impact du projet de réforme des collectivités locales sur la vie associative".

 

Il faut d'abord rappeler que l'Etat se désengageant de plus en plus du soutien à la vie associative, les collectivités locales sont aujourd'hui les premiers financeurs de ce secteur (elles fournissent 28% de son financement contre 12% pour l'Etat). Cette tendance s'accroît avec la politique de révision générale des politiques publiques (RGPP) qui s'accompagne d'une casse des services publics et donc d'une baisse du soutien des services déconcentrés de l'Etat aux associations.

 

Or, la réforme territoriale, qui est très opaque pour les citoyens, aura de lourdes conséquences sur les ressources des collectivités locales et donc sur les financements accordés aux associations :

 

- Tout d'abord, elle aboutira à une diminution des subventions aux associations. En effet, les collectivités locales sont confrontées à une baisse de leurs ressources fiscales (suppression de la taxe professionnelle notamment) et à une perte d'autonomie fiscale à laquelle il faut ajouter une baisse des dotations de l'Etat. La diminution des financements aggravera la situation des territoires urbains les plus fragiles et des territoires ruraux (disparition d'associations alors que ces territoires subissent déjà la fermeture de certains services publics locaux, de bureaux de poste, d'écoles, ... etc). Or, le contexte de crise économique, sociale et écologique appelle, au contraire, un renforcement des moyens au service de l'innovation sociale.

 

- Ensuite, elle supprimera les financements croisés en direction du monde associatif. Ce sera la conséquence directe de la suppression probable de la clause de compétence générale pour les conseils généraux et les conseils régionaux (fin possible des financements croisés dans le domaine culturel et sportif notamment). Or, la clause de compétence générale est un formidable levier et un accélérateur pour l'engagement des collectivités locales en faveur du monde associatif et tout particulièrement dans les domaines culturel et sportif. Elle permet aux collectivités locales d’administrer librement leurs compétences sur leurs territoires. Les collectivités peuvent donc intervenir dans tout domaine, sur la base de l’intérêt public local et dès lors que la compétence n’est pas dévolue par les textes à une autre personne publique.  En supprimant la clause de compétence générale pour les conseils généraux et les conseils régionaux, et donc en réduisant leurs compétences, la réforme territoriale aggravera les disparités territoriales. Jusqu'à présent, des associations qui avaient des projets ambitieux, de part leur rayonnement, et innovants pouvaient bénéficier de l'aide de communes, du conseil général et du conseil régional, ça ne sera plus le cas demain si la clause de compétence générale est supprimée pour les conseils généraux et les conseils régionaux. Dans ce cas, les communes ne seront pas en capacité de compenser les baisses de subvention. 

 

- Enfin, elle consacrera le glissement progressif vers une culture de la commande publique qui banalise le fait associatif. Ce glissement va s'accélérer avec la réforme territoriale car les collectivités vont contracter leurs dépenses dans un contexte de diminution de leurs ressources. C'est le passage d'une logique où les associations étaient considérées comme des partenaires à une logique où elles sont considérées comme des prestataires. Cette logique exclue le rôle du bénévolat et exacerbe la concurrence entre associations.

 

Pour sortir de cette situation, voici plusieurs pistes de réflexion :

 

- Abroger cette réforme territoriale injuste et inefficace, et proposer une réforme qui aille dans le sens du progrès et donc du renforcement de la décentralisation et de l'autonomie fiscale et financière des collectivités territoriales. Cette réforme doit être indissociable d'une réforme de la fiscalité locale pour plus de justice sociale notamment à travers la réforme des bases. Elle doit s'accompagner également d'une péréquation beaucoup plus forte entre les territoires pour réduire les disparités territoriales.

 

- Moderniser les relations contractuelles entre associations et pouvoirs publics à travers la mise en place d'un "contrat social et citoyen" entre l'Etat, les collectivités locales et les associations pour considérer les associations comme des partenaires et non plus comme des prestataires à travers le développement des conventions pluriannuelles à tous les niveaux (local, départemental, régional et national). Ce contrat fixerait les engagements des pouvoirs publics envers les associations. Il pourrait faire l'objet d'assises nationales de la vie associative réunissant tous les acteurs. En 2001, la Charte des engagements réciproques a énoncé un principe d'action partagé par les associations et l'Etat afin "de concourir dans un but autre que le partage des bénéfices à la création de richesses, qu'elles soient sociales, culturelles et économiques, afin que l'économie de marché ne dégénère pas en société de marché mais puisse, au contraire, permettre l'affirmation d'une plus grande solidarité". La victoire de l'UMP à l'élection présidentielle de 2002 a mis fin aux ambitions de cette charte, à la co-construction et à la co-responsabilité. Il faudra ainsi promouvoir des partenariats qui s'inscrivent dans la durée, évaluables par les citoyens et qui permettront d'agir sur le moyen terme et sur le long terme. Les associations doivent rester des forces de proposition, le projet doit primer sur l'activité.

 

- Développer le bénévolat à travers une véritable éducation à l'engagement bénévole dès le plus jeune âge en s'appuyant sur les fédérations d'éducation populaire et l'école publique.

 

- Défendre au niveau européen les services sociaux d'intérêt général (SSIG). L’Assemblée des départements de France invite d'ailleurs les conseils généraux à délibérer dans leurs assemblées respectives sur les services sociaux départementaux afin de les exclure du champ de la directive « Services » de l’Union européenne. A l'Assemblée nationale, le 21 janvier dernier, le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche, a défendu dans l’hémicycle une proposition de loi relative à la protection des missions d’intérêt général imparties aux services sociaux et à la transposition de la directive services. Ce texte, qui visait à exclure les services sociaux du champ d’application de la directive services, a été rejeté par la majorité UMP. Voir à ce sujet, l'intervention de Danièle Hoffman-Rispal, Députée socialiste, à l'Assemblée nationale :

 

 

 

- Promouvoir une démocratie participative qui soit complémentaire de la démocratie représentative et de la démocratie sociale pour donner toute leur place aux associations.

 

- S'il existe des pôles de compétitivité, il faudrait développer des "pôles de coopération" dans le champ de l'économie sociale et solidaire avec pour objectifs : la réduction des disparités territoriales, la lutte contre les inégalités sociales et la protection de l'environnement.

 

- Promouvoir la mutualisation dans le mouvement associatif à travers le soutien aux fédérations, aux groupements d'employeurs et au développement de locaux d'accueil mutualisés.


Face à la baisse des subventions publiques, on évoque souvent la piste du mécénat et des donations mais il faut savoir qu'ils ne représentent aujourd'hui que 5% des ressources associatives avec un dispositif fiscal qui est pourtant l'un des plus avantageux d'Europe.

 

Le mouvement associatif est indissociable d'une démocratie renouvelée, décentralisée et donc de la démocratie locale. C'est aujourd'hui la participation des citoyens qui pourrait être remise en cause à travers cette réforme territoriale.

 

Près de 70% des Français font d'abord confiance aux associations pour affronter la crise contre 38% seulement aux pouvoirs publics. En effet, les associations, organismes à but non lucratif, produisent des biens et services, emploient des salariés et participent donc à l'économie nationale et locale (elles représentent 4% du PIB et 8% de l'emploi salarié privé en France). Le mouvement associatif représente plus de 14 millions de bénévoles engagés dans plus d'un million d'associations. Les associations offrent des services mais sont aussi des lieux d'engagement essentiels pour la vie citoyenne. Elles ont également de nombreuses spécificités qui sont des atouts indéniables : un mode de gouvernance participatif, le bénévolat, leur capacité d'initiative et de mutualisation à travers les fédérations, la coordination, ... etc. Il est donc essentiel de les défendre.

 

Aucun des défis majeurs qui sont devant nous ne peuvent être relevés par les seuls moyens de la loi, de la technique ou du marché. La mobilisation des citoyens et du corps social est une impérieuse nécessité !

 

 

A lire :

 

Note de la fondation Terra Nova : "La réforme des collectivités territoriales : un danger pour les politiques culturelles locales et le développement des territoires" : http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1197

 

Pétition à signer : http://www.parti-socialiste.fr/articles/les-associations-menacees-par-la-reforme-territoriale-signez-la-petition

 

Le dossier sur la réforme territoriale : http://www.parti-socialiste.fr/categories/dossiers/reforme-des-collectivites-territoriales

 

Les revues spécialisées :

 

- "La vie associative" bulletin de la Conférence permanente des coordinations associatives n°12 - octobre 2009 : Associations et logiques de marché : http://cpca.asso.fr/spip.php?rubrique10

- "L'initiative citoyenne sur commande ?" : http://cpca.asso.fr/spip.php?article1878

 

 

A voir : 

 

Trois questions à M. GONTCHAROFF, cofondateur de l’ADELS (association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale).

 

 

 

 

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : La démocratie participative - Communauté : Les blogs socialistes
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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 22:00

J'ai été invité lundi dernier par Arnaud Bousquet, journaliste, dans le cadre de l'émission politique qu'il anime sur France Bleu Bourgogne. Le contenu de l'émission a été publié par la Gazette de Côte d'Or à l'adresse suivante :

 

 http://www.gazette-cotedor.fr/2010/04/21/laurent-grandguillaume-%C2%AB%C2%A0non-a-la-campagne-d%E2%80%99affolement-sur-les-retraites%C2%A0-%C2%BB/

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Médias - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 23:26

La politique menée depuis plusieurs années par la droite au pouvoir, et particulièrement depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, menace la vitalité associative de notre pays, ce que la gauche n’a cessé de dénoncer en exprimant, à de nombreuses reprises, ses préoccupations quant aux coups portés au mouvement sportif, à l’éducation populaire et à l’économie sociale.


La vie associative est cruciale pour notre société. Vingt millions de Français dont 14 millions de bénévoles sont membres d’une association et engagés dans la construction de projets collectifs portés par ces associations.

 

Le désengagement cynique de l’État, la casse des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.

 

Les collectivités territoriales dirigées par la gauche ont pallié dans l’urgence ces mesures dévastatrices, par des politiques locales, volontaristes, responsables et soucieuses des besoins quotidiens des Français. Mais la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner les projets portés par le mouvement associatif est aujourd’hui mise en danger par l'étranglement financier des collectivités locales et par le projet de réforme des collectivités territoriales. Le soutien local au sport, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire en sera gravement affecté.

 

Cette destruction programmée du paysage associatif justifie que tous les citoyens se mobilisent et s’y opposent.

 

Ensemble :

  • Nous exigeons le retrait des projets territoriaux du gouvernement qui menacent la vitalité du mouvement, des valeurs et des projets associatifs ;
  • Nous voulons des pouvoirs publics engagés auprès des associations, pour soutenir leurs actions, essentielles pour les Françaises et les Français.

Il faut non seulement maintenir mais aussi développer sur tout le territoire, au plus près des citoyens, le sport, l’éducation populaire, l’ensemble des services d’intérêt général portés par les associations, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la vitalité démocratique.

 

Signez la pétition : http://www.defendonsnosterritoires.fr/petition-associations-menacees

 

Liste des premier-e-s signataires :

Martine Aubry, Première secrétaire du PS,
Edwige Avice
, ancienne ministre des Sports,
Laurent Fabius, député de Seine-Maritime,

Élisabeth Guigou
, députée de Seine-Saint-Denis,
Claudy Lebreton, président de la FNESR, président du Conseil général des Côtes d’Armor,
Farida Boudaoud, Secrétaire nationale vie associative et ESS,
Brigitte Bourguignon, Secrétaire nationale sport,
Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation,
Hamou Bouakkaz, adjoint au Maire de Paris, chargé de la vie associative,
Bernadette Bourzai, sénatrice de la Corrèze,
Patrick Bloche, député de Paris,
Maryvonne Blondin, sénatrice du Finistère,
Valérie Fourneyron, députée de la Seine-maritime,
Régis Juanico, député de la Loire,
Serge Lagauche, sénateur du Val-de-Marne,
Jack Lang, député du Pas-de-Calais,
Bruno Leroux, député Seine-Saint-Denis, président de la Fédération nationale Léo Lagrange,

Marie Richard
, conseillère régionale, maire de La Ferté-sous-Jouarre,
Michel Sergent, sénateur du Pas-de-Calais,
Catherine Tasca, sénatrice des Yvelines,
Catherine Trautmann, députée européenne,
Romain Barras, 5e aux Jeux olympiques de Pékin (décathlon),
Maxime Beaumont, membre de l’équipe de France de kayak, membre de l’équipe olympique,

Mathieu Beugnet
, champion d’Europe de marathon en canoë-kayak (course en ligne), membre de l’équipe olympique,
Vanessa Boubryemm, 7e aux Jeux olympiques de Pékin en lutte féminine, championne de France et d’Europe (de lutte féminine),
Stéphane Caristan, ancien champion du monde de 60 mètres en salle, ancien champion d’Europe 110 mètres haies, directeur des équipes de France d’athlétisme, adjoint au maire de Créteil,
Kader Chekhemani, vice-président de la région Haute-Normandie en charge du sport, ancien champion d'athlétisme,
Marie Delattre, médaillée de bronze de canoë-kayak (course en ligne) aux Jeux olympiques de Pékin, porte-parole de l'équipe olympique du Pas-de-calais pour les JO de Londres,
Didier Hoyer, double médaillé olympique aux JO de Los Angeles et Barcelone, 5 fois médaillé aux championnats du monde, président du club de canoë-kayak de Boulogne sur mer,
Lise Legrand, médaillée de bronze Jeux olympiques d’Athènes, présidente Comité régional de lutte,
Bernard Grosgeorge, entraîneur national à la Fédération française de basket-ball,
Roxana Maracineanu, championne du monde de natation, vice championne olympique, conseillère régionale Ile-de-France,
Thomas Simart, champion d’Europe en canoë-kayak (course en ligne), membre de l’équipe olympique,
Didier Bezace, acteur, metteur en scène

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Les relations sociales - Communauté : Les blogs citoyens
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 19:42

Conseil Général de Côte d'Or : J'ai participé, samedi 27 mars, à la signature du contrat Ambition Côte d'Or entre le Conseil Général de Côte d'Or et les communautés de communes "Forêt, Lavières et Suzon" et "Pays de Saint Seine". N'ayant pas été invité par Monsieur le Président UMP-Nouveau Centre du Conseil Général de Côte d'Or, François Sauvadet, et étant concerné en tant que Conseiller Général par ce contrat, je me suis invité ... les traditions républicaines se perdent. Je n'ose même pas demander pourquoi je n'ai pas été associé aux réunions préalables à la signature du contrat. Drôle de conception de la démocratie.

La pauvreté en France : J'ai participé, samedi 27 mars à la Faculté de Médecine de Dijon, à une partie de la journée thématique sur "l'action humanitaire face à la pauvreté en France" sous la présidence du Dr. Xavier Emmanuelli. Cette journée était organisée par l'association bourguignonne pour la formation à l'action humanitaire (ABFAH). Plusieurs tables rondes ont été organisées dans ce cadre : "la pauvreté change de visage et se rapproche de nous" avec Denis Clerc, fondateur de la revue Alternatives Economiques, "la SDAT (Société Dijonnaise de l'Assistance par le Travail) : une association spécialisée dans la précarité" avec Bernard Quaretta, ancien directeur, "charité, philantropie et humanitaire" avec Daniel Terrolle, Maître de Conférences en anthropologie, Paris VIII, "l'urgence, le à côté et le peu : l'action humanitaire et les SDF" avec Patrick Bruneteaux, Chercheur au CRPS. Les débats étaient très intéressants et ont permis de combattre de nombreuses contre-vérités notamment sur la question des SDF. J'ai également découvert à cette occasion l'association "les morts de la rue" (
http://www.mortsdelarue.org/).

Ni pauvre, ni soumis : J'ai participé, samedi 27 mars, à la manifestation organisée à Dijon par le collectif "ni pauvre, ni soumis" qui avait appelé à une manifestation nationale dans une vingtaine de villes en France. Ce collectif rassemble une centaine d'associations de personnes handicapées ou malades, souvent touchées par la pauvreté,  il réclame un "revenu d'existence" et de plus grandes facilités d'accès aux soins. Le collectif demande ainsi l'augmentation du seuil d'accès à la couverture médicale universelle (CMU) complémentaire (fixé à environ 600 euros pour une personne seule) pour que ceux qui bénéficient de l'AAH puissent en profiter. Il exige le retrait des franchises médicales, de l'augmentation du forfait hospitalier et de l'imposition fiscale des indemnités journalières de maladie. En effet, les personnes handicapées sont les premières victimes de cette imposition, selon l'Association des paralysés de France (APF). En France, près de un million de personnes en situation de handicap vivent sous le seuil de pauvreté alors que l'année 2010 est l'année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, c'est aussi l'année de l'application de la Convention Internationale de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées.

Culture : J'ai participé, samedi 27 mars, à l'inauguration de l'exposition organisée par le club photo du Foyer Rural de Prenois sur le thème "graphisme, natures mortes et Macro". J'ai également participé, vendredi 26 mars, à la deuxième soirée du festival Kultur'Mix (un festival pour et par les jeunes soutenu par la ville de Dijon et qui se déroule toute l'année), le thème de cette soirée : le théâtre d'improvisation. Elle était organisée par l'association étudiante "ACEF-IUP" avec la participation de plusieurs jeunes dijonnaise qui se sont produits pour la première fois sur scène à l'Athénéum.

Assemblées générales et évènements associatifs : J'ai participé à plusieurs assemblées générales d'associations : l'association vivre ensemble à Fleurey-sur-Ouche, l'association histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche, les Chantalistes, et plusieurs évènements associatifs : la soirée des partenaires du Tigers'Den (boxe thaïlandaise à Dijon), le loto de l'association Manège (c'est une halte-garderie associative spécialisée qui accueille des enfants de 0 à 6 ans en difficultés ou en situation de handicap), la remise des prix du 8ème Rallye des Jonquilles (randonnée de cyclotourisme) organisé par la section cyclotourisme de l'association Chantalistes Sport et Culture.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Chroniques - Communauté : Les blogs citoyens
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 19:26

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a décidé d’autoriser GDF-Suez à augmenter les tarifs du gaz de 9,7% au 1er avril. L'Etat, premier actionnaire de GDF Suez, ne peut se cacher derrière les nouvelles règles de fixation des tarifs pour laisser passer cette décision. Il aurait dû assumer son rôle de régulation et d’actionnaire majoritaire et s’opposer à cette hausse, alors que la précarité énergétique explose dans notre pays et que de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures.

Le Parti Socialiste rappelle que le rôle de l’Etat et des entreprises publiques est de privilégier l’intérêt des citoyens et le développement économique du pays, plutôt que les profits à court terme des actionnaires ou de l’Etat.

Une telle augmentation, qui devrait améliorer de 300 millions d’euros l’excédent brut d’exploitation de GDF-Suez, est une nouvelle ponction sur les Français au profit de l’Etat, actionnaire majoritaire, ainsi que des actionnaires privés, alors que l’action du groupe est en berne.
 
Une hausse des tarifs du gaz dans un contexte économique fortement dégradé, et après un hiver rigoureux, va alourdir la facture énergétique des Français et revient à imposer une taxe déguisée supplémentaire pour les 11 millions de foyers raccordés au réseau de GDF Suez.

Le Parti Socialiste demande à l’Etat de garantir une stabilité tarifaire pour protéger les usagers d’une hausse indéfendable dans la période actuelle.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Pouvoir d'achat - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 23:46

J'ai participé aujourd'hui à plusieurs évènements qui ont eu lieu dans notre ville dans le domaine de la lutte contre les discriminations, dans le domaine culturel et social.

Colloque collectivités locales et associations : "Agir ensemble dans la lutte contre les discriminations". Ce colloque avait lieu aujourd'hui à Dijon. Il a été organisé par la ville de Dijon, le CREDESPO, la Ligue de l'Enseignement de la Côte d'Or et l'ACSE. Des représentants d'association, des représentants de l'Etat, des professeurs d'université, des sociologues, des élus locaux, des avocats, ... étaient rassemblés pour cette journée de réflexion, de débat et de travail sur des thèmes tels que : le rôle des collectivités locales dans la lutte contre les discriminations : "comment se fait l'articulation avec les associations ?", discrimination et justice, s'outiller pour mieux lutter contre les discriminations, les discriminations au travail, ... Cette journée participera, à n'en point douter, à faire reculer ce fléau et à mettre en place des actions collectives dans cette perspective.

Ouverture de la biennale d'art singulier : J'ai participé à l'inauguration de la première biennale d'art singulier organisée par l'association "Itinéraires Singuliers". Durant trois semaines, Itinéraires Singuliers, le Centre Hospitalier de la Chartreuse de Dijon et leurs partenaires ont imaginé différents temps forts pour ouvrir des espaces de rencontre et d'expression autour de l'art brut et de l'art singulier. Ainsi, les collections "La Tinaïa" et "Intim'errance" réunissent des productions nées dans deux hôpitaux psychiatriques européens : l'un à Florence en Italie et l'autre à Dijon au Centre Hospitalier de la Chartreuse. Cette exposition créé des ponts entre l'hôpital, le champ social et la ville.

Le cornet à la frite : J'ai participé au lancement de l'action culturelle "Le cornet a la frite" menée par Thierry CAENS au centre social de Fontaine d'Ouche. L'objectif de cette action innovante est de faire découvrir la musique classique à des enfants des quartiers populaires à travers l'initiation à un instrument de musique.

Manifestation du 23 mars : J'ai participé à la manifestation national du 23 mars à Dijon. Les cinq syndicats organisateurs de la journée d’action ont appelé à la mobilisation contre la politique du gouvernement en matière d'emploi, de salaires, de pouvoir d'achat, de services publics et de retraites. Ils voulaient également protester contre le simulacre de concertation sociale lancée le 15 février dernier par le Président de la République et son gouvernement. Le Président avait annoncé, à cette occasion, de multiples négociations (sur la pénibilité, sur les fins de droit, sur le partage des profits). Si des discussions ont eu lieu, elles ont toutes fonctionné sur le modèle du « j’écoute mais je ne tiens pas compte ». Dans l’intervalle, aucune mesure n’a été prise pour aider les Français à traverser la crise. Le Parti socialiste a demandé, notamment sur le dossier des retraites, une vraie concertation sociale entre le gouvernement, les organisations syndicales et les représentants du patronat pour une réforme juste pour les salariés et pour le niveau de vie des retraités. Cette manifestation a été l’occasion de rappeler le gouvernement à ses responsabilités.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Chroniques - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 23:26

La victoire de François PATRIAT et de la liste de rassemblement de la gauche en Bourgogne a été très large. Elle permettra de continuer d'agir pour une région plus solidaire, plus innovante et plus écologique dans un contexte économique et social particulièrement difficile. Je tiens à féliciter François PATRIAT et son équipe et remercier tous ceux qui ont participé à cette victoire à travers leur mobilisation.

Aujourd'hui, l'emploi, le logement, l'éducation, la santé, les retraites, le recul des services publics, ... sont au coeur des préoccupations des habitants. Même s'il s'agit d'éléctions régionales, on n'aurait pu s'attendre à ce que le gouvernement tire les leçons de cette défaite cinglante au plan national. Ce n'est pas un simple remaniement du gouvernement qui permettra de répondre aux attentes, aux inquiétudes et au désarroi des Français.

Les 14 et 21 mars, les électeurs ont exprimé leur adhésion aux projets régionaux de la gauche, leur rejet de la politique injuste et inefficace de la majorité gouvernementale et leur inquiétude face aux décisions annoncées pour les mois à venir. Ce qu’ils attendent aujourd’hui, c’est un changement de cap économique et social et l’assurance que, demain, réforme cessera d’être synonyme de régression pour rimer enfin avec progrès social, économique et écologique, et justice fiscale. Le Président de la République doit entendre le message des Français et revoir radicalement les choix et les orientations mis en œuvre par son gouvernement.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Côte d'Or - Communauté : Les blogs citoyens
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