Vendredi 28 octobre 2011
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La forte augmentation du taux de chômage au mois de
septembre au plan national (+0,9%) et dans notre département (+ 3,7%) vient s’ajouter à une longue série de mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi. Elle est d’autant plus inquiétante dans notre département où le chômage a fortement progressé par rapport à la moyenne nationale.
Une telle augmentation n’avait plus été constatée depuis fin 2008 ce qui témoigne de la gravité de la crise et de
l’inefficacité de la politique menée par le gouvernement UMP – Nouveau Centre. La persistance des mauvais chiffres ne permet plus sérieusement au gouvernement de se réfugier derrière la crise
pour justifier ce qui s’apparente à l’un des bilans les plus calamiteux de notre histoire.
La politique à « contre-emploi » du gouvernement consiste en une
suite d’improvisations et d’injustices : plan social dans la fonction publique, défiscalisation des heures supplémentaires qui diminue les possibilités d'embauche, réduction
drastique des contrats aidés dans le secteur associatif, cadeaux fiscaux aux plus riches qui favorisent la spéculation plutôt que l'investissement dans l'outil productif, déficit record de la
balance commerciale qui témoigne de notre perte de compétitivité et donc de l'affaiblissement de notre capacité d'innovation, baisse du pouvoir d'achat et donc absence de dynamisme de la
consommation dans la relance de la croissance.
L’enchaînement des plans d’austérité a eu comme conséquence de gripper la
consommation et la croissance. Or, sans retour de la croissance, les comptes publics continueront de se dégrader faute de rentrées
fiscales, ce qui entretiendra la défiance des marchés financiers. Et pourtant, le gouvernement récidive, au risque de plonger définitivement notre
pays dans la récession. Malgré des prévisions de croissance sans cesse revues à la baisse, le gouvernement persiste en présentant un projet de loi de finances pour 2012 avec des crédits de
la mission Travail-Emploi en diminution de 1,39 milliard d'euros, soit une baisse de 12 %. Les économies ne se feront donc pas sur le dos des traders mais bien des
chômeurs.
Nicolas Sarkozy, qui s’est exprimé hier soir, n’a pas rassuré les Français compte tenu
de son bilan. Il a fait preuve d’un optimisme bien déplacé à l’occasion de chaque sommet européen en expliquant soit que la crise
était réglée, soit que la zone euro était stabilisée. Il s’est également trompé de diagnostic sur la finance en pensant que le sauvetage des banques sans contrepartie suffirait à les
domestiquer.
Pour relancer l’emploi, il est urgent de mettre en œuvre, comme le propose le
Parti Socialiste, un vrai plan de relance de l’activité : banque publique d’investissement industriel pour investir massivement aux côtés des entreprises, modulation de l’impôt sur les sociétés selon que les
bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires pour encourager le développement des entreprises, mise en œuvre d’une politique cohérente d’insertion et d’accès à l’emploi en direction
de la jeunesse, mise en place de véritables dispositifs pour décourager les licenciements boursiers et modulation des cotisations sociales pour favoriser le recours au
CDI.
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