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Laurent Grandguillaume

 

Laurent Grandguillaume,

Adjoint au Maire de Dijon,

Conseiller Général de Côte d'Or - Dijon V,

Secrétaire de la section de Dijon du PS

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Les inégalités et l'exclusion

Dimanche 16 août 2009 7 16 /08 /Août /2009 14:19

Le Parti Socialiste dénonce l'autosatisfaction affichée par le gouvernement en ce week-end du 15 août. En effet, depuis quelques jours, les chiffres et les annonces dessinent un sombre tableau.


Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’économie


L’annonce hier d’une croissance de 0,3% du PIB au second trimestre ne signale aucunement la reprise. C’est ce qu’ont noté tous les experts, qui rappellent que ni la consommation ni l’investissement ne repartent.


Cette analyse est confirmée par la publication aujourd’hui des chiffres du chômage, qui montrent une destruction nette de 74100 emplois au second semestre. Cela confirme les pires prévisions pour 2009 (591 000 emplois perdus dans le privé pour l’ensemble de l’année).

Aujourd’hui également, les chiffres concernant les salaires montrent un pouvoir d’achat en berne au second semestre (progression de 0) malgré une inflation très faible.

Pour les PME, la situation reste critique, notamment chez les sous-traitants industriels chez qui les plans sociaux et les fermetures de sites se multiplient (New Fabris, Molex, Wagon Automotive, Bosal…).


Dans le même temps, le déficit se creuse de manière vertigineuse. Les chiffres publiés le 11 août montrent que le déficit de l’Etat atteint 86,6 milliards d’euros au 30 juin, contre 32,8 milliards l’an dernier à la même date. Cela alors même que, à la différence de ses voisins, la France n’a jamais disposé d’un plan de relance de la consommation. Le déficit est plombé par des dépenses inutiles et injustes (paquet fiscal, baisse de la TVA dans la restauration, baisse des impôts pour les hauts revenus).


Les mauvais coups pour le pouvoir d’achat et les services publics continuent


Demain, le tarif de l’électricité va augmenter de 1,9% pour les particuliers, ce qui va plomber encore un peu plus le pouvoir d’achat. Et le pire est probablement à venir alors que le PDG d’EDF a réclamé une hausse de 20% des tarifs sur trois ans. Il s’agira, avec l’accord du gouvernement, de faire payer aux Français le prix des gaspillages.


Cette semaine, on apprenait que la bonification pour les retraites dont bénéficient les mères de famille allait être remise en cause, sous couvert d’égalité entre les sexes. Ce serait une mesure totalement injuste dans la mesure où la bonification vient compenser les différences liées aux périodes de maternité.


Lors du dernier Conseil des ministres avant la pause estivale, le gouvernement a officiellement lancé la privatisation de la poste, qui va inévitablement aboutir à une diminution du niveau de service.


Hausse des tarifs et remise en cause du service public, attaques contre les retraites : par petites touches, le menu social de la rentrée est déjà écrit.


Les mauvaises pratiques financières recommencent


Le 13 août, le CAC 40 a atteint son plus haut de l’année, à plus de 3550 points (après être tombé à 2500 en mars), ce qui traduit le redémarrage des profits financiers alors que l’économie reste en profonde dépression. Cela annonce un nouveau divorce entre la sphère financière et l’économie réelle. Tout semble recommencer comme avant.


En France et ailleurs, les banques et les établissements financiers, pourtant aidés par les Etats, reprennent sans rien changer les pratiques dangereuses et répréhensibles qui étaient les leurs avant la crise. BNP Paribas a annoncé début août la constitution d’une réserve d’un milliard d’euros pour les bonus des traders et des dirigeants.


Au total, l’économie continue de souffrir alors que les profits financiers repartent. Le pouvoir d’achat est raboté pour la majorité alors que les bonus sont de nouveau à l’ordre du jour pour une infime minorité. Les services publics sont attaqués alors que la finance n’est pas régulée.

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Les inégalités et l'exclusion - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 10:18

Je vous invite à consulter ce blog : http://livrenoirdulivrevert.blogspot.com/ Il est réalisé par les participants de la commission de concertation animée par Martin HIRSCH pour définir un projet de politique transversale en direction des jeunes au niveau national. Ces derniers font part des nombreux dysfonctionnements auxquels ils sont confrontés.

Texte de présentation du blog : "Depuis le mois de mars, nous avons consacré de nombreuses heures dans les locaux du Haut Commissaire à la Jeunesse pour élaborer le fameux "livre vert" qui devait définir un projet de politique transversale en direction des jeunes. Il n'en sera rien : le livre ne sera qu'une compilation des propositions (parfois contradictoires) qui ont émergé pendant les débats, a expliqué Martin Hirsch le 19 mai, en séance plénière.

Participants de la commission de concertation (acteurs de l'économie sociale et solidaire, syndicalistes, associatifs, employés de la fonction publique...), nous avons décidé de raconter les nombreux dysfonctionnements dont nous avons été les témoins et dont nous n'avons pas parlé jusque-là."
Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Les inégalités et l'exclusion - Communauté : Les blogs citoyens
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 13:28

 

Merci aux vidéastes, Clément et à Gérard, pour leur disponibilité.

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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 22:33

Le gouvernement vient d’annoncer la parution d’un décret limitant temporairement certaines rémunérations exceptionnelles de très hauts dirigeants dans quelques entreprises qui ont bénéficié d’une aide de l’Etat, dans le cadre des plans de sauvetage des secteurs bancaire et automobile. Cette annonce est parfaitement insuffisante et ne répond pas aux abus constatés jour après jour.


La parution d’un décret est en effet inadaptée dans la forme. La soi-disant volonté du gouvernement d’aller vite ne peut servir de justification à cette méthode. La loi de finances rectificative est en ce moment en débat à l’Assemblée nationale. Elle aurait pu faire l’objet d’un amendement sur les rémunérations, ce qui n’aurait pas ralenti l’adoption de ces mesures. Le Président de la République et le gouvernement agissent plus par peur d’un débat transparent et contradictoire, y compris au sein de la majorité, que par volonté de limiter les abus.
Ce projet de décret est également profondément choquant sur le fond. En effet, les mesures du décret ne concernent que quelques rares dirigeants dans quelques rares entreprises. Il ne s’attaque qu’à quelques rémunérations exceptionnelles, les stock-options et les bonus, et non à l’ensemble des rémunérations, et il ne le fait que temporairement, pour les deux années qui viennent. Il ne s’agit au fond que d’un décret alibi qui ne s’attaque en rien aux racines du mal.


Au-delà de la question urgente de la rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’Etat, le Parti socialiste souhaite que soit débattue des mesures plus larges sur les modalités de rémunérations dans les entreprises, et que les stock-options soient limitées aux seules entreprises naissantes afin que cessent définitivement les abus, pendant comme après la crise.

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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 12:52

Encore une fois, le discours de Nicolas SARKOZY relevait plus du vide abyssal que d'un programme de mesures concrètes pour les Français face à la crise. La politique du gouvernement UMP continue à nous mener droit dans le mur, pas d'innovation, pas d'action, et beaucoup de contestation. Alors que les entreprises licencient chaque jour, le gouvernement UMP se consacre à la campagne des élections européennes. On attend de réelles mesures face aux chômage !

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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 18:53

Pour lutter contre les situations de surendettement, je vous invite à découvrir ce blog : http://www.sortir-surendettement.com/ qui comprend toutes les informations pratiques.

C'est un site informatif sur le surendettement et les problèmes de précarité. Il se positionne comme un relais entre les familles endettées ou surendettées et les organismes de luttes contre le surendettement. Sortir Surendettement c’est aussi un forum sur lequel on peut s'exprimer, parler de ses expériences, témoigner, et surtout posez des questions afin de récolter les conseils avisés des membres pour solutionner vos problèmes.

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 13:00

Vous trouverez ci-dessous mon interview dans le Bien Public du 6 février suite aux annonces de Nicolas SARKOZY :

« C'est le vide abyssal »

Laurent Grandguillaume, conseiller général, adjoint au maire de Dijon et secrétaire du PS à Dijon : « Pour moi, cette intervention de Nicolas Sarkozy, c'est le vide abyssal. Il n'y a aucune nouvelle mesure. Je ne vois rien de positif dans son discours. Il fait beaucoup de déclarations au plan international en disant qu'il faut « réformer le capitalisme » alors qu'il a défendu et continue de défendre l'hyperlibéralisme. Lorsqu'il évoque une mesure, il dit qu'il va consulter les partenaires sociaux ; on peut légitimement se demander pourquoi il ne l'a pas fait avant… Il n'est pas crédible : il faut certes les consulter mais aussi écouter et agir. Dans ses propos, le président de la République n'a rien annoncé pour le pouvoir d'achat. Il ne souhaite pas d'augmentation du Smic. Il n'a pas dit un mot sur les services publics et sur le malaise dans les écoles. Il y a un perpétuel décalage entre les grands principes qu'il énonce et la galère que vivent les Français au quotidien (chômage, etc.). Concrètement, quelles sont les actions qui vont être mises en place face à la crise pour les salaires ou pour favoriser le travail ? Aucune, alors que chaque jour des centaines de personnes perdent leur emploi en France. Autre point, le président oublie les collectivités locales, car elles sont majoritairement à gauche. Au lieu de rassembler face à la crise, il reste partisan. Il ne voit les collectivités qu'en terme de simplification, alors qu'elles peuvent agir concrètement pour les citoyens. Que ce soit concernant l'hôpital ou l'éducation, il réduit les moyens alors que justement ces secteurs en manquent. Il prend constamment les problèmes à l'envers. Il annonce vouloir continuer les réformes, c'est-à-dire poursuivre une politique inefficace avec des problèmes qui s'amplifient alors qu'il faut des réformes qui aillent dans le sens de la justice sociale. »

Propos recueillis par V.L.

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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 13:39

Au moment où l'UMP occupe l'espace médiatique pour annoncer le débloquage de centaines de milliards d'euros pour sauver des banques ... la révision générale des politiques publiques (ou tout simplement casse du service public) continue avec des implications locales dans les domaines de l'éducation (suppression des RASED, ...), des statistiques publiques, des différents ministères, ... etc.

On se souvient des menaces qui ont pesé sur la BA 102. Maintenant, c'est au tour de l'INSEE. En effet, le gouvernement a décidé, sans concertation préalable, de délocaliser des agents des services statistiques à Metz.

Sur tout le territoire, une journée de mobilisation a eu lieu mardi. L'INSEE est reconnu comme étant l'un des meilleurs instituts de statistique du monde et agit dans la région auprès des entreprises et des collectivités locales.

C'est donc son démantèlement qui est en jeu. Les 160 agents de l'INSEE Bourgogne sont très inquiets.

Voici un communiqué que j'ai reçu des syndicats du personnels :


(DARES), CGT et SACAS CFDT du Ministère de la santé de la jeunesse des sports et de la vie associative (DREES), SGEN-CFDT, SNPTES-UNSA du Ministère de l’Éducation Nationale, et Ministère de l’enseignement supérieur et recherche (DEPP / MEN-MESR), CGT, CFDT, SUD de l’administration centrale du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (SESSI), SUD et FSU du Ministère de l’Agriculture et de la pêche (SSP), CGT, CFDT, SUD, CGT-FO, CGC, CFTC de l’Insee

Grève nationale de la statistique publique le 21 octobre 2008

pour le retrait du projet de démantèlement de la statistique publique

Les syndicats de la statistique publique appellent tous les agents de la statistique publique à faire grève le 21 octobre. Tous les agents de l’Insee et des services statistiques ministériels sont concernés (Dares, Drees, SSP (agriculture), Depp (éducation), SOES (Développement durable), SESSI, ...

Ils demandent le retrait du projet de délocalisation de la statistique publique.

Rappelons que la Présidence de la République et le gouvernement ont décidé au cours de l’été de délocaliser un millier d’agents de la statistique publique à Metz pour compenser la fermeture de bases militaires.

Cette délocalisation va provoquer un réel démantèlement de la statistique publique en affaiblissant ses implantations actuelles

 

Assises Nationales de la Statistique Publique, réunies le 14 octobre, ont voté à l’unanimité une motion d’appel à la grève nationale de la statistique publique le 21 octobre. Elles rassemblaient des représentants de l’ensemble de la sphère statistique publique venus de toutes les régions de métropole et de tous les services statistiques ministériels, syndiqués et non syndiqués.

Par ailleurs, la pétition lancée le 2 octobre sur le site www.sauvonslastatistiquepublique.org a d’ores et déjà recueilli plus de

10 000 signatures.

Diverses manifestations seront organisées dans les différentes régions.

Une manifestation se déroulera à Paris.. Une délégation demandera à être reçue par le premier ministre. Des manifestations auront également lieu dans toutes les régions où l’Insee est implanté.

Contacts pour la Bourgogne :

Jean-François Louis (CGT-Insee Bourgogne) jean-francois.louis@insee.fr; 03.80.40.68.60

Jacques Morlet (CGT-FO Insee Bourgogne) jacques.morlet@insee.fr ; 03.80.40.68.77

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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 10:28

En plus des réformes injustes dans les domaines de l'éducation, des services publics (Poste, ... etc), de la santé, ... le gouvernement s'attaque désormais aux collectivités locales.

En effet, le Gouvernement UMP entend réformer (ou déformer), dans le cadre de la loi de finances pour 2009, la dotation de solidarité urbaine (DSU) en réduisant d'un tiers le nombre de communes éligibles à cette dotation et en supprimant dans les critères d'éligibilité le critère des logements sociaux.

Pour mieux comprendre, voici quelques explications. Cette dotation est actuellement répartie entre communes afin de favoriser celles qui accueillent des populations modestes. Pour les communes de 10.000 habitants et plus, plusieurs critères permettent de la calculer :

- pour 45%, du rapport entre le potentiel financier moyen par habitant
et le potentiel financier par habitant de la commune ;

- pour 15%, du rapport entre la part des logements sociaux de la commune dans son parc total de logements et la part des logements sociaux dans le parc total de logements des
communes de 10 000 habitants et plus ;

- pour 30%, du rapport entre la proportion par logement de personnes couvertes par des prestations logements dans la commune et la proportion de personnes couvertes par ces
mêmes prestations dans les communes de 10 000 habitants et plus ;

- pour 10%, du rapport entre le revenu moyen des habitants des communes de 10 000
habitants et plus et le revenu moyen des habitants de la commune.

En 2008, la DSU au plan national s’établit à 1.093.738.650 €.
Sur les 715 communes qui bénéficient actuellement en France de cette dotation, 238 communes ne seront plus éligibles, dès 2009, dont Dijon, Limoges, Rouen, Grenoble, Nantes, Laval, Chambéry, Sainte-Geneviève-des-Bois, Clichy, Cachan, Créteil, ... etc (liste publiée par l'Association des Maires de Grandes Villes de France : http://www.grandesvilles.org/IMG/pdf_DSU_liste_sortants.pdf). 

Ces 238 communes seraient exclues de la DSU et verraient donc leur dotation réduite de moitié en 2009 et supprimée totalement en 2010. Cette réforme, élaborée sans aucune concertation avec les collectivités locales, réduirait les moyens des communes qui agissent pour les plus modestes. Il faut ajouter à cette décision la réduction des moyens des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) dans le cadre du plan banlieue de Fadila AMERA qui n'est qu'un plan de rigueur.

On peut résumer la politique du Gouvernement par un schéma simple :

Cadeaux fiscaux pour les plus riches, cadeaux qui représentent 15 milliards d'euros par an à la charge de l'Etat.
=> Réduction des dépenses dans les services publics (santé, éducation, politique de la ville, ... etc).
=> Transferts de charges vers les collectivités locales ou réduction des dotations de l'Etat versées aux collectivités locales.
=> Ou transferts sur les impôts locaux et donc, en grande majorité, sur les classes moyennes et populaires.





Exemple simple :

En 2007, Le Gouvernement, dans le cadre du "bouclier fiscal" a restitué un chèque de 50.000 euros par personne à 2398 contribuables très riches ce qui représente une somme de : 121.107.041 euros.

Au total, le bouclier fiscal coûtera à l'Etat près d'un milliard d'euros par an pour 235.000 bénéficiaires dont une grande partie sont soumis à l'ISF.
=> En 2008, le Gouvernement remet en cause la dotation de solidarité urbaine (DSU) pour de nombreuses communes. La DSU représente une somme de près d'un milliard d'euros par an (soit l'équivalent du bouclier fiscal).
=> Réduction des moyens pour les communes dans le cadre de la politique de la ville.
=> Réduction des dépenses des communes ou augmentation des impôts locaux.
=> Transfert de charges vers les classes moyennes et populaires ou réduction du service public local.

Il faut donc mettre en parallèle les 235.000 bénéficiaires du bouclier fiscal et la population des 238 communes touchées par la suppression de la dotation de solidarité urbaine (la population de Nantes, une des 238 villes concernées par cette mesure, est déjà supérieure au nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal).





La politique du Gouvernement repose donc sur un transfert des charges et des impôts. Il s'agit de faire des cadeaux aux plus riches et de réduire les moyens pour la majorité sociale.

Je propose donc que des collectifs, réunissant des élus locaux de gauche et des citoyens, puissent se mettre en place dans chaque département pour évaluer les conséquences financières des décisions du Gouvernement pour les collectivités locales et donc, en définitive, pour les habitants.
Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Les inégalités et l'exclusion - Communauté : Les blogs socialistes
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 21:21

http://www.servicedroitsdesfemmesendanger.org/

Après la disparition de tout ministre en titre chargé-e des droits des femmes et de l’égalité, c’est maintenant l’administration responsable de l’impulsion et de la mise en œuvre de cette politique, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE), qui est menacée de démantèlement.

Cette administration est composée d’un service central et d’un réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales placées sous l’autorité des Préfets, au plus près des territoires.

Le SDFE a pour principales missions de favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques et économiques ; de favoriser l’accès à l’emploi des femmes et de promouvoir l’égalité salariale et professionnelle ; de favoriser une meilleure articulation des temps de vie ; de garantir l’accès aux droits fondamentaux ; de préserver les acquis (interruption volontaire de grossesse, contraception…) et de lutter contre les violences faites aux femmes. Il est un interlocuteur privilégié des associations de défense des droits des femmes sur tout le territoire, et des élus et organismes qui agissent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Sans ministre en titre, sans administration nationale et sans réseau régional et départemental, l’égalité et les droits des femmes vont régresser, alors même que le Président de la République avait déclaré vouloir « appliquer à tous les niveaux et dans toutes ses dimensions (salaires, responsabilités, reconnaissance sociale), l’exigence d’égalité ».

L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale portée par l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne et la République Française. Au moment où s’ouvre la Présidence française de l’Union Européenne, le gouvernement est à contre courant des préconisations et des avancées européennes !

Mobilisons nous pour :

Le maintien du Service des droits des femmes et de l’égalité et de son réseau de délégué-es régionales et de chargé-es de mission départementales, doté de véritables moyens d’intervention ;

La nomination d’un-e ministre chargé-e des Droits des femmes et de l’égalité.


Soutenue par les organisations suivantes :

CADAC (Coordination des Associations pour le Droit A la Contraception et à l'avortement), CFDT, CGT, CNDF (Collectif national pour les droits des femmes), Collectif féministe contre le Viol, FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes), Femmes solidaires, FSU, LCR, MFPF (Mouvement Français pour le Planning Familial), PC, PS, réseau féministe Rupture, UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), Les Verts

 

PremierEs Signataires :

Michèle ANDRE (sénatrice, ancienne secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes) ; Martine AUBRY (Maire de Lille, ancienne ministre à l’emploi et à la solidarité) ; Martine BILLARD (députée Verte de Paris) ; Marie-George BUFFET (Secrétaire nationale du PCF) ; Nicole BORVO (membre du comité exécutif du PCF) ; Laurence COHEN (membre du comité exécutif du PCF) ; Cécile DUFLOT (Secrétaire Nationale des Verts) ; Antoinette FOUQUE (intellectuelle, auteure) ; Françoise GASPARD (experte CEDAW (ONU)) ; Gisèle GAUTIER (sénatrice, Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat); Catherine GENISSON (députée, ancienne rapporteuse de l’Observatoire de la parité) ; Fatima LALEM (Adjointe au maire de Paris chargée de l'égalité entre femmes et hommes) ; Françoise LAURANT (Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial) ; Martine LIGNIERES-CASSOU (Maire de Pau, ancienne Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale) ; Michèle LOUP (conseillère régionale Verte Ile de France); Michelle PERROT (Historienne, Professeure émérite de l'Université Paris 7 Denis Diderot) ; Nicole PERY (ancienne secrétaire d'Etat aux droits des femmes) ; Laurence ROSSIGNOL (Secrétaire nationale aux droits des femmes du Parti Socialiste) ; Yvette ROUDY (ancienne ministre des droits des femmes) ; Olga TROSTIANSKI (présidente de la CLEF) ; Marie-Jo ZIMMERMANN (députée, rapporteure de l’Observatoire de la parité, Présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale)

Par Laurent GRANDGUILLAUME - Publié dans : Les inégalités et l'exclusion
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