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Laurent Grandguillaume,

Député de la Côte d'Or

Conseiller municipal de Dijon

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laurent-grandguillaume@orange.fr

 

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6 rue Bénigne Frémyot - 21000 Dijon

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:45

A l'invitation de l'association "Entreprises et Progrès", j'effectuerai un stage d'une semaine après la session parlementaire du 28 juillet au 1er août dans le groupe "Nature & Découvertes".

J'ai trouvé cette démarche innovante et permettant la rencontre entre un parlementaire et l'entreprise sur un temps suffisamment long pour échanger sur tous les sujets.

En effet, j'effectue très régulièrement des visites d'entreprises (en Côte d'Or et dans le cadre de mon tour de France des TPE, PME et ETI) et ai moi-même travaillé en banque notamment. Ce stage me permettra, à n'en point douter, de découvrir de nouvelles problématiques en tant que parlementaire mais aussi en tant que Co-président du conseil de simplification pour les entreprises.

Voici le programme de stage :

- Lundi 28 juillet : accueil et présentation de l'entreprise par le directeur général,

- Mardi 29 juillet : échanges avec le secrétaire général (questions juridiques), et avec la directrice qualité produits (fonctionnement, normes, procédures).

- Mercredi 30 juillet : échanges avec le comité Allemagne (croissance à l'international), avec le directeur des ressources humaines et des représentants des organisations syndicales.

- Jeudi 31 juillet : échanges avec le directeur financier et les équipes informatiques.

- Vendredi 1er août : magasins de Dijon (centre ville et Toison d'Or).

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:05

Après avoir animé le 19 juin dernier une conférence sur la question de la simplification pour les entreprises (http://www.simplifier-entreprise.fr/) à Alençon, dans l'Orne, à l'invitation de Monsieur le Préfet, je me suis rendu hier à Saint-Etienne pour visiter deux entreprises de taille intermédiaire (ETI : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/entreprise-taille-intermedi.htm).

Je me suis d'abord rendu à l'entreprise Cheynet, dans le secteur du textile (http://www.cheynet.fr/fr/cheynet-ruban-elastique-groupe.html). L'entreprise Cheynet s'est beaucoup développé à l'export mais aussi en direction du secteur des commerces en France. Cette entreprise innovante est toutefois confrontée à la concurrence internationale sur la question du coût du travail. Ce fut l'occasion d'échanger avec les salariés et avec Monsieur Grégoire Giraud, PDG du groupe.

Je me suis ensuite rendu à l'entreprise Thuasne (http://www.thuasne.fr/) qui existe depuis 1847, également dans le secteur textile et médical. Mes collègues Régis Juanico et Jean-Louis Gagniaire, tous deux députés de la Loire, ont pu m'accueillir pour l'occasion. Cette entreprise performante est l'une des leaders dans son domaine. J'ai été reçu par Madame Elisabeth Ducottet qui dirige le groupe. et qui m'a notamment présenté les activités de production, le centre logistique, les activités de recherche et de formation, mais aussi des produits très importants comme les vêtements compressifs sur mesure pour grand brûlés. L'essentiel des bénéfices du groupe sont réinvestis chaque année dans l'entreprise.

Ce que je retire de cette nouvelle visite :

- Nous ne valorisons pas suffisamment les ETI dans notre pays, alors qu'elles ont créé depuis 2009 plus d'emplois que ce que les grands groupes ont détruit.

- Nous devons beaucoup plus axer les dispositifs d'exonération en direction des activités industrielles exportatrices. C'est dans ce domaine que la concurrence nous percute le plus et c'est dans ce domaine qu'il y a de grands gisements d'emplois.

- Les ETI sont des entreprises durables et non délocalisables. Leur développement repose sur une dynamique forte des PME et PMI qui ne peut se réaliser que par un écosystème entrepreneurial favorable.

Mon tour de France des TPE, PME et ETI : la suite

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:04

J'animerai un atelier à l'Université d'été de la Rochelle sur les nouvelles formes d'emploi. Tous les renseignements à l'adresse suivante :http://www.parti-socialiste.fr/evenement/2014-08-29-travailler-autrement-les-nouvelles-formes-demploi

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 21:42

 

Les résultats des élections européennes en France, et le score médiocre des partis de gouvernement, constituent un séisme politique sans précédent pour notre pays.

 

C'est le signe d'une crise de confiance profonde dans une Europe qui a fait du chacun pour soi, de la concurrence exacerbée entre les citoyens, et des cures d'austérité, les marqueurs de l'échec. Nous avons besoin d'Europe mais d'une autre Europe qui soit plus juste, qui remette l'humain au cœur des choix et qui engage de grands projets fédérateurs pour préparer l'avenir. Nous avons besoin d'une Europe des États-nations qui fasse de l'emploi, de la jeunesse et de la transition écologique ses priorités. Nous avons besoin d'une Europe qui protège.

 

Cette situation appelle une réaction forte et durable de tous les républicains, de tous les démocrates et de tous les humanistes car il y a urgence pour notre pays. Cela doit interroger tous les responsables politiques, à tous les niveaux. Il y a urgence à agir et à réagir.

 

Cette situation appelle aussi une réaction de la gauche, qui s'est fracassée dans le tumulte des divisions, obtenant dans son ensemble un score désastreux et historiquement bas. Il n'y a pas de victoire à gauche sans rassemblement et sans une ligne claire qui donne du sens à l'action collective. Le parti socialiste doit tirer les leçons des deux derniers scrutins et engager une rénovation profonde sur le plan des idées pour faire société. Ce n'est pas un colmatage des brèches qu'il faut opérer mais bien une refondation des gauches sans laquelle il n'y a pas de transformations durables possibles.

 

Après des élections municipales et européennes catastrophiques, il appartient au nouveau Gouvernement de faire de la justice, de la lutte contre les inégalités et du redressement de notre pays, ses marqueurs et produire des résultats durables pour retrouver la confiance des citoyens. La majorité sociale de notre pays s'est éloignée de la majorité politique actuelle, les leçons doivent en être tirées dans l'action et le sens qui est donné.

 

Ce qui fait la grandeur de la France, ce sont ses atouts. Ils sont nombreux mais ne peuvent constituer une force de transformation sociale, économique et écologique, qu'à la condition du rassemblement le plus large possible des citoyens français.

 

Laurent Grandguillaume

Député de la Côte d'Or

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 23:29

Je travaille depuis plusieurs mois maintenant avec ATD Quart Monde sur une proposition destinée à révolutionner les approches de la lutte contre le chômage d'exclusion. J'ai organisé une première réunion de travail avec des parlementaires intéressés par notre approche. Il reste bien entendu à convaincre pour que l'idée se concrétise en une proposition de loi d'expérimentation.

Le préambule de la Constitution française prévoit : "Chacun a le droit de travailler et le droit d'obtenir un emploi". L'emploi est un vecteur essentiel de la dignité du citoyen. Or, beaucoup de citoyens sont privés d'emploi depuis trop longtemps. Le chômage d'exclusion frappe des familles dans tous les territoires de notre pays et ce constat accablant a été largement renforcé par les effets de la crise.

Aujourd'hui, le chômage d'exclusion sociale coûte plus cher à la collectivité que l'emploi, même lorsqu'il est cofinancé par la collectivité. Ce coût est considérable car il faut cumuler les dépenses directes et indirectes. Comme dépenses directes, il faut prendre en compte l'allocation spécifique de solidarité, le revenu de solidarité active, l'accompagnement assuré par pôle emploi et les collectivités. Pour les dépenses indirectes, il faut prendre en compte le coût du travail social pour chercher des solutions aux difficultés financières fréquentes qui peuvent se traduire par des factures impayées, le surendettement, la perte de logement, ... Des aides sociales sont mobilisées pour y répondre comme le fonds de solidarité pour le logement, les aides financières des communes, des conseils généraux, des caisses d'allocations familiales, ...

S'ajoutent aux questions financières, le mal être, la perte de confiance en soi, parfois des problèmes de santé, ... Le chômage de longue durée (plus d'un an) et le chômage d'exclusion sociale sont de véritables plaies sociales. Il faut partir du principe que personne n'est inemployable.

Les évaluations faites par ATD Quart Monde démontrent que le chômage de privation d'emploi coûte à la collectivité nationale un peu plus de 15.000 euros par an et par personne. Deux millions de citoyens sont concernés. Cela représente un montant global de 30 milliards d'euros. Il s'agit donc d'activer les dépenses passives.

La proposition de loi d'expérimentation reposerait sur la loi constitutionnelle et organique de 2003. Elle autoriserait la réallocation et la réaffectation automatique des coûts du chômage de longue durée pour cofinancer, dans les territoires d'expérimentation, l'emploi conçu comme un droit. L'argent sera réaffecté en fonction du nombre de demandeurs effectifs et non en fonction d'un budget prévu. Le dispositif responsabilisera toutes les collectivités locales sensibles à la question du chômage d'exclusion social et qui désirent s'engager.

"Un comité local de l'emploi conçu comme un droit", réunissant tous les acteurs concernés, permettra de piloter l'expérimentation. Le fonds local sera un organisme privé, habilité par la loi à recevoir les coûts du chômage de longue durée pour financer les emplois nouveaux à proportion des besoins identifiés dans les territoires d'expérimentation concernés. Le fonds local sera chargé de susciter des entreprises agréées (SA, SCOP, SCIC, association, ...). Elles devront s'engager, sur la base d'un cahier des charges, à créer des emplois à durée indéterminée et à temps choisi, rémunérés au SMIC, permettant à tous les chômeurs de longue durée du territoire de rester disponibles dans le cadre du marché du travail. Le CDI est essentiel car il faut répondre à la précarité par la sécurité et non pas par une nouvelle précarité avec des contrats courts qui se succèdent sans jamais redonner un espoir. Elles devront mettre en œuvre une recherche des travaux utiles, correspondant aux qualifications, permettant l'amélioration de la vie collective. Les besoins auxquels on ne répond pas aujourd'hui sont nombreux. Une charte encadrera la lucrativité de la structure par un mécanisme de mutualisation des éventuels bénéfices nets au sein du fonds local. Si l'entreprise peut assurer son équilibre économique sans le financement du fonds local, elle pourra renoncer ensuite à son agrément. Ces emplois ne doivent pas conduire à des effets d'aubaine. Il sera donc nécessaire d'avoir une parfaite étanchéité avec le secteur concurrentiel en portant l'objectif sur les emplois de travaux semi-solvables à l'image des chantiers d'insertion.

Une telle expérience a été menée en 1994 à Seiches-sur-le-Loir (Maine-et-Loire). Elle avait rendu des résultats positifs mais n'avait pas pu perdurer faute de financements durables.

Il faut de l'audace et du courage pour faire avancer cette idée. Inspirons-nous de la formule gravée au Conseil Économique, Social et Environnemental à Paris : "Considérer les progrès de la société à l'aune de la qualité de vie du plus démuni et du plus exclu, est la dignité d'une nation fondée sur les Droits de l'Homme".

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 23:02

Un amendement voté au Sénat est venu perturber l'équilibre qui avait été trouvé suite au débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi relatif à l'artisanat, au commerce et TPE.

En effet, cet équilibre permet de rassembler les artisans et les autoentrepreneurs autour de l'enjeu de la simplification pour tous : statut juridique unique qui protège le patrimoine de l'entrepreneur individuel, simplification des régimes fiscaux et sociaux, allègement des cotisations minimales, renforcement de l'accompagnement et uniformisation des obligations pour protéger les consommateurs.

L'amendement en question présume le lien entre un auto-entrepreneur et son donneur d’ordres comme un contrat de salarié.

Or, il y a 2,3 millions de travailleurs indépendants en France. Cet amendement est donc tout sauf anodin.


Cet amendement stigmatise les créateurs de micro-entreprises. Compte tenu de la fusion au 1er janvier 2015 du régime d'autoentrepreneur et du microfiscal, cet amendement frapperait donc de plein fouet tous les travailleurs indépendants, artisans, commerçants, autoentrepreneurs, qui, dans une période difficile sur le plan économique, se verraient stigmatisés dans le cas où ils seraient en manque d'activité et donc avec peu de clients.

Lors de mon déplacement dans le Cantal, j'ai par exemple échangé avec des commerçants dans les territoires ruraux qui sont au régime microfiscal. Ils se battent chaque jour pour développer leurs entreprises. Ils ont besoin de simplification et non pas de stigmatisation. Cela peut créer une insécurité juridique pour beaucoup de catégories. Quid du commerçant au microfiscal qui livre des repas et qui a un gros client, du type administration ou entreprise ? Quid d'un artisan qui travaillerait avec un donneur d'ordre important du type bailleur ? Quid d'un exploitant agricole qui travaille avec une coopérative ? ...

Cet amendement est un choc de complexification puisqu'il introduit des procédures lourdes pour les créateurs de micro-entreprises et une instabilité juridique. En période de chômage de masse, je pense qu'il est essentiel de soutenir les travailleurs indépendants qui représentent 15% des travailleurs européens. Lorsque j'ai auditionné les services chargés du contrôle, il m'avait été indiqué que sur 1500 contrôles, 3% des situations correspondaient à du salariat déguisé. Dans ce cas, le contrat est requalifié en contrat de travail.

Va t'on continuer longtemps à vouloir contraindre 97% des citoyenspour 3% de dérives ?

La solution passe par l'accompagnement et le renforcement des contrôles. J'avais proposé que les autoentrepreneurs soient suivis annuellement par un organisme de gestion agréé à partir d'un niveau de chiffre d'affaire qui correspond à une phase de développement. Dans ce cadre, ils pourraient être conseillés et donc éviter des situations de dérives.

Je participerai donc à la commission mixte paritaire, qui réunira députés et sénateurs, pour défendre le retour à l'équilibre de départ.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 21:24

Dans mon rapport sur l'entrepreneuriat individuel, si l'attention s'est focalisée sur mes propositions pour les autoentrepreneurs, les artisans et les TPE, un sujet important concernait aussi les enjeux sociétaux et les mutations du marché du travail.

Voici le passage du rapport :

" Les mutations sociétales amènent des évolutions profondes et rapides de l'entrepreneuriat. Les nouvelles technologies ont facilité l’accès à l’entrepreneuriat. Grâce à internet, on peut au XXIème siècle vendre plus facilement qu’il y a seulement trente ans des produits ou faire connaître largement son activité.

Dans le même temps de cette « démocratisation » du commerce, le cadre administratif a connu une évolution beaucoup moins forte, devenant par certains aspects largement inadapté et donc rejeté par les acteurs concernés. Par ailleurs, le marché du travail peu dynamique et certains contextes sociaux ont amené des Français à considérer l’entrepreneuriat plus par nécessité que par vocation.

Le régime auto‐entrepreneur a accompagné la croissance du nombre de petits entrepreneurs, dont l’objectif était pour beaucoup de compléter leur revenu ou d’essayer vite et concrètement un projet. Aussi, la frontière entre le salariat et l’entrepreneuriat est manifestement en pleine évolution dans la société, notamment dans les projets des Français de la « génération Y » des moins de quarante ans. Un étudiant qui édite le site internet d’une (seule) PME pendant deux mois à plein temps est‐il employé ou entrepreneur ? Les jeunes actifs qui travaillent en co‐working sans liens hiérarchiques pour un projet commun ou sous forme uniquement collaborative n’entrent pas dans les cases traditionnelles du salariat, de l’association sous forme de société, ou des relations clients‐ fournisseurs. Les parcours professionnels où le salariat et l’entrepreneuriat s’enchainent voire se chevauchent sont de plus en plus fréquents, et les nouvelles formes d’activité collective bouleversent les schémas traditionnels. Cet aspect des choses ne doit pas être oublié ni éludé. C’est pourquoi la mission propose que soit lancée une étude sur les formes de l’activité professionnelle en France et leurs évolutions. Les résultats de cette étude permettront d’éclairer la vision politique. Cette étude pourra s’appuyer sur l’expérience d’entrepreneurs, de réseaux d’accompagnement et sur la contribution de sociologues, d’économistes et d’élus politiques. Un espace d’échange sur Internet permettrait de recueillir sans intermédiaire les idées des personnes directement concernées, et d’initier un débat collectif et large sur ce sujet.

Recommandation n°26 : Lancer une grande étude sociétale sur l’entrepreneuriat d’aujourd’hui afin d’alimenter le débat public et politique."


Suite à cette proposition, j'ai rencontré mercredi 30 avril à l'Assemblée nationale, Patrick Levy-Waitz, Président de la "fondation ITG - travailler autrement vers les nouvelles formes d'emploi".

Cet échange fut très constructif. En effet, les formes hybrides d'emplois se développent de plus en plus en Europe.

L'exemple du portage salarial en France est à ce titre édifiant. Depuis les années 2000, il y a une véritable montée en puissance des travailleurs autonomes : ils représentent plus de 15% des travailleurs européens. C'est une véritable transformation du marché du travail. La fondation ITG cite les exemples du payrolling aux Pays-Bas et en Belgique, umbrella compagnies au Royaume-Uni et egenanställning en Suède et coopératives en Espagne. Selon l'économiste Stéphane Rapelli, les travailleurs autonomes sont des travailleurs indépendants, non salariés et sans employé, exerçant des activités intellectuelles ou appartenant au secteur des services. C'est ce qu'il appelle des "I-pros". Certains pays comme l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont protégé ces travailleurs autonomes des pratiques de fausse externalisation.

La France est le seul pays en Europe à avoir développé une forme aussi aboutie de portage salarial sur le plan réglementaire. Mais au niveau européen, il y a une véritable hétérogénéité juridique et pas de consensus.

En portage salarial, on est à la fois autonome dans son activité et on bénéficie du statut salarié et donc de la protection sociale du salarié. Cela peut permettre par exemple de tester une activité avant de créer sa propre structure. Ça peut aussi être une solution pour une reconversion professionnelle.


Comme je l'ai déjà indiqué dans différents articles du blog, il y a une aspiration de plus en plus forte à l'autonomie des individus dans la société. On peut le nier ou anticiper. Cette autonomie n'est pas forcément synonyme de précarité. Nous vivons un changement de paradigme et il est grand temps d'engager les débats sur le sujet.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:54

Dans le cadre de mon tour de France des TPE, PME et ETI, je me suis rendu le 14 avril dernier à Meursault rencontrer Monsieur Rougeot et visiter son entreprise de taille intermédiaire (ETI) dans le domaine des travaux publics. Une rencontre très intéressante qui m'a permis de mieux saisir les enjeux des ETI, de leur croissance et de mieux appréhender leur empreinte sociale dans le territoire. Ces entreprises, à taille humaine, sont une vraie chance pour notre pays.

Pour l'INSEE, une entreprise de taille intermédiaire est une entreprise qui a entre 250 et 4999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliards d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros. Une entreprise qui a moins de 250 salariés, mais plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 43 millions d'euros de total de bilan est aussi considérée comme une ETI. Les ETI constituent une catégorie d'entreprises intermédiaire entre les PME et les grandes entreprises.

Suite à cette visite de terrain, j'ai rencontré mardi 29 avril à l'Assemblée nationale, les représentants nationaux du syndicat des entreprises intermédiaires (ASMEP-ETI). Ce fut l'occasion d'échanger sur leurs propositions. Je me rendrai d'ailleurs à Saint-Étienne au mois de juillet pour visiter une ETI performante et exportatrice.

Les ETI sont en grande majorité des entreprises patrimoniales et donc non délocalisables. De 2009 à 2013, elles ont créé 80.000 emplois nets dans un contexte de crise. Il y a un véritable enjeu de construire un "Mittelstand" français.

Dans un climat anxiogène, il est essentiel de redonner une vision de long terme pour construire des marques mondiales fortes, des produits innovants et de qualité, pour bâtir des entreprises conquérantes et compétitives à l'international.

Les ETI sont confrontées au quotidien au poids et à la complexité des réglementations françaises, alors qu'elles ne disposent pas des mêmes moyens des grands groupes.

Parmi leurs propositions, j'en retiens plusieurs :

- en matière de dialogue social, fusionner les mandats du comité d'entreprise et de délégués du personnel, comme dans les entreprises de moins de 200 salariés.
- réhabiliter les avantages en nature des salariés : permettre le remboursement d'un certain nombre de frais professionnels aujourd'hui supprimés du fait de l'interprétation des contrôleurs, ainsi que l'accès des salariés aux productions de l'entreprise.
- proposer des mesures techniques de simplification du pacte Dutreil sans impact sur le budget de l'Etat : alléger les obligations déclaratives (mesure 1.13 du rapport Mandon), assouplir et clarifier le régime de l'engagement collectif réputé acquis (ECRA - mesure 1.16 du rapport Mandon), faciliter l'utilisation du paiement différé et fractionné.
- pour défendre l'épargne productive et durable, et éviter à nos entreprises d'être dépecées par des fonds de pension étrangers : en contrepartie d'un engagement de conservation des titres de l'entreprise sur une période de 10 ans, exonérer d'ISF les parts d'entreprise.
- Créer un "pacte +" exonérant totalement la transmission en contrepartie d'une durée de détention plus longue.


Je crois que nous ne prenons pas suffisamment en compte les ETI dans les débats nationaux. Il faut sortir d'une vision "firmes multinationales" de l'économie et relier les enjeux d'emplois, des entreprises avec ceux des territoires.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 21:30

Aujourd'hui, je me suis déplacé dans le Nord à l'invitation d'Alain Griset, Président de l'assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat de France. C'est toujours intéressant de se déplacer dans d'autres départements, quand mon agenda le permet, pour s'ouvrir sur d'autres projets, d'autres innovations, et s'en inspirer pour avancer.

J'ai rencontré Alain Griset lors de ma mission pour le Premier Ministre sur la question de l'entrepreneuriat individuel. C'est un grand homme, ayant de l'audace et qui a une parole qui porte. J'ai la chance d'avoir croisé son chemin.

Il m'a invité à visiter les CFA de Tourcoing et Arras. J'ai déjà visité récemment le CFA de l'industrie en Côte d'Or, très dynamique et particulièrement bien équipé.

Mais j'ai été aussi impressionné par l'énergie dépensée dans les projets des CFA de Tourcoing et d'Arras. Il y a une vraie culture locale de l'apprentissage. Ce sont des équipements impressionnants par la qualité du matériel mis à disposition, les dernières innovations dans les domaines de l'automobile, des énergies renouvelables ou encore des prothèses dentaires. J'y ai rencontré des jeunes motivés, heureux d'apprendre dans ces CFA et confiants dans l'avenir.

Bien évidemment, pour mener à bien ces projets, il a fallu l'intervention financière très forte de l'Etat et du conseil régional notamment.

La récente réforme de l'apprentissage, qui a réduit de 250 millions d'euros le Financement National de Développement et de Modernisation de l'Apprentissage, créé des inquiétudes. Je crois qu'il serait important de reprendre ce dossier car sans solidarité nationale, il sera difficile de mener des projets d'envergure de ce type pour donner une autre image de l'apprentissage. Les conseils régionaux seuls auront du mal à faire face.

Nous avons besoin de CFA à la pointe sur tout le territoire national, il en va de l'emploi pour les jeunes.

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 17:09

Le gouvernement a présenté aujourd'hui son programme national de réforme. Dans un contexte de reprise de l'activité, la stratégie de politique économique vise à soutenir la croissance et l'emploi et à relancer notre compétitivité. Elle vise à une politique directe de baisse des coûts de production, coûts du travail, mais aussi coûts du financement, avec notamment la mise en œuvre des mesures issues du pacte de responsabilité et de solidarité en vue de soutenir l'emploi et l'investissement. Elle vise aussi à garantir une meilleure concurrence sur les marchés des biens et des services; il s'agit de lutter contre les rentes, qui augmentent les coûts pour les entreprises et les prix pour les ménages.

Le gouvernement entend poursuivre la réduction des déficits structurels, avec une priorité donnée aux économies en dépense (50 milliards d'économies sur la période 2015-2017) pour garantir notre souveraineté nationale et ne pas dépendre des marchés financiers.

La réforme territoriale qui mettra fin au millefeuille, la politique d'innovation et industrielle, les mesures de simplification pour les entreprises, une meilleure gestion des dépenses publiques, vont dans le bon sens et produiront des résultats.

Aujourd'hui, il y a toutefois un malaise chez bon nombre de nos concitoyens. Ils souhaitent des réformes car ils sont bien évidemment conscients des difficultés et des efforts qu'il nous reste à accomplir. Mais ils veulent de la justice et ne comprennent pas les mesures touchant au gel des retraites, à la non revalorisation exceptionnelle des prestations (hors minimas sociaux), au gel du point d'indice dans la fonction publique pour les plus bas salaires, ..

C'est pourquoi, je crois que le pacte de responsabilité et de solidarité, doit s'accompagner d'un pacte pour l'égalité qui garantisse la priorité à la lutte contre les paradis fiscaux, contre la fraude fiscale et sociale, contre l'optimisation fiscale des entreprises dont l'Etat est actionnaire, contre les excès de la finance. Ces ressources permettraient de garantir la protection des plus fragiles, des plus bas salaires, et des petites retraites.

La lutte pour le redressement de notre pays garantira notre souveraineté nationale, le redressement productif nous permettra de gagner la bataille industrielle et de l'emploi. Ces objectifs sont compatibles avec la justice sociale, à la lutte contre les inégalités, à condition que la justice fiscale soit respectée et que chacun contribue à l'effort en fonction de ses capacités, sans chercher à s'en soustraire.

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