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Laurent Grandguillaume,

Député de la Côte d'Or

Conseiller municipal de Dijon

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 17:10

Ces dernières semaines, on m'a posé plusieurs fois la questions de mon éventuelle candidature aux élections départementales de mars 2015 en Côte d'Or. Je ne serai pas candidat à cette élection étant déjà Député et conseiller municipal de Dijon. Je n'ai pas vocation à être candidat à toutes les élections mais au contraire à soutenir celles et ceux qui représenteront le renouvellement dont nous avons besoin. Je me concentre sur les engagements que j'ai pris devant les citoyens et qui me prennent déjà beaucoup de temps compte tenu de la situation économique et sociale de notre pays.

Cette échéance sera importante pour la démocratie locale et aura une forte résonance nationale. On peut s'attendre à une abstention importante qui sera fonction de la capacité de mobilisation de la gauche et des républicains.

Une des conditions pour réussir est le rassemblement de la gauche et des républicains face à la poussée très forte de l'extrême droite dans tous les territoires. On ne pourra pas dire que l'on se savait pas avant. Ce rassemblement doit s'opérer sur la base d'une cohérence programmatique pour réussir la transformation économique, sociale et écologique des territoires. Elle peut être l'occasion de créer de nouvelles dynamiques dans les territoires autour d'une nouvelle gauche qui porte une nouvelle espérance. La gauche émiettée, c'est l'assurance de nouvelles victoires pour les forces néo-conservatrices et néo-réactionnaires.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:53

Emmanuel Macron a présenté aujourd'hui des éléments du futur projet de loi croissance en conseil des ministres. Si le projet de loi de croissance, dont le texte définitif n'est pas encore connu, fait déjà couler beaucoup d'encre au sujets des professions réglementées, il devrait contenir de nombreuses mesures qui pourraient être génératrices de créations d'emplois.

Concernant les professions réglementées, le dialogue a été ouvert et je souhaite que l'on trouve un équilibre en la réforme nécessaire des professions pour une simplification, le maintien d'un haut niveau de qualification, des missions des services publics et de la présence de ces professions sur l'ensemble du territoire.

Une des mesures phares du projet de loi pourrait être l'ouverture à la concurrence dans les transports par autocar. En effet, de nombreuses contraintes pèsent aujourd'hui sur ce secteur. Le journal Les Echos indique que ce mode de transport compte aujourd'hui 100.000 passagers par an en France contre 30 millions au Royaume-Uni. Les opérateurs français d'autocars longue distance ne peuvent aujourd'hui prendre des passagers que dans le cadre du cabotage. Cela ne serait plus le cas demain avec cette loi et pourrait générer 10.000 à 16.000 emplois d'ici à 2020. Cette mesure serait utile dans le cadre de déplacements professionnels mais aussi personnels. Dans tous les pays d'Europe on peut facilement voyager, de villes en villes, par le biais des autocars. Il est temps, qu'en France, nous franchissions enfin ce cap.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 15:36

Face à l'esprit de la rente, l'audace du réformisme de gauche !

Si la crise globale que nous subissons a démontré l'impérieuse nécessité pour la France d'inventer un nouveau modèle, elle a mis en exergue nos fragilités, celles d'une démocratie en panne marquée par la défiance et l'abstention, d'un pays qui a perdu confiance en lui-même, qui doute de ses capacités et qui craint le déclin et la relégation. Dans ce contexte, la victoire de la gauche en mai 2012 a suscité de nombreux espoirs tant la profondeur de la crise a percuté toute la société et la jeunesse en particulier.

La majorité politique que nous représentons agit pour construire le nouveau modèle français sous l'impulsion des réformes menées sans relâche par le Président de la République, le gouvernement, la majorité parlementaire et les collectivités locales mobilisées : rénovation de nos institutions à travers le non cumul des mandats et la transparence, justice fiscale et définition de l'effort en fonction des capacités contributives de chacun, réforme bancaire pour maîtriser la finance, paquet compétitivité pour redonner son rang à notre pays, réindustrialisation autour des filières industrielles d'avenir et relocalisation, refondation de l'école et réforme de l'université, choc de simplification, vivre ensemble à travers les reformes de société, réorientation de l'Europe, ...

Mais ce sont autant de réformes pour lesquelles le chemin est parsemé d'embûches à travers notamment l'opposition d'une droite réactionnaire qui a perdu sa boussole. Les nouveaux réactionnaires préfèrent opposer les français entre eux plutôt que de s'opposer en proposant. Ils pensent que leur reconstruction repose sur l'agitation des peurs et de la haine sans jamais exercer leur devoir d'inventaire sur le dernier quinquennat et ses dérives identitaires. Les conséquences d'une dette abyssale, de services publics cassés, de protections fiscales pour les plus aisés financées par des régressions pour la majorité des citoyens, se font encore lourdement ressentir aujourd'hui. Sur ces conséquences, la droite a choisi de mettre le voile du mensonge triomphant qui passe. Cette droite a sans nul doute réussi à imposer pendant plusieurs années son tempo dans le débat avec sa vision des "3 i" : insécurité, identité et immigration en reliant les uns aux autres à travers des liens de causalité. Elle s'inscrit en cela dans le mimétisme avec le Front National et les thèses du club de l'Horloge.

Si la droite a gagné temporairement la bataille idéologique, il appartient à la gauche de construire un changement durable à travers la poursuite des réformes, les mobilisations et la confrontation idéologique. Pour cela, il faut oser le réformisme avec audace.

Les idées ont force de changement lorsqu'elles s'accompagnent de l'engagement dans l'action collective et des mobilisations. La diffusion des idéaux de justice et la multiplication des mesures ne réalisent pas le progrès pour tous. Nos économies se sont complexifiées comme nos institutions, et une loi votée au Parlement peut mettre de nombreux mois avant de s'appliquer concrètement dans les territoires sans même évoquer les freins, le manque d'évaluation et la lenteur des mécanismes de correction nécessaires. Or, il y a urgence économique, sociale et écologique. Il y a urgence pour une mobilisation collective à tous les niveaux aux côtés de la majorité.

Un des nouveaux défis pour la gauche aujourd'hui est bien de réussir à concilier les aspirations individuelles et l'action collective. Les aspirations individuelles sont freinées par les conservatismes. L'ascenseur social en panne a laissé place au descendeur social. L'esprit de la rente, sous toutes ses formes, bloque la mobilité sociale et la créativité. Les citoyens de la « France périphérique », dont les problématiques sont décrites par Christophe Giully, se sentent abandonnés.

Il faut libérer les énergies, créer, innover, entreprendre, prendre des risques. Aux privilèges et à la rente, il faut opposer le travail, l'effort et le mérite. Comme le souligne Fabienne Brugère, "Chacun veut être reconnu comme un individu, sujet porteur de droits et de qualités, mais personne ne voudrait être livré à lui-même, réduit à une pure "individualité" qui ne serait que solitude, fragilité, impuissance. Tel est le grand paradoxe de la société moderne : si l'individu est partout célébré, l'individualisme est énergiquement décrié." C'est à ce dilemme que la gauche doit répondre. Les Français croient au bonheur privé mais doutent de la perspective d'un bien-être public, c'est la société de la défiance : bonheur privé et malheur public.

La méfiance grandissante à l'égard des institutions pose un défi à l'ensemble des responsables politiques et une partie de la droite a tort de se satisfaire de cette nouvelle tendance qui consiste à défier l'application des lois (mariage pour tous, rythmes scolaires, ...). Un des enjeux pour la gauche est de mettre en avant un individu relativement hors marché pour redéployer des sphères de vie indépendantes de l'économie. C'est une des conditions pour rénover avec une vision égalitaire de la société. Réenchanter l'Etat, imaginer un nouvel Etat social, porter de nouvelles espérances, dépasser la vision à court terme des marchés, c'est redonner du sens à l'engagement collectif, c'est le retour du politique sur l'économie. "Nous ne vivons pas une crise de l'individu, mais une incapacité de la politique à prendre en compte l'individualisation de la société et à soutenir l'individu, qu'il soit intégré ou vulnérable. Soutenir les individus à l'aide de la puissance publique, c'est participer à leur épanouissement, et ne pas se contenter de préconiser leur adaptation aux normes du capitalisme financier. La protection sociale ne se fera pas à l'avenir sans des conditions individualisées qui permettront aux citoyens d'affirmer leurs trajectoires personnelles dans un monde de pluralité des valeurs."

Le thème de la "dé-marchandisation" s'inscrit régulièrement dans les débats. La dé-marchandisation viste à extraire du "tout marché" un certain nombre de domaines et de sphères de la vie quotidienne. On parle de plus en plus du secteur non-marchand, du non-lucratif, de la responsabilité sociale et environnementale (RSE), des coopératives, des systèmes de financement alternatifs, des AMAP, du don, du bénévolat, des achats équitables, de l'économie circulaire (cf débats dans le cadre du projet de loi consommation), ... Et si la dé-marchandisation signifiait tout simplement le retour de l'individu, du citoyen face aux excès de la finance et aux échecs du capitalisme financier. On pourrait prendre pour exemple la résistance à la marchandisation dans les domaines de la culture, de l'art, de la jeunesse, de l'éducation ... Défendre la logique de convention entre le secteur associatif et le secteur public plutôt que la logique de prestation n'est-ce pas aussi défendre les espaces démocratiques et donc la place de l'individu dans la cité. "Partenaires plutôt que prestataires", cela a un sens dans le secteur associatif et le bénévolat. Il ne s'agit pas pour autant de "dé"construire mais de "ré"enchanter.

Nous devons réaliser une société de liberté, de progrès, face aux conservatismes, aux conflits d'intérêts et aux rapports de domination. Défendre la liberté, c'est lutter contre les injustices, contre les oppressions, contre les exploitations. C'est redonner à chacun les capacités de se réaliser. Mais les libertés individuelles ne peuvent progresser que dans l'action collective pour réaliser une société plus juste. La seule critique du capitalisme financier et l'affirmation du progrès social ne suffisent plus. La gauche doit fédérer autour d'un projet émancipateur qui concilie le réel et une utopie réaliste.

Face à la droite de la bérézina, la gauche doit être celle du combat réformiste, de l'action et du débat, une gauche qui assume son réformisme avec courage et audace. La gauche réformiste, qui assume l'exercice du pouvoir, doit inviter au débat de manière permanente pour anticiper les mutations, se ressourcer à chaque instant et réussir ainsi le changement dans la durée à la travers la transformation sociale, économique et écologique.

Face à l'abstention, à la défiance envers le politique, et à la montée des extrêmes, la gauche doit offrir de nouvelles perspectives, une grille de lecture face à la complexité du monde, et de nouveaux marqueurs d'adhésion pour le changement. Il nous faut clarifier les points de convergence sans éluder nos divergences.

A travers le réformisme de gauche, nous devons réinventer de nouvelles dynamiques de progrès et de libertés :

- Entre le travail et l'épargne productive, entre les protections et la compétitivité, entre l'efficacité et la gouvernance économique. Ces enjeux touchent aux relocalisations, à la réindustrialisation, à la gouvernance des entreprises, à la lutte contre la spéculation et la réorientation de l'épargne vers la production, comme à la répartition du capital. C'est aussi l'émergence de nouveaux secteurs dans l'économie sociale et solidaire comme de nouvelles formes coopératives et collaboratives. Elles impliquent un dialogue social au cœur du débat démocratique et la prise en compte des mutations à l'œuvre dans le monde entier. Elles nécessitent de sortir des vieux modèles conservateurs qui portent en eux l'ère de la glaciation. Elles impliquent de libérer les énergies pour développer l'entrepreneuriat et considérer les femmes et les hommes qui créent des entreprises comme les artisans du progrès pour notre pays.

- Entre la création de richesses et le partage. Les économies occidentales n'ont jamais été aussi riches et pourtant il n'y a jamais eu autant de précarité et de pauvreté. Une société de liberté ne peut se construire réellement dans l'oppression économique et sociale d'une partie de la population. Ces enjeux touchent à la question de la fiscalité redistributive, à la répartition mais aussi à l'éducation car le savoir est devenu un facteur de production mais aussi de domination lorsqu'il est source d'inégalités. Permettre à chacun de se réaliser c'est d'abord garantir les conditions d'existence : un emploi, un logement et un savoir.

- Entre la solidarité nationale et la responsabilité individuelle. S'il y a bien un héritage qui doit faire la fierté de la France c'est celui du programme du conseil national de la résistance. Notre modèle social qui est envié par beaucoup de citoyens dans le monde appelle des reformes pour en assurer sa pérennité mais aussi la responsabilité individuelle car chacun a un rôle à jouer dans sa préservation et son évolution. Ce raisonnement peut s'appliquer aussi à la question de la sécurité qui n'est pas que physique mais aussi aussi sociale, et environnementale. La santé, les retraites, la famille sont autant de sujets qui concernent chacun d'entre nous et que pour lesquels des réformes progressistes seront menées.

- Entre le progrès et l'écologie. Il faut sortir des oppositions stériles sur ces deux enjeux. Il n'y aura de progrès sans prise en compte de la lutte contre le dérèglement climatique, pour la biodiversité et la protection des ressources essentielles à l'humanité. Mais il n'y aura de transition écologique que par la recherche, l'innovation et la créativité. Les gisements d'emploi dans ces domaines sont exponentiels et la France s'y engage pleinement. Bien évidemment, la course américaine au gaz de schiste ou les reculs réguliers sur les engagements pris par les nations ne donnent pas des signes encourageants en la matière et transmet aux générations futures le poids des non-choix de ce début de XXIeme siècle.

- Entre la nation, l'Europe et internationalisme. Comme le rappelle Sophie Heine, chercheur à Queen Mary, University Of London, dans son dernier ouvrage, "Il ne suffit pas de se mobiliser contre les injustices ni même de dessiner un projet alternatif, il faut aussi penser et participer à la mise en place d'institutions et de politiques capables de rendre la liberté réelle". Il faut donc réhabiliter le principe de souveraineté au niveau national, comme au niveau européen, sans laquelle il n'y a que de l'impuissance politique. La souveraineté a été largement réduite par les excès de la finance, par la course à la rente pour la rente qui est financière, culturelle ou foncière. Il ne s'agit pas de revenir à une souveraineté identitaire ou morale mais au contraire à une souveraineté fonctionnelle, dans ses dimensions politiques et économiques, ferment de la liberté, qui soit en capacité d'agir dans le réel au niveau le plus approprié pour réussir la transformation sociale. C'est tout simplement redonner aux citoyens la capacité d'agir sur les décisions collectives, remettre l'économie au service de l'humain, redonner la capacité aux territoires d'agir au plus près des citoyens. L'Europe est aujourd'hui également trop faible : une commission toute-puissante, un parlement et une zone euro faibles. La frilosité de nos partenaires quant à la mise en œuvre d'un véritable plan de croissance pour l'Europe en est le signe le plus marquant. Nous devons pourtant avoir pour ambition d'en faire la premièr puissance économique et politique du monde et de lui donner les moyens de la réaliser. Nous devons développer des coopérations alternatives en son sein. Face à un marché mondial globalisé nous avons également besoin d'une démocratie mondiale, du retour de l'internationalisme, des outils pour réguler la finance, lutter contre les pollutions, réduire les inégalités par la solidarité internationale.

- Entre la République laïque et le vivre ensemble. Pendant le dernier quinquennat le vivre ensemble a été largement mis à mal par une dérive identitaire, d'exclusion et de stigmatisation. La laïcité est le socle du vivre ensemble et n'appelle pas d'adjectif pour se définir. Elle est simplement notre héritage commun, le ciment de la société, et le pacte social français. Mais d'autres combats sont essentiels pour renforcer le vivre ensemble : l'égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre le racisme et toutes les discriminations, la société inclusive pour le handicap.

Pour répondre à ces questions, il appartient à la gauche en général, et aux socialistes en particulier, d'être les fers de lance du débat, d'associer les forces sociales et économiques, le mouvement associatif comme le mouvement syndical, mais aussi les intellectuels.

La responsabilité de la gauche en cette période est immense, elle a le devoir de réussir par le courage et l'audace. Elle a le devoir de sortir la France des ornières de l'esprit de la rente.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:24

La premier réunion du cercle de réflexion "République, Progrès et Solidarités" a eu lieu mardi 7 octobre au café "Le Progrès" à Paris. Ce club rassemble d'ores et déjà des personnes venues de différents horizons : entreprises, administrations, associations, politiques, ... Je le co-préside avec Frédérique Espagnac, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques. Le Ministre Thierry Mandon nous a apporté également son soutien.

Un point a tout d'abord été fait sur l'objectif du cercle de réflexion : sortir des carcans habituels pour proposer des idées novatrices, concrètes qui touchent directement la vie quotidienne des Françaises et des Français. Il doit rassembler largement tous ceux qui veulent apporter leur contribution. L'objectif sera aussi d'animer le débat dans les territoires à travers des comités départementaux.

Des notes seront diffusées pour que nos idées puissent s'inscrire dans le débat national. L’idée fondatrice du groupe est d’effectuer des propositions de réformes directement opérationnelles et qui aient un impact direct sur la vie des Françaises et des Français.

Deux premiers angles principaux seront traités : entreprises et services publics.

Sur l'entreprise, peuvent être traités concomitamment les problématiques des TPE-PME-ETI, l'ESS, les conditions de travail et la qualité de vie des salarié (poids financier des transports dans le budget familial par exemple), la question de la défiscalisation des heures supplémentaires (mettre en place un dispositif mais plafonné), le chômage dans les quartiers populaires et dans les territoires périphériques, l'enseignement supérieur / entreprise, apprentissage - alternance, difficulté d'accès aux stages, méconnaissance par les institutions du fonctionnement des entreprises.

Sur le service public, axer sur l'accès des citoyens sur tout le territoire. C'est aussi une question cruciale tant le sentiment d'abandon est grand dans de nombreux territoires. L'exemple est donné sur les inégalités scolaires et les taux de réussite au bac selon les établissements.

La question du fonctionnement de nos institutions et de la démocratie a été abordée : le vote obligatoire ? Le statut des élus et leur renouvellement, la faiblesse des corps intermédiaires, ...

Ainsi que la question de l'influence française en Europe et dans le monde.

Le prochain rendez-vous est déjà fixé.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:11

Dans le cadre du débat sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2015, je vais défendre aujourd'hui, en commission des finances de l'Assemblée nationale, plusieurs amendements qui concernent les Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI).

En effet, le PLF prévoit une baisse de ressources des CCI pour un moment de 713 millions d'euros en 2015 (dont 500 millions sur le fonds de roulement) dans le cadre du plan national d'économies. Le projet prévoir de diminuer la baisse de la taxe affectée aux CCI de 37% d'ici 2017.

Quel pourrait être l'impact de cette décision ?

- difficultés sur l'apprentissage du fait de la fermeture de places en CFA.
- menace sur la pérennité de la gestion de certains aéroports, ports de pêche, ports de commerce, parcs d'exposition et palais des congrès, zones d'activité, qui participent à l'attractivité des territoires.
- baisse des formations aux demandeurs d'emploi, des contrats de professionnalisation, des reconversions professionnelles dans les bassins d'emploi en difficulté.
- 7000 postes menacés dans les CCI sur un total de 26000 collaborateurs.

On peut prendre l'exemple du projet de "Campus apprentissage" en région PACA. C'est un investissement de 84 millions d'euros dans le cadre du programme des investissements d'avenir. Il concernera 1800 apprentis. Les fonds de réserve étaient destinés à financer ce projet avec un prélèvement de 15 millions d'euros. Ce projet peut être mis en difficulté dans le cadre des économies demandées.

À travers mes amendements, il ne s'agit pas d'exonérer les CCI de l'effort budgétaire national. Il s'agit pour moi de défendre un rythme de baisse de dépenses qui soit compatible avec les investissements locaux sur le plan économique. Pour mener à bien des réformes structurelles et durables, il faut laisser du temps au temps.

Il est indispensable de préserver les outils des CCI en matière d'accompagnement des entreprises er de formation (en particulier l'apprentissage) mais aussi leur capacité à investir dans des équipements structurants (ports, aéroports, ponts, pépinières d'entreprises, ...). J'espère que cette position pourra être entendue.

Actualisation : le 09/10/2014 : mes amendements ont été rejetés en commission des finances, rendez-vous désormais dans l'hémicycle pour les défendre à nouveau

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 14:46

Après plusieurs semaines de travail pour une rentrée agitée, je reprends un peu de temps pour vous écrire sur mon blog.


Face à une situation tendue sur le plan économique et social, il faut continuer d'agir en changeant l'ordre des choses, en réformant, en préparant l'avenir. Notre pays a de grands atouts, de nombreux talents dans tous les territoires, il nous appartient de les mobiliser, de rassembler pour sortir des ornières de la crise et anticiper les mutations à l'oeuvre. Oui, il y a des efforts à faire et à tous les niveaux. Il suffit d'expliquer les enjeux, comment on veut y répondre et les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Chacun sait que pour sortir de cette crise profonde, c'est l'heure des choix ! Notre responsabilité est immense car elle s'adresse aussi aux générations qui viennent.

Je continue pour ma part mon travail sur la simplification des entreprises avec la préparation de 50 nouvelles mesures qui seront annoncées fin octobre. Je prépare aussi la proposition de loi sur le chômage de longue durée dans le cadre des discussions que j'avais eues avec ATD Quart Monde. Je poursuis les déplacements dans les départements pour animer des débats sur les enjeux qui touchent aux entreprises et à l'emploi. Je lancerai enfin le 7 octobre le cercle national de réflexion "République, Progrès et Solidarités" car il est grand temps de bousculer les idées.


Après mon stage d'une semaine à Nature et Découvertes cet été dans le cadre de l'initiative de l'association "Entreprises et Progrès" avec "Vis ma vie de PDG", j'ai convenu avec un entrepreneur d'inverser les rôles pour qu'iĺ puisse suivre mon travail toute une semaine. Rendez-vous sera pris ! Il faut rapprocher le monde politique et le monde du travail, élus, salariés et entrepreneurs. Nous devons tous ensemble relever les défis de notre pays. Le temps n'est pas à la discorde et aux inventaires mais à l'action et à l'invention. C'est le temps de prendre des risques, d'expérimenter, de tester et d'innover face à la glaciation et à l'esprit de la rente.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:45

A l'invitation de l'association "Entreprises et Progrès", j'effectuerai un stage d'une semaine après la session parlementaire du 28 juillet au 1er août dans le groupe "Nature & Découvertes".

J'ai trouvé cette démarche innovante et permettant la rencontre entre un parlementaire et l'entreprise sur un temps suffisamment long pour échanger sur tous les sujets.

En effet, j'effectue très régulièrement des visites d'entreprises (en Côte d'Or et dans le cadre de mon tour de France des TPE, PME et ETI) et ai moi-même travaillé en banque notamment. Ce stage me permettra, à n'en point douter, de découvrir de nouvelles problématiques en tant que parlementaire mais aussi en tant que Co-président du conseil de simplification pour les entreprises.

Voici le programme de stage :

- Lundi 28 juillet : accueil et présentation de l'entreprise par le directeur général,

- Mardi 29 juillet : échanges avec le secrétaire général (questions juridiques), et avec la directrice qualité produits (fonctionnement, normes, procédures).

- Mercredi 30 juillet : échanges avec le comité Allemagne (croissance à l'international), avec le directeur des ressources humaines et des représentants des organisations syndicales.

- Jeudi 31 juillet : échanges avec le directeur financier et les équipes informatiques.

- Vendredi 1er août : magasins de Dijon (centre ville et Toison d'Or).

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:05

Après avoir animé le 19 juin dernier une conférence sur la question de la simplification pour les entreprises (http://www.simplifier-entreprise.fr/) à Alençon, dans l'Orne, à l'invitation de Monsieur le Préfet, je me suis rendu hier à Saint-Etienne pour visiter deux entreprises de taille intermédiaire (ETI : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/entreprise-taille-intermedi.htm).

Je me suis d'abord rendu à l'entreprise Cheynet, dans le secteur du textile (http://www.cheynet.fr/fr/cheynet-ruban-elastique-groupe.html). L'entreprise Cheynet s'est beaucoup développé à l'export mais aussi en direction du secteur des commerces en France. Cette entreprise innovante est toutefois confrontée à la concurrence internationale sur la question du coût du travail. Ce fut l'occasion d'échanger avec les salariés et avec Monsieur Grégoire Giraud, PDG du groupe.

Je me suis ensuite rendu à l'entreprise Thuasne (http://www.thuasne.fr/) qui existe depuis 1847, également dans le secteur textile et médical. Mes collègues Régis Juanico et Jean-Louis Gagniaire, tous deux députés de la Loire, ont pu m'accueillir pour l'occasion. Cette entreprise performante est l'une des leaders dans son domaine. J'ai été reçu par Madame Elisabeth Ducottet qui dirige le groupe. et qui m'a notamment présenté les activités de production, le centre logistique, les activités de recherche et de formation, mais aussi des produits très importants comme les vêtements compressifs sur mesure pour grand brûlés. L'essentiel des bénéfices du groupe sont réinvestis chaque année dans l'entreprise.

Ce que je retire de cette nouvelle visite :

- Nous ne valorisons pas suffisamment les ETI dans notre pays, alors qu'elles ont créé depuis 2009 plus d'emplois que ce que les grands groupes ont détruit.

- Nous devons beaucoup plus axer les dispositifs d'exonération en direction des activités industrielles exportatrices. C'est dans ce domaine que la concurrence nous percute le plus et c'est dans ce domaine qu'il y a de grands gisements d'emplois.

- Les ETI sont des entreprises durables et non délocalisables. Leur développement repose sur une dynamique forte des PME et PMI qui ne peut se réaliser que par un écosystème entrepreneurial favorable.

Mon tour de France des TPE, PME et ETI : la suite

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:04

J'animerai un atelier à l'Université d'été de la Rochelle sur les nouvelles formes d'emploi. Tous les renseignements à l'adresse suivante :http://www.parti-socialiste.fr/evenement/2014-08-29-travailler-autrement-les-nouvelles-formes-demploi

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 21:42

 

Les résultats des élections européennes en France, et le score médiocre des partis de gouvernement, constituent un séisme politique sans précédent pour notre pays.

 

C'est le signe d'une crise de confiance profonde dans une Europe qui a fait du chacun pour soi, de la concurrence exacerbée entre les citoyens, et des cures d'austérité, les marqueurs de l'échec. Nous avons besoin d'Europe mais d'une autre Europe qui soit plus juste, qui remette l'humain au cœur des choix et qui engage de grands projets fédérateurs pour préparer l'avenir. Nous avons besoin d'une Europe des États-nations qui fasse de l'emploi, de la jeunesse et de la transition écologique ses priorités. Nous avons besoin d'une Europe qui protège.

 

Cette situation appelle une réaction forte et durable de tous les républicains, de tous les démocrates et de tous les humanistes car il y a urgence pour notre pays. Cela doit interroger tous les responsables politiques, à tous les niveaux. Il y a urgence à agir et à réagir.

 

Cette situation appelle aussi une réaction de la gauche, qui s'est fracassée dans le tumulte des divisions, obtenant dans son ensemble un score désastreux et historiquement bas. Il n'y a pas de victoire à gauche sans rassemblement et sans une ligne claire qui donne du sens à l'action collective. Le parti socialiste doit tirer les leçons des deux derniers scrutins et engager une rénovation profonde sur le plan des idées pour faire société. Ce n'est pas un colmatage des brèches qu'il faut opérer mais bien une refondation des gauches sans laquelle il n'y a pas de transformations durables possibles.

 

Après des élections municipales et européennes catastrophiques, il appartient au nouveau Gouvernement de faire de la justice, de la lutte contre les inégalités et du redressement de notre pays, ses marqueurs et produire des résultats durables pour retrouver la confiance des citoyens. La majorité sociale de notre pays s'est éloignée de la majorité politique actuelle, les leçons doivent en être tirées dans l'action et le sens qui est donné.

 

Ce qui fait la grandeur de la France, ce sont ses atouts. Ils sont nombreux mais ne peuvent constituer une force de transformation sociale, économique et écologique, qu'à la condition du rassemblement le plus large possible des citoyens français.

 

Laurent Grandguillaume

Député de la Côte d'Or

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